RAPPORT
SUR LES IjUESIlU.Nri DISCUTÉES
PUEAMBULE
Ce rapport a élé présenté à l'Académie des inscriptions cl Ijelles lettres, par M. Adrien de Lonypérier, dans la séance du 20 août 1S75. Le Juurnal officiel du 24 aoiit rendait compte de cette présentation dans les termes suivants, qui reproduisent les paroles mêmes de M. de Longpérier :
« M. Alexandre Bertrand était délégué du ministère dans le Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistoriques: il devait se discuter là un certain nombre de questions qui pourraient être considérées comme étrangères aux éludes de notre Académie. Mais, je me hàle de vous le faire remarquer, le rapport que j'ai l'honneur de mettre sous vos yeux est rédigé par un érudit, par un ancien membre de l'École d'Athènes, et porte l'empreinte d'une saine critique. M. A. Bertrand nous apprend, d'ailleurs, que, conformément à des prévisions auxquelles vous aveu donné votre sanction, le roman préhistorique tend à se restreindre. On commence à voir que les civilisations et les industries, l'emploi des métaux, ont présenté dans la haute antiquité les variétés les plus caractérisées. On reconnaît que le renne se retire devant la marche progressive du bétail domestique, ce (|ui n'implique aucun jihénomène climaléri(iue. Un anthropologistc éminent, M. Virchow, déclare que la cràniologie est encore trop peu avancée pour fournir des données précises ; il n'est donc pas étonnant, dit-il, que les résultats fondés sur la cràniologie ne soient pas confirmés. L'usage du fer, en Suède, semble coïncider avec le commencement de rKnii)iie à Rome. Mais dans l'ilc di; Bornholm, au sud-est de la Suède, M. Vedcl a observé plus d'un millier de sépultures où les armes de fer abondent cl dont aucune ne porte la moindre trace de l'intluence romaine. Enfin ces particularités ne concernent en aucune façon la Gaule, où, dit M. A. Bertrand, les études actuelles n'autorisent pas à déclarer qu'il y ail eu un âge de bronze, comme en Danemark et en
LAUCaÉOLOGlE PRÉIllSTOHKjUE AL COXGKÈS DE STOCKHOLM ^J 1
SiiOde. Il l'iiiU s'absleiiir du syslèines généraux el assigner à chaque coa- Irée son régime particulier. La science el la saine érudition ont donc sinf-'ulièrement à gagner à des observations comme celles i|ue M. Alexandre Uerlrand résume avec laiil de soin. »