‹ Nos originesChapitre 54 sur 188 · DANS LA PROVINCK DE CONSTANTINE · texte numérisé non relu

DANS LA PROVINCK DE CONSTANTINE

La figure ci-dessus, empruntée aux dessins de M. Féraud. rend toute autre explication superflue (fig. 23).

x\insi CCS monuments ne sont pas seulement en grand nombre sur un étroit espace, ils sont encore reliés les uns aux autres de manière à former une sorte d'ensemble dont toutefois chaque élément est lui-même un monument complexe, comme le prouve le dessin plus détaillé dun des monuments fouillés par M. Féraud, dessin que nous reproduisons ci-dessous, à côté d"un monument analogue du Danemark (fig. 24 et 25).

Le dolmen, comme on li' voit ((11:. 24), n'cist ici que le cou

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Kit;. 2't. — l»i's-.iii .!.■ M. Ki't.mi.I.

ronnement du monument qui, complet, se compose d un liimulus entouré de plusieurs cercles ou cromlechs, et surmonté d'une table de pierre.

Le Uirnulus niaiiijue quel(|uefois : le dolmen est alors inimédialement assis sur le sol naturel ; mais il est rare, si l'on s'en réfère aux dessins de M. Féraud, (|ue le cromlech fasse défaul. I ne piei'rf del)ont, plus élever, un M-rilabli' menhir.

MONUMENTS DITS r.ELïInlIES

se dresse souvent aussi, jiarail-il. en avant du cmmlech. comme pour attirer les regards de loin et signaler le tout aux yeux des passants.

l'iS-

Extiiiit (le roiivragf, de Sjijljoig

C'est exactement ce que l'on retrouve en Danemark. Ouvrons l'ouvrage de Sjoborg' sur les monumenis primitifs du

LAJ2i

Fig. 26. — Exir.iil cli' ruii\raf;e de Sjoborg.

Danemark, nous y voyons exactcnn'ul les mêmes monuments disposés de la nièuie manière (lig. 25 et 26).

I. ;N. 11. S.joborg. S<iiii/iiif/iir fur .V(,;v/f//.v funuthliUre. 2 MjI. ut. in-'i. .iver lihmclie-, 1S22.

DAN'S Lv PROVINCE DE CONST.WTINE

Uia

On no s'imaginorait jamais, en passant d'une des planches de l'anniiairr de Constantinc à l'une do celles de l'antiquaire suédois, que l'on a sous les yeux des monuments, ici, d'un pays du nord de l'Enrope, là d'uni' contrée africaine. Les planches se ressemblent à ce poiiil que l'on pourrait, sans causer d'élounenienl à l'observatenr, les subslituei' les unes aux autres. Les réductions que nous avons fait faiie des planches de Sji'iiiorg- sont un incontestable témoi^iiat;e île nos assertions.

Va- sont les mêmes alignements de pierres en plaine, les mêmes tumulus surmontés d'un dolmen entouré de cromlechs ; la même rêuniim de dolmens, cromlechs et menhirs dans des enceintes rondes on carrées de pierres de moindres dimensions.

L'Angleterre nous offre des tumulus analogues, entourés de ces mêmes cercles de pierres concentriques et surmontés également d'un dolmen.

l'ig. 27, 28, 29.— Tiimvili-clolinonsdc l'Angleterre, d'aprùs Tluinwm iJn/i.ru/. llrlltiiiii., \ol. NLII, [1. IC.:;, ijl.ini'lic XII).

On dit que des monuments semblables existent dans l'Inde. De pareilles analogies méritent d'êti-e signalées.

.l'ajoute que ces monuments avaient, connue nous le verrons toni il Iheure, même destination.

l<iG

MONUMENTS DITS CELTIOUES

La France elle-même possède encore quelques monuments du mémo type.

