‹ Nos originesChapitre 116 sur 188 · Lindenschmit, Allertlniin., vol. III, f:isc. ."i, pi. t · texte numérisé non relu

Lindenschmit, Allertlniin., vol. III, f:isc. ."i, pi. t

6. Morel, Album arrhi-ologique de la Champaçpie, [t.. 9. ". Voir plus li.'uil, p. 271.

prêtes à plier bagafçe pour courir à une expédition nouvelle '. Les seuls objets de luxe qu'elles connussent étaient leurs armes. Des vases comme ceux que nous venons de citer ne peuvent être, chez ces peuplades, que le fruit de leurs rapines. Celte liypoliièse semble parfaitement justifiée par la découverte du vase hiératique recueilli dans le tumulus de Graeckwvl, près de Berne. Ce vase appartient à un culte qui n'existait point en (iaule. Nous nous sommes demandé d'où il pouvait venir : le résultat de nos recherches nous a porté à conclure qu'il provenait de Clusium ou de Pérouse. La date à laquelle on est conduit à le faire remonter, en s'appuyant sur des données archéologiques d'une grande valeur, rend cette conjecture très vraisemblable, puisque cette date est justement celle des grandes expéditions gauloises en Italie. Nous croyons qu'il faut attribuer à des causes analogues la présence des vases de Rodenbach, Somme- Bionne, Weisskirchen, etc., dans les tombes d'où ces vases ont été retirés. L'abondance de certains objets d'art italien en France au xvi" siècle a été la conséquence de nos expéditions d'Italie. Ce qui s'est passé en Gaule vers l'an 400 avant notre ère est un fait analogue. Mais il ne faudrait pas en conclure, comme le veut l'habile directeur du musée de Mayence, M. le D"' Liudenschmit, que tous les bronzes anté-romains de Gaule, d'Allemagne, de Suède et de Danemark sont de cette même provenance étrusque ou italienne. De ce que trois ou quatre vases peints étrusques ont été déposés dans des tombes gauloises, en résulte-t-il que les cinq ou six cents vases de terre, produit des fouilles des cimetières gaulois du département de la Marne, soient également étrusques? M. le D' Lindenschmit n'oserait pas le prétendre. Pourquoi vouloir que toute la vaisselle de métal et même les armes des pays transalpins aient été fabriqués en Italie? Les vases analogues aux vases de Gra'ckwyl et de Weisskirchen forment une catégorie à part; il faut y voir un souvenir des conquêtes de nos pères et ne pas en tirer d'autres conséquences. Ces vases apparaissent à une certaine date, disparaissent à une autre, en parfait accord avec ce que l'histoire nous apprend des prises d'armes des Gaulois ou Galates, en deçà ou au delà des Alpes. L'accumulation de ces vases dans la vallée de la Sarre, où le D' Lindoschmit eu compte déjà une vingtaine, rend probable que là était l'établissement central d'une des bandes gauloises les plus riches et les plus hardies. Peut-être quelques-uns de ces chefs de bandes ou de mercenaires avaient-ils fini par s'y établir d'une manière fixe, et conservé certaines relations avec les I)ays transalpins. César, 50 ans avant J.-C. (B. G., l, 31) nous dit que ces contrées riveraines du Rhin étaient les plus riches de la Gaule. Une part parmi ces objets peut donc être faite aux importations commerciales ; mais il ne faut pas l'exagérer ni surtout étendre ces rapports de commerce en dehors des limiles de temps et d'espace où nous les constatons. L'explication restreinte que nous proposons de la présence de ces nnliquilés en Gaule nous parait, d'ailleurs, d'un intérêt bien plus vif et plus iialiotial c)ui' les données vagues d'un loniinerce général el tradi-

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