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Polvbe, III, :J

264 LES CfXTES

que la découverte en est toute récente'. » Deux autres textes bien connus, mais que l'on ne saurait trop citer, l'un de Diodore, l'autre de Strabon , aclièvent la démonstration en localisant nettement les Celtes dans le Midi. « Il est utile, écrivait Diodore (50 ans environ avant notre ère), de définir un point ignoré de beaucoup de personnes : on appelle Celtes les peuples qui habitent au-dessus de Marseille, entre les Alpes et les Pyrénées -. » Les populations situées plus au nord, ajoute-t-il, sont distinctes des Celtes et de race difTérente, ce sont des Galates. Strabon, de son côté, une cinquantaine d'années plus tard, après avoir décrit la Gaule entre Narl)onne et les Alpes au-dessous des Cévennes, termine ainsi le chapitre i" de son IV° livre : << Ici finit ce qui se rapporte aux peuples de la Narbonnaise, c'est-à-dire aux Celtes, pour me servir de l'ancienne dénomination; car j'ai idée que c'est aux habitants de ladite province que les Grecs ont emprunté le nom de Celtes % qu'ils ont étendu ensuite à toute la Gaule. » Nous ne disons pas nous-même autre chose, plus de dixhuit cents ans après le grand géographe grec. Il n'en faudrait pas conclure, sans doute, qu'il n'y avait de Celtes que dans ces contrées restreintes, mais que là seulement ils avaient été bien connus dans le principe, que là était le foyer primitif de rayonnement des Celtes du sud-ouest. Ce résultat ne paraîtra certainement pas insignifiant aux anlhropologistes et aux archéologues. Ils comprendront quelles conséquences importantes en découlent '.

Saint-Germain, le 12 décemlire 1875.

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