‹ Nos originesChapitre 46 sur 188 · Voir Ir tioisii'iiic volume ilr Soliaji · texte numérisé non relu

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Un seul dolmen a été signalé dans le duché do Brunswick, près de Ilelmsladt, aux sources de l'Aller.

Meklemboitrg-Schwerin et Strelitz. — Dans le Mecklembourg, il y a un nombre considérable de dolmens et d'allées couvertes. (Kefcrstein, p. 94.) On ne les a pas comptés ; on sait seulement qu'il en existe à Boitin, près de Waren, à Basse, près de Dessen, à Genzkow et Rufhenheck (page 94) ; beaucoup surtout entre Sternberg-, Biitzow et Waren. On en trouve encore près de Wisniar, à Klein-Gornow, Liibz, Rosenberg, Gischow, Sclilemniin, Benzin-Sparow, Klein-Brulz, Dabel, Sternberg, etc. (KefiTstein, page 90.)

Maddebotirij . — Dans le nord de la province de Magdebourg, dans les cercles de Salzwedel, Osterburg, Stendal, dolmens nombreux (Keferstcin, p. 99), savoir : vingt-sept dans le cercle de Stendal, dix-sept dans le cerle d'Osterburg et cent quinze dans celui de Salzwedel (p. 101-103).

Dans le cercle de Jérichow ont été signalés : trois allées couvertes près de Dannikow, une près de Klein-Lips, une près de Goehren, plusieurs près de Ilohenziatz, entre Mœckorn et Ziesar (p. 107).

Dans le cercle dr Wolmirstaedt, plusieurs monuments de ce genre ont été signalés, particulièrement au nord, sur les limites de l'Allmark.

Ges monuments diminuent un peu ou ont été détruits plus complètement dans les provinces de Potsdam, dans la mark de Prif'gnitz el dans l'L'cki'rmark. Cependant on en trouve près de Angermiinde, ^lurnw, Schapow, Beerden, et ils redeviennent plus nombreux près de Wilmersdorf, Gerswalde et Seehaussen (page HO).

Royaume de Saxe. — On signale quelques dolmens près de Zwickau, Weigsdorf, JVeudœrfel, Masedorf, et d'autres qui ont été détruits près de WilsdrufT et Klappendorf. On peut cepcudanl dire que ces monuments sont plutôt rares que iKimiireux dans le royaume de Saxe (p. 116).

Prusse occidentale. — Ils reparaissent dans la Prusse occidentale. Les cercles de Dantzick d de Marii'ii'.vmlcr (ii. "2),

ceux de Coeslin surtout et de Stettin, ol jusqu'à 'celui de Francfort, en conliennenl en noml)re très respectable (p. 73, 76). On no paraît pas les avoir comptés, mais nous trouvons signalés d'une manière spéciale : vingt petites allées couvertes ou cercles de pierres près de Malsclidorf, un g-rand nombre entre Schwcdt et Ciistrin, un plus grand nombre encore dans le cercle de Stralsund cl dans les îles de Riigen et d'Usedom (p. 77 et 80).

Au-dessus de Kœnigsberg, nous ne possédons plus de renseignements, et nous ne pouvons pas suivre ces monuments plus loin vers l'Est. Nous sommes donc obligés de nous rabattre à l'ouest, sur le Danemark et la Suède. M. Worsaae nous servira de guide dans ces contrées qu'il connaît si bien. Après avoir confirmé les renseignements donnés par Keferstein et reconnu avec lui qu'il existe de nombreux dolmens et allées couvertes le long des côtes de la Baltique, en Hollande, en Hanovre, dans le Mecklembnurg et dans la Poméranie, il ajoute que ces monuments, fréquents au sud de la Suède, sont très rares en Norvège. Ils abondent, au contraire, dans le IIolstein, le Schleswig, sur les côtes septentrionales et occidentales de Seeland, sur les côtes de Fiiliuen, dans le Jutland, au Liimfiord et particulièrement dans le domaine de Tbisled et sur les côtes orientales de cette presqu'île. Ils sont rares sur les côtes occidentales du Danemark et encore plus dans l'intérieur des terres.

Les points de l'île de Seeland oîi ces monuments sont le mieux conservés sont : Smidstrup, dans le domaine de Frederiksborg', Jagerspriis, Oppesundbye, Uldeire et Oebm, dans le voisinage de Rœskilde, enfin à Moèn et dans le.Tuthmdprès Ullerup, paroisse de Mellborg. (Worsaae, p. 78. 8i, î)0, 91.)

Ces dolmens sont absolument semblal)les à ceux du Brandebourg, du Mecklembourg- et du Hanovre. CSVorsaae, ouv. cité, p. 105.)