Sur les landes de Cojou', près Pipriac. entre Rennes et Redon (llle-et-Vilaine). se voyaient, il y a un an, et rien ne nous fait croire que ces monuments aient été détruits depuis, des cercles tout à fait semblables à ceux de la province de Constantine. Ces cercles, indiqués souvent, comme à Constantine, par une plus haute pierre ou menhir, dessinent la base de tumulus non encore fouillés. Le dolmen seul manque, les tumulus étant d'ailleurs reliés entre eux, comme en Afrique, par des lignes de pierres de petites dimensions. Ces cercles se retrouvent, nous a-t-on assuré dans le pays, sur une étendue de trois lieues de landes. Ils sont connus sous le nom de Cercles de Malestroit. Que la lande vienne à être défrichée, tous ces monuments disparaîtront, comme tant d'autres ont disparu, sauf les menhirs et les plus grands tumulus que l'on ne peut faire disparaître sans de grandes dépenses, et qui se trouvent ainsi forcément respectés. On trouve aussi des monuments analogues à Plouhinec et à Carnac.

KiH'. 30. — DiiliiH'M (le l'Avi'X loii, diiiurs M. (liiitailli:ir.

Ajoutons (}ue des monuments semblables out été signalés par M. Carlailliac dans le ch'-partement de l'Aveyron. Nous reproduisons (fig. 30) l'un drs ilrssins de M. Cartailhac".

\. Vciii- Hei'iie tirr/iro/.. 186i. I, p. SI. un iirliclr île .M. .\lfrcil Kiiiiii'. avec pliini-lii'S.

•2. Voir, iiinir iilii> ilc ilrlails, li' CDiiipli' iciulu du Congrès international do .\or\vich, p. 'MH. pi. VI.

DANS LA PROVINCE DK COXSTANTINE

Il y a donc quelques raisons de penser que nous avons en Danemark, en Angleterre et en Algérie, le type primitif de nos monuments de l'ouest de la France. Combien devient dès lors intéressante pour nous l'étude de ces monuments!

M. Féraud, aidé en cela de la bourse et des conseils d'un touriste anglais, Henry Christy, ne s'est pas contenté de dessiner, tant bien que mal, les monuments de la plaine du Bou- Merzoug ; il en a mesuré et fouillé plusieurs : il nous donne le journal de ses fouilles. Les résultats obtenus ont été des plus curieux. M. Féraud a pu constater non seulement (ce que tout le monde aurait pu lui prédire aujourd'hui) que tous ces monuments sont des tombeaux, mais que les corps y ont été ensevelis et non brûlés, et ensevelis les bras croisés et les jambes ployées, de façon à ce que les genoux touchassent le menton. Le bois suivant représente un des squelettes dessinés par M. Féraud, dans la position où il l'a trouvé sous un des dolmens (fig. 31 l :

Fit;. 'Jl. Dessin de M. Fér.unl.

C'est justement la position des squelettes du premier âge de pierre en Danemark, c'est-à-dire des squelettes de l'âge des dolmens. Voir' l'ouvrage déjà cité de Sjoborg (fig. 32).

MOMIMKN IS DITS CELlInlKS

Quf\s obji'ls accompagnaienl les squelolles? Avant de faite aucune réflexion à cet égard, transcrivons d'abord textuclle-

Kis. :i2. E\(i;iil ili' l'oinniRo ilo Sjolmrn.

ment les passages les plus intéressants du journal de M. Féraud :

N° 4 . — " Nous avons commencé à fouiller un grand dolmen situé à environ trois cents mètres de la ferme Lemaire, sur la rive gauche de l'Oued-bou-Merzoug, monument orienté N.-O,

" La dalle, formant table, a glissé sur l'un des côtés ; trois trous creusés en ligne existent sur sa suface.

Longueur. . 2"', 15

Table '....{ Largeur... f",40

Epaisseur. . 0"',35 Hauteur. . . 0"\80

Dalles formant pieds / Longueur.. f^OO

f Epaisseur. . 0'",2r)

Î Largeur. . . I'" 10 Hauteur. . . 0"',80 i< Ouvciluri' intérieure entre les deux jambages, r",19. « Autour du dolmen règne une giande enceinte circulaire de 12 mèircsde diamètre, en grosses pierres brutes plantées

li\NS \.K l'ItuVlNi;!'; DK CONSTANTINE 109

en lene. Les fouilles exécutées ne nous ont donné que quelques ossements humains se résolvant en poussière au moindre contact. "

iN"2. Crtinilech. — c Trois enceintes circulaires en grosses pierres plantées ; le cercle extérieur a 12'", 20 de diamètre. Au centre (^xiste une fosse formée par un double étage de pierres, sans couverture massive, mais encombrée de grosses pierres pour eu boucher l'ouvcrtuie.

