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OUVRAGES ÉCRITS EN LATLN

Olaus Magiuis. Ilisloria de gentibus septentrionalibus. Honia;, 1555. Olaus Wormius. Dimicorum monumcntorum Ubri Vl. llafniîu. 1648'

Nous savons bien que les renseignements puisés à ces sources diverses sont loin de constituer tout ce qu'il est possible de savoir sur la (juestion (juc nous étudions ; mais le temps et la facilité de nous procurer d'autres ouvrages nous ont à la fois manqué. Nous demandons donc que l'on considère ce chapitre comme une esquisse. Toile qu'elle est, cette esquisse suffira, nous l'espérons, à montrer qu'on peut, dans cette voie, arriver à des résultats intéressants qui, loin de les contredire, confirment bien plutôt les résultais obtenus dans les chapitres précédents.

Nous suivrons dans ce relevé l'ordre géographique. Partant du nord-est de la Gaule, nous parcourrons successivement la Belgique, la Hollande, l'Allemagne septentrionale, pour revenir à l'ouest par la Suède, le Danemark et les lies britanniques, passer de là en Espagne et en Portugal, et nous rabattre sur l'Afrique, où nous perdons à peu près complètement toute trace de dolmens". Nous les retrouvons dans le Caucase, en Palestine et dans l'Inde.

1. Nous iivons cru (|ii'il n'rliiit pas inullle de ri'iiroduire crUc nomoiu'latiirn indiquant l'rtat de la science en 1861. S'il l'allait y ajouler toutes les i)iil)Iiealions mises au jour depuis cette ('•[loque sin- le sujet qui nous occuiie, nous serions obligé non seulement de doubler, mais de décupler notre liste. On peut, d'après cela, se faire une idée du mouvenwnt <|ui, dejuiis ijuiuze ans, s'est luoduit dans iîet ordre de recherches. — Février ISlfi.

2. Voir la carte donnant la distribution de ces nionuinenls eu Kuiuin .

Belgique. — Un seul dolmen a été signalé en Belgique. Il est à pou près certain qu'il n'en existe pas, en effet, dans ces plaines où la pierre est rare et n'est pas d'ailleurs de nature à se prêter facilement k la construction de pareils monuments. M. Schayes et M. Piot, son continuateur, MM. Del Marmol et Roulez sont d'accord sur ce point. La seule exception connue est le dolmen détruit de Jambes, près Namur.

On est porté à croire que l'absence de ces monuments en Belgique lient surtout à la constitution géologique du sol ; car la Belgique est un des pays où l'on trouve le plus grand nombre d'instruments de pierre et de silex du genre de ceux qui ont été recueillis en France sous les dolmens'.

Hollande. — Dans la province d'Over-Yssel, cinquantequatre dolmens ou allées couvertes. — Les allées couvertes dominent. (Kefurslein, I, p. lo2.)

Royaume de Hanovre et duché de Brunswick. — Beaucoup de dolmens existent dans le duché d'Oldenbourg et sur le territoire de Brème. (Keferstein, î, p. 126 et 127.) Koferstein en cite particulièrement : trois près Glanen, un dans la Spa'schen- Heide, cinq derrière l'Aumiihle, un considérable, l'un des plus grands de l'Allemagne, dit-il, près Engelmanns-Beeke. Acùté existe un autre dolmen et contre celui-ci et le précédent trois allées couvertes ; deux dolmens près de Kleiu-Kneten ; deux allées couvertes près Rùdebuscli ; six sur la frontière méridionale du ducbé dans le Kirclispiel-Damm. Il ajoute (p. 132) que deux cents Hiinenbetten sont conservés dans le Hanovre, où un grand nombre cependant ont été détruits.

Dans le Limbouig, on en compte cent vingt-sepl, dont vingt-trois dans le seul district d'Oldenstadt. Dans le district de Stade sont signalés quarante-six mnnuments, beaucoup d'autres ont été détruits (Keferstein, p. 140, 141) ; et six dans le district de Hanovre.

Dans le district d'OsnabrùcU, il en reste encore cent ; beaucoup ont été également détruits récemment. (Keferstein, p. 143.)

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