Ils se retrouvent, en Scandinavie, dans le sud-est de la Suède, particulièrement dans le vieux pays danois de Skaane, dans le llalland, le Golblaud occidental et le pays de Bahus.

LES MONUMENTS DITS r.ELTTOUES 1 3S

f'esl-à-dire tout 1o long- des côtes occidonlales de la Suède. On n'en signale ni ii l'est, ni au nord, ni dans aucune partie dn la Norvège'. Les barrows, cairns et cercles de pierres de ces pays ont un caractère tout à fait différent (p. 107). — On trouve bien dans ces contrées des menhirs et des pierres branlantes, mais M. Worsaae regarde les pierres branlantes comme des accidents naturels, et les menhirs ne sont à ses yeux que des mémorial sto?ies, pierri's de souvenirs, qui n'ont qu'un rapport éloigné avec les dolmens^.

>{ous ne savons malheureusement pas quel est le nombre des pierres ileboul et des alignements (car il y en a) que possèdent la Suède et la Norvège. Nous ignorons également les positions diverses qu'ils occupent dans ces pays. Il serait pourtant important de le savoir, car, s'il n'y a dans ces contrées ni dolmens, ni allées couvertes, si l'on n'y trouve que destumulus de l'âge du fer (Worsaae, p. 112), nous y puiserions très probablement la preuve, ou que les niruhirs et les alignements sont d'un âge très différent de celui des dolmens, ou qu'ils étaient élevés dans de tout autres conditions et pour un tout autre but que ces derniers monuments, puisqu'ils se trouvent en grand nombre sur des points isolés et, ce semble, sans relation avec aucun monument funéraire =.

Continuons à marcher dans la direction du nord-ouest, en prenant pour guide les écrivains anglais et particulièrement Akerman, qui les résume tous ; nous constaterons d'abord quelques monuments dans les Orcades elles Hébrides, et même jusqu'en Islande. (Cambry, p. 94, 97 et 12G.) Mais ces monuments, très mal observés, ne paraissent être que des menhirs et des cercles de piei'res. — (lambry en cite un de cent dix mètres de diamètre. Nous ne retrouvons véritaltirnicnl les dolmens qu'en descendant au sud-ouest le long des rôles d'Ecosse,

1. Voir ]ioiir j)liii do i-onseif;noiiii'nls nolri' rnpiiort sur le Oongrî's de Slorkholiii.

2. M. OsiMi- Montflii]-; .iltr ilpiii' nue parlie de res /n'cïve.v /eiu'es à l'Au'e de fer suCidois (2IK) il 7110 ans aji. .I.-C).

3. Les travaux de M. Osrar Montélius oui eoufinué ces euiijeclures. Vuir Lu Suède pri'hixtwKjue, 1874.

dans los îles do Jona, d'Arran iH do Bute. (Cambry, p. 104. 105, 106.)

Il en a été signalé également sur la côto orientale de l'Irlande, à Newgrange, près Droghoda, à Lough-Crew et à Dowth (comté de Meath), dans les îles qui séparent l'Angleterre de l'Irlande, notamment à Anglesey, où ils sont très nombreux. Dans tous ces dolmens, dit Akorman, on a trouvé beaucoup d'arêtes d'un poisson appelé limpct qui semble avoir été la principale nourriture do ces populations. (Akerman, p. 25.) Les dolmens se retrouvent également dans la presqu'île de Caernarvon, voisine d'Anglesey (p. 29). Ils y ont une certaine importance'.

De là, nos notes nous conduisent, toujours sur les côtes, au sud du pays do (ialles, dans les environs do Pembroke et de Caermatlien, et enfin en Cornouailles, où les dolmens sont plus nombreux que partout ailleurs. (Akerman, page 27.)

Entrons dans la Manclie, suivons les côtes méridionales de l'Angleterre, poussons jusqu'au Dorsetsliire : les dunes et les hauteurs y montrent des dolmens. Pénétrons par l'Avon dans l'intérieur des lei'res, nous sommes conduits ainsi dans le Wiltshire où ces monuments reparaissent.

M. Prospor Mérimée nous a mémo signalé dans le Wiltshire des dolmens dont !a pierre antérieure était percée d'un trou fait intentionnellement, analogue à l'ouverture du dolmen si connu en France et si souvent dessiné de Trye-le-Château. Nous n'avons pu contrôler ce renseignement'.

Le Berkshire, le Somersetshire, le Gloucestershire, le Straffordshire, possèdent également des dolmens. Il s'en rencontre aussi, mais en très petit nombre, dans lo Derbyshire.

\. l'our lï>'i niniiiirniMil': mi'".;.ililhii|iii'silr rii-l.iinli'. voii' Margarot Stokrs, Revue <irclico/uç/i(/u('. (le jiiillot 1882, et ralbiuu de photogi'aphii's (Irpost- au .Musép tii's antiquités uationalos à Sairit-Gormaiii-on-Layp. — Di^ii.iihne cdilioii.