I Largeur. . . I'",17 Longueur. . 2'". « Profondeur. i"',r)0

« Après avoir liéhlayé la fosse, nous avons commencé à piocher iLins la terre rapportée. A la profondeur de 1"\20 environ, nous avons trouvé une couche de petites dalh'S, sous lesquelles étaient des ossements humains eu très mauvais étal, gisant sur le tuf. Enlin, à l'endroit oîi nous avons cru reconnaître des restes de tibia et les pieds du squelette humain, nous avons déterré des débris de poterie et des ossements de cheval.

" La poterie est do dilîérentes qualités ; quelques morceaux sont en terre rougeàtre bien cuite ; d'autre tout simplement en glaise séchée au soleil, qui dénotent l'enfance de l'art.

« Fragment de charbon ;

« Une boucle en cuivre avec ardillon ;

■. Une bague de cuivre ; le dessin gravé sur le chaton est difhcile à comprendre ;

« Un petit anneau en cuivre, en forme de houcle d'oreille avec bouts recoui-bés s'adaplanf l'un à l'autre, et un os d'oiseau (cubitus d'uit oiseau de la grosseur d'une tourterelle)'. »

N° 3. — " (îromlech ayant les dimensions du précédent, seulement l'enceinte est carrée au lieu d'être ronde ; ossements humains, rien autre. »

N° 4. — « Grande enceinte circulaire de 12 mètres de diamètre ; [iliisicurs étages de pierres superposées et formant

1. Tous pps objets paraissant relativement modernes et ne peuvent guère remonter pl\is liaut que l'ère chrétienne. Voir l:i planehe des Mrmoire.i île la ^ociéli' arc/ido/. rie Consianline, 18().'l.

170 MONUMENTS DITS i^ELTIOUES

lumulus ; au centre un dolmen dont la table s'est brisée par l'action du temps ; ses restes encombrent l'espace compris entre les blocs qui lui servaient de supports. Orientation N.-S. L'intéi'ieur du sarcopbage (sic, probablement de la chambre du dolmen) a 2™, 20 de long- sur l'",iO de large : le sol est couvert de cailloux mêlés à la terre végétale.

« A 0"\50 do profondeur, couche de pierres plates, et sous celles-ci des ossements humains suffisamment conservés pour nous permettre de distinguer la place de la tète et des pieds. Cependant il nous est encore impossible de déterminer la manière exacte dont le cadavre a été posé.

« Aux pieds du squelette, nous avons exhumé d'autres débris de gros ossements et des dents de cheval gisant à côté d'un morceau de fer qui a tout à fait la forme de la barre d'un mors. A la suite de la fouille n° 2, nous hésitions à nous prononcer sur la nature des gros ossements, mais maintenant nous croyons avoir devant nous la preuve matérielle que le sarcophage contenait le guerrier avec son cheval. M. Chevalier, vétérinaire en premier au 3" spahis, a ou l'obligeance d'examiner les échantillons d'ossements de cheval que nous avons rapportés. Voici ce qu'il a reconnu : tibia de cheval, surface diarthodiale de fémur, fragment tie fémur, molaires, etc., le tout ayant appartenu à un cheval.

« jNous avons trouvé encore dans cott(> tombe :

" Un anneau en for ;

i> Une boucle en for avec sou ardillon intact ;

" Un autre anneau en cuivre, plus petit :

« Une p(>tito plaque en cuivre, percée d'un trou triangulaire au centre ;

K Un objet on cuivre très bizarre, dont l'usage nous est inconnu, a la forme d'une monture de pendant d'oreille :

(< Des fragemonts dr silex taillés ;

« Fragments do poterie d'une très bonne pâte ;

« Et enfin une médaille en bronze un peu fruste, de Faustine, que je décrirai ainsi :

« Bronze, grand module.

