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3. Recueil de notices l'i iiiéinuires di' l:i Sociélé arcliéulimituic de lii ludxiiice de C.onstariliiie. ISfi.'i.
MONUMENTS DITS CELTIOUES DANS LA PROVINCE DE i.ONSTAN I I \i; I Tl I
lions que nous autorise à émettre l'étude spéciale que nous avons faite de ces monuments en Gaule et hors de Gaule.
Parlons d'abord des faits mis en lumière par M. Féraud. Transportons-nous, avec ce savant, à trente-cinq kilomètres sud-est de Constantine, sur les pentes où se trouvent les sources du Bou-Merzoug', non loin de la route de Batna et dans la contrée nommée parles indigènes Moi'djet-el-Goiirzi. " Dans un rayon de plus de trois lieues, dit M. Féraud, que nous citons ici textuellement, sur la partie montagneuse comme dans la plaine, tout le pays qui entoure les sources est couvert de monuments de forme celtique, tel (jue dolmens, demidolmens, cromlechs, menhirs, allées et tumulus ; en un mot, il existe là presque tous les types connus en Europe. — Dans la crainte d'être taxé d'exagération, ajoute M. Féraud, je ne veux point en fixer le nombre, mais je puis certifier en avoir vu et examiné plus d'un millier pendant les trois jours qu'a duré l'exploralidu. Dans la montagne, comme sur les pentes, on en renconti'e partout où il a été possible d'en placer. ■'
Cette accumulation de tant de monuments d'un caractère si particulier autour des sources de Bou-Merzoug est sans doute déjà bien extraordinaire ; mais ce (|ui nous frappe peut-être encore plus, c'est que ces monuments paraissent plus complet*' que ceux des contrées de l'ouest de la France eux-mêmes. 11 faudrait aller jusqu'en Danemark, le pays classique des dolmens, des cromlechs et des tumulus, pour retrouver un ensemble aussi saisissant de coustiiictions semblables. Reprenons, en cil'et, le récit de M. i'éraud. illustré de plusieurs planches qui ajoutent encore à la clarté de ces descriptions. " Tous ces monuments, dit M. Féraud, sont entourés d'une enceinte plus ou moins développée eu grosses pierres disposées tantôt eu rond, tantôt en carré, avec une sorte de régularité géométrique. La roche forme parfois une partie de l'enceinte, complétée ensuite à l'aide d'autres blocs rapportés ; il est même souvent difficile de déterminer où finit le monument et où commence le rocher.
i< Parfois l'escarpement étant hop abrupl, il a elé nivelé
MONUMENTS DITS CELTIOUES
par une sorte de mur de soutènement pour faire terrasse autour du dolmen.
« Les dolmens qui existent dans la plaine paraissent construits avec plus de soin encore. Les enceintes y sont plus vastes et les dalles des tables plus grandioses.
« Lorsque des hauteurs on examine la plaine, on y aperçoit d'immenses lignes blanchâtres régulièrement tracées qui
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établissent, sur une étendue de quatre kilomètres en ligne droite, une vaste enceinte à la zone de pays où s'élèvent les vestiges celtiques. Ces lignes sont de simples, doubles ou triples rangées de grosses pierres do quarante à soixante centimètres d'épaisseur, plantées en terre et formant des allées découvertes qui relient <!ntre eux les dolmens, les lumulus el les cromlechs, comme le fil unit les grains d'un chapelet. ••