2, Il a i''ti'', (li'iHiis, conrii'iiir par M. Tliui'iiMiu. Vuir jibis juin iiotif aiticlo sur l'alIée'pouNPftft de Coiiflaiis.

LES MONU:»IENTS DITS CELTIQUES 437

La côte orientai!' do la Grande-Bretagne, ;\ commencer par le Kent, n'en possède pour ainsi dire pas; celte contrée est, au contraire, remplie de tumulus ang-lo-saxons.

Les monuments signalés dans le Yorkshire ne nous paraissent être que des menhirs.

Revenons vers la France. Les îles de Gnernesey et de Jersey nous offrent de magnifiques dolmens oîi l'on a trouvé, comme dans la majorité des dolmens de France, des ossements humains, des haches en pierres et des pointes de tlèches en silex, sans aucune trace d'objets en métal.

Il serait sans doute présomptueux de vouloir tirer des conclusions définitives d'une statistique aussi incomplète. Toutefois il nous paraît évident que les points que nous signalons, d'après les archéologues les plus autorisés de l'Allemagne et de rAngloterr(>, sont ceux où les monuments dont nous nous occupons dominent, et qu'il y a dès maintenant une grande probabilité pour que la zone dessinée par les teintes roses de notre carte marque à peu près la trace des populations qui ont élevé des dolmens'.

En dehors des contrées que nous venons de parcourir, nous n'avons trouvé que des indications vagues, isolées, où les monuments des divers oi-dres sont confondus et dont il nous semble bien difricile de tirer un renseignement sérieux. Pour le Portugal, nous ne voyons de précis que ce qui a été écrit par Mendonça de Pina, en 17o3. Cet écrivain signale des dolmens de quatre mètres de haut et formant des espèces de cellules, aux environs d'Évora, et d'autres près des villes de la Garda et d'Anta de Penarva ''. Ces monuments, ajoute Mendonça, sont assurément les monuments les plus anciens

1. Lti minute dfi cfittfi carte a fité déposée au musée de Saint-Cermaiii. Elli^ a figuré en 187;; à l'Exposition universelle de géographie (salle XXXVII). — Les noms cités dans les pa^es (pii préeèdent ont été soigneusement vérifiés, mais nous n'avons pas cru ili'voir augmenter la nomenclature de notre premier travail. Nous nous sommes convaincu ([u'une liste plus i-onipléte ne modifierait en rien nos conclusions. — lle.uxièine édition.

2. M. Pereira da Costa, an Congrès de Paris, en ISfn, .a in<lii|né des monuments de ce genre dans diverses autres localités.

(lu Portugal. M. Raphaël MitjaiU y Ardison ' en a décrit de semblables près d'Antoquera (province de Malaga), en Espag-ne. Nous ne connaissons pas d'autres monuments particulièrement désignés. Nous ne pouvons affirmer qu'une chose, c'est que M. Prosper Mérimée croit que ces monuments sont moins rares en Espagne qu'on ne le suppose'.

Les archéologues de la Suisse déclarent, au contraire, qu'il n'y a point de dolmens dans leur pays; il ne connaissent que deux tables de pierre qui servaient de sièges aux présidents des plaids pendant le moyen âge. Ce ne sont point là des dolmens.

Si nous nous éloignons davantage de la Gaule, nous trouvons les indications suivantes: Cambry (p. 128) indique, d'après Pallas, des espèces de dolmens dans la Tarlarie. « Près du ruisseau de Térecte, dit Pallas, dans la Tartarie, existent des tombes anciennes. Elles sont composées d'amoncellements de terres, entourés de gros morceaux de rochers plats h moitiés enterrés. Je me suis rappelé les tombes en pierres que l'on voit dans plusieurs contrées de l'Allemagne, surtout dans la Marche de Brandebourg; elles ont à peu près la même forme et sont connus sous le nom de Lits de géants. Les Tartares qui habitent la contrée de Naoudsjour assurent qu'ils ne descendent pas du peuple qui a construit ces lombes. »

Les pays où ont été signalés des monuments analogues sont :

La Sibérie. — On trouve dans diverses parties de la Sibérie, dit M. Ed. Biot, quatre sortes de monuments offrant quelque analogie avec les monuments celtiques. L'Académie impériale de Saint-Pétersbourg les désigne par le nom de Tombeaux des anciens Tc/toudes. Ce sont d'abord les ma'iki nu colonnes, pierres disposées en cercles, que Gmclin a rencontrées dans la Sibérie orientale, près de Nerlschinsk, à l'est du grand lac Ba'ikal. ( Voijage en Sibérie, tome IIL p. 31 1 , 31 9 ; Irad . française,

1. Memoria xohre el lemp/o dniida htilhido en /as reirciniat: de lu ciudiid de A»/e(/iier//, proi'iiicia de Ma/nf/a, 1847.