DANS LA HROVINTi: DK CONSTANTINE 171

» A. — Buste de femme, adroite, avec ces mots en exergue, DIVA FAV...

« R. — Une Victoire ou une divinité quelconque debout, tenant une lance ou un glaive à la main gauche ; la droite est posée sur un bouclier ou un autel. La découverte de cette médaille prouverait que le tombeau n'est pas antérieur au n° siècle de notre ère. »

Les n"' 5. 6, 7, 8 et 9 n'offrent rien de [jarliculier : ji' passe ù la fouille n" 10.

Demi-dolmen. — ■< Dalle posée à plat sur la fosse, mais soulevée il l'un des angles par une grosse pierre. Orientation S.-N.

Longueur.. 2"',2S

Dalle l Largeur. . . r",60

Kpaisseur. . 0"',40 Largeur... 0'",60

La fosse intérieure a [ Longueur.. 1"',60

Profondeur. r",10

« De grandes pierres régulièrement posées forment le sarcophage. Ici le sol est moins humide, moins compacte. Après avoir ôté les dalles qui recouvraient le corps, nous avons trouvé, dans un lit de terre très fine, un squelette relativement très bien conservé, qui a permis enfin d'étudier et de faire le dessin de sa position.

<( Le cadavre, replié sur lui-même, couché sur le côté gauche, formant en quelque sorte une S; les genoux, ramenés vers la poitrine, louchant presque le meiilon ; les bras en croi.x sur la poitrine.

'< La tète reposait sur une pierre el ('lait tournée du côté sud, les pieds vers le nord.

I' Deux vases étaient posés dans la fosse, comme l'indique le croquis. Ces vases contenaient de la terre el des limaçons. Mais le fait le plus remarquable que nous ayons constaté et que nous soumettons à l'appréciation des savants, c'est la présence de deux autres têtes humaines posées à côté des pieds du pn;mier squelette.

« Les dimensions de la fosse ne permettaient ji^int d'y

172 M((\rAIENTS DITS CELTIQUES

introduire plusimirs cadavros ; nous n'y avons liouvô, du reste, qu'un seul sqnelelle, ayant appartenu à un homme do haute stature. Un sacrifice liumain aurait-il été fait sur cette tombe, et les tètes des victimes placées à côté du défunt?

(( Nous avons trouvé aussi des fraj^ments de bois de cèrlre et de poterie ; limaçons. >'

N" 11. Demi-dolmen. — «' Ici nous avons trouvé le squeletl(^ bien conservé et dans la même position que le précédent, c'est-à-dire replié sur le côté gauche ; comme dans la tombe n° 10, nous avons remarqué les fragments d'un autre crâne placés à la hauteur des pieds du squelette. — Vases et pois de différentes formes, fragments de charbon et nombre considérable de limaçons. >■

Il est inutile de pousser plus loin nos extraits. Un fait est acquis : tous ces monuments, en Afrique comme en France, comme en Angleterre, comme en Danemark, sont des tombeaux. Les corps y étaient ensevelis et non brûlés, et d'ordinaire le cadavre n'était pas étendu lont de son long dans la fosse, il y était placé replié sur lui-même. Tout cela fait des monuments d'Afrique, ainsi que nous l'avons dit plus haut, les analogues des monuments du Danemark. Peut-on croire que les uns et les autres appartiennent à une même race, à une même époque? Qu'y a-t-il de commun entre ces monuments et les monuments de la txaule ? Nous n'avons pas la prétention de répondre aujourd'hui à ces questions d'une manière définitive. Il est toutefois quelques réflexions que nous pouvons faire ; et d'abord les monuments du Bnu-Merzoug paraissent être d'une date beaucoup plus rapprochée de nous que les monuments analogues du Danemark et que la plus grande partie des monuments do la Gaule. Si, en effet, par leur forme et leur construction, par le mode de sépulture, non moins que par la posture des cadavres ensevelis, tous ces monuments semblent avoir les mêmes caractères, les objets qui y ont été trouvés sont loin d'être partout de même date. Do longues années, des siècles doivent, au contraire, séparer ces objets les uns des autres. Tandis qu'en Danemark, d'après

