DÉCOUVERTS AU DELA DES ALPES
PREAMBULE
Si Pon peut contester le caractère étrusque d'une grande partie des bronzes découverts au delà des Alpes', dans les monuments sépulcraux ayant succédé aux dolmens et allées couvertes de l'âge de la pierre^, le doute, au contraire, n'est pas permis en ce qui concerne toute une série de vases de bronze et quatre ou cinq vases peints signalés depuis quelques années à l'attention des archéologues. Ces vases sont incontestablement de travail italique. Nous pouvons citer, particulièrement, le beau vase du tumulus de Weisskirchen (Birkenfeld)^, du style étrusque le plus pur, le vase de Grœckwyl', '(vases en bronze) et les vases peints, (vases en terre) de Rodenbach (Bavière rhénane)^ et de Somme-Bionne (France, département de la Marne)". Mais il faut bien remarquer que ces vases proviennent tous de monuments d'un ordre spécial et ne dépassent pas une aire géographique limitée. On les rencontre en Suisse, en France et dans l'Allemagne du Sud. On n'en a signalé, jusqu'ici, ni en Angleterre, ni en Irlande, ni en Danemark, ni en Suède. Ces vases sont toujours associés à des épées ou à des fibules de fer. Ils portent d'ailleurs leur date en euxmêmes. Les plus anciens ne peuvent pas remonter au delà du v" siècle avant notre ère. Les plus récents sont de 250 à 150 ans av. J.-C.
Comment expliquer la présence de ces vases en Gaule, uu milieu d'une civilisation en complet désaccord avec des objets d'art de cet ordre? La Gaule et surtout la Gaule orientale était alors dominée par des tribus guerrières, des tribus galatiques, dont l'industrie était à peu près nulle. Nous avons vu avec quelle inhabileté avait été réparée la cuiller ou simpulum du Monceau-Laurent'. Nous savons par Polybe que ces tribus n'avaient pour ainsi dire pas di; demeures fixes et se tenaient toujours
^. Relativement à l'Italie. c/est-à-dii'C dans les pays transalpins.
2. Voir notre article : Le Bronze dans les pays h-ansa/pi7is.