2. Voir aujoiiiiriiui l'oiivnifçc do M. Oiir(ailIi;ic, A(/es pri'lùsloriqiies de t'Es pagne et du l'urluya/, Paris, 188(1. — Ueii.iieme Milion.

p. 84 et suiv., cité par Ed. Biol.) Le milieu de ces oercles est occupé par de gros blocs carrés ou par un monceau de pierres qui recouvrent ou entourent un tombeau. Une autre espèce de monuments sibériens a été signalée sous le nom de dantzi^ mot russe qui signifie pieire de scbiste. Ils sont formés de grandes plaques schisteuses posées horizontalement sur d'autres dalles semblables. Ces slmitzi recouvrent des restes funéraires, cl, en fouillant au-dessous, on trouve des vases et des ustensiles comme dans les tombeaux des maïki.

Une troisième espèce de ces monuments est appelée par les Russes zemlianip-kourganifi , c'esl-à-dire tombes en terre. Ils sont ronds et ordinairement entourés d'une muraille en pierres debout; quelquefois ils sont recouverts d'une on deux grandes pierres. On y trouve des ossements.

Une quatrième espèce, que Gmelin nous a également fait connaître, est appelée par lui twoiitnie-lionrganie, probablement voritnie, c'est-à-dire factice, fait de main d'homme. Ces kourganes, dont Gmelin n'explique pas le nom, consistent en un terrain carré avec quatre blocs placés aux angles ; le tombeau occupe le centre.

Ces monuments ont évidemment certains rapports avec les allées couverlcs, dolmens ou dolmens-tumulus de nos contrées, et il serait très intéressant d'avoir, sur leur structure et les objets qu'ils contiennent, des renseignements plus détaillés. C'est là un point de l'horizon sur lequel les archéologues doivent avoir les yeux fixés.

Si l'on descend plus au sud de l'Europe ou de l'Asie, on retrouve des dolmens dans le Caucase et en Palestine. Dubois (le Montpcreux (t'o'/rty^ autonr d)i Caucase, t. I, p. 43, 423; t. V, p. 320; t. VI, p. 78) signale plusieurs de ces monuments dans la vallée de l'Atakoum : ces dolmens ont quelquefois, comme ceux de Tryc-le-(vliàteau et du Wiltshire en Angleterre, une ouverture à travers laquelle on peut passer la tète. Ce sont, disent les gens du pays, des maisons des géants. En Crimée, autres dolmens.

M. de Saulcy, de son côté, a trouvé un groupe de vingt-

Fsepi dolmons en Palestine, non loin du .lourdain. Un de ces dolmeus a la dalle de devant trouée à la manière de ceux de France, d'Anglelerre et du Caucase. Vingt autres dolmens existent, enfin, près d'Heshan. Plusieurs sont entourés de cercles de pierres analogues aux cercles des monuments Scandinaves.

Si l'Asie a ses dolmens, l'Afrique aussi a les siens. L'Alg-érie est loin d'en être privée. M. le général Creuly m'en signale de nombreux dans la province de Constantine. L'un d'eux est connu sous le nom qui se retrouve en France de Table de la mariée. M. le conseiller André en a vu d'autres près d'Alger '.

Les dolmens ne se sont montrés, au contraire, jusqu'ici ni dans l'Allemagne du Sud, ni en Italie ni en Grèce. Les espèces d'allées couvertes de Tirvutiir d de Mycènes, quoique rentrant dans la catégorie des monuments mégalithiques, ne paraissent pas avoir le même caractère.

Pour rencontrer de nouveaux dolmens, il faut que nous avancions jusqu'à l'Inde.

M. Taylor, dans le tome IV du Journal de la Société asiatique de Bombai/ (p. 380, 431); le capitaine Congreve, dans le Journal de littérature et sciences de Madras, n° 32; M. Babington, dans les Transactions de la Société littéraire de Boinbai/ (1823); un missionnaire catlndique dans les Annales de la Propafjationde la foi, dejniilel 184(1 (nous ne connaissons ces dfux dernières citations qur par le mémoire de M. Ed. Biot, Antiquaires de France, tome XIX), sont d'accord pour signaler la présence de dolmens ou de lumulus entourés de cercles de pierres et surmontés de dolmens sur plusieurs points djll'érents de l'Inde, notamment sur les côtes du Malabar, dans l<' Soraponr, dans les Nilgberris et près Sadras, sur la route de Madras à Pondicliéry.

Ces monuments sont allriluiés par les naturels du jiays aux génies et ii l'ancienne laci' drs Pandavas. Sur quelques points,

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