i)\.NS LA i'ii(ivim;1'; i>ii co.nstantink I7M

les obseivalioiis unanimes des archéologues, ces niunumenls remonteraient, sans exception, à l'âge de la piene; tandis qu'en Gaule la majorité de ces monuments seraient d'une époque où l'usage du bronze conmiençail seulement à se répandre dans le pays, ceux do la province de Constantinc ne pourraieul , à en juger par les objets qui y ont été trouvés, être de beaucoup antérieurs à l'ère cinélienne, quelques-uns même seraient postérieurs.

Comment expliquer les liens étroits de ressemblance qui unissent tous ces monuments entre eux?

Les monuments qui paraissent de date relativement récente sont-ils tout simplement d'antiques monuments autrefois violés, et ayant, à l'époque romaine, servi à nouveau de sépulture ? On a admis celte hypothèse pour quelques-uns des monuments de la Gaule où des monnaies romaines et des armes en fer ont été découvertes'. Mais peut-on raisonnablement faire la même conjecture relativement aux monuments d'Afrique, et surtout relativement aux monuments du Bou-Merzoug ?

« Toute nécropole, dit M. Féraud, fait présumer l'existence d'une ville voisine. Or, jusqu'ici, nous n'avons trouvé dans les environs aucun vestige de ville ni de poste militaire. Ce canton aurait-il été consacré par la superstition et serait-il devenu, en quelque sorte, une terre sainte où l'on aurait apporté les cadavres de Cirta, Sigus ou Lambèse ? » Nous ne pouvons admettre celte hypothèse. Comment supposer, en ell'ct, de pareilles mœurs aux habitants de Cirta ou de Lambèse à l'époque romaine ?

Si les observations ont été bien faites et si les tombeaux ouverts étaient réellement intacts, comme le croit M. Féraud, une seule ressource nous reste pour expliquer ces faits étranges: à savoir (jue ces monuments sont les monuments non d'une é|)oque, d'un âge particulier, mais ceux de tribus qui, rebelles

1. Cn fait (le sii|ii'iiii,sili(iii .le ^l'iiiilluri' n élr iiiii-riiilcriiiril corislnli'' ilaiis \'i(//ce muoerle Ai: l.i .liislici', i-ommiinc ilc Proslc (Oise). — Voir lus résultats ili' l:i l'oiiilln un nuitée ilc .Siiiiil-i;i,'|-iiia|ji salir II .

\li MONUMENTS DITS CELTIQUES

à toule transformation et à toute absorption par les races supérieures qui ont apporté eu Europe la grande civilisation, après avoir été refoulées de l'Asie centrale vers les contrées du Nord, avoir suivi les bords de la mer Baltique et séjourné en Danemark, en ont été de nouveau chassées, ont remonté jusqu'aux Orcades; puis redescendant par le canal qui sépare l'Irlande de l'Angleterre, sont arrivées d'étape en étape d'abord eu Gaule ', puis eu Portugal, puis enfin jusqu'en Afrique, im les débris de ces malheureuses populations ont disparu devant l'invasion de tribus plus civilisées. Cette hypothèse n'est peut-être pas tout à fait invraisemblable. Foujours est-il que la découverte de MM. Christy et Féraud est très importante, et qu'il serait du plus haut intérêt de fouiller avec méthode cl critique ces étranges monuments égarés sur le sol africain. On ne saurait recueillir avec trop de soin les têtes et les ossements des squelettes, dont l'examen permettra de déterminer la race à laquelle ces populations appartenaient. Il serait aussi indispensable de bien constater quels sont ceux de ces monuments qui sont incontestablement intacts et dans lesquels il ne peut pas y avoir eu superposition de sépulture. La question mérite qu'on y apporte toute son attentiun.

l'.iris. II' zil juin isi;'i.

I. Nous L'iiuméroMs k-i bi-ii'XL-mcril lis priiii'iiiali's contrées où si' Iroiivont lies dolmens.

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