‹ Nos originesChapitre 15 sur 188 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

les régions orientales du pays, les rives du Rhin, les plaines de la Champagne, les plateaux où la Seine prend sa source, les vallées des Alpes. Chaque membre de ces grandes associations militaires a dans la tombe, près de lui, comme plus tard le Franc, son épée, son couteau, sa lance, son javelot, souvent son bouclier. Les chefs se font ensevelir sur leur char de guerre', ornés parfois de bijoux d'or et entourés d'un mobilier funéraire rappelant leurs hauts faits, leurs victoires lointaines = ; quelques-uns portent le torques.

Dans ces cimetières, point de mélanges : chez tous, le costume, plus ou moins riche, est le même ; les armes ont la même forme, la vaisselle mortuaire le même caractère. Ces objets, classés par séries au musée de Saint-Germain, se distinguent à peine les uns des autres; tous semblent sortis de la même fabrique , façonnés par les mêmes mains, inspirés par la même pensée.

Quand au miheu de cette uniformité se détache un vase, un bijou de caractère nettement tranché, ce bijou, ce vase se fait reconnaître immédiatement pour un étranger; c'est un vase, un bijou grec, italien ou étrusque, rapporté en Gaule des bords de la mer Noire ou des rives du Pô^ Nous sommes manifestement en présence de clans fermés à tout ce qui n'est pas de leur sang, de leur religion, de leurs traditions. Sur cinq ou six mille tombes déjà remuées dans le département de la Marne , une seule incinération a été signalée : l'urne cinéraire indique une date très voisine de la conquête romaine*. Une tombe contient une épée de bronze; cette tombe porte tous les caractères d'une tombe

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