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parler : c'est que les anciens, à cette première période (de 600 à 200 av. notre ère), ne connaissaient, sinon très vaguement, aucun des peuples situés au nord des Cévennes et de l'Ister. Or, à moins de confondre les (j'ites primitifs avec les Thraces, les Sigynes, les lUyriens, les Ligyens, les Vénètes ou les l"]trusques, ce qui est impossible, nous ne voyons pas dans la direction indiquée, en dedans des limites du monde connu des anciens, où nous pourrions les placer, sinon dans le Tyrol, l'Helvétie, les Alpes, la vallée du Pô et les rivages de la Gaule méridionale, de Marseille aux Pyrénées où ils étaient mêlés aux Ibères.
Les premiers renseignements des Grecs sur les Celtes ne peuvent avoir été recueillis quentre ces limites très nettement tracées, en dehors des données traditionnelles applicables auxHyperboréens de la Baltique, aveclesquels le monde grec avait été en rapport de très bonne heure. Ce fait est conlirmé par les témoignages concordants de Polybe, de Diodore et de Strabon. « Si nous tirons de l'extrémité méridionale de l'Imaus une ligne qui, suivant le cours de l'Oxus jusqu'à la (îaspienne, traverse cette mer et se joigne de l'autre côté au Caucase, en se prolongeant au delà du Pont-Euxin jusqu'aux bouches du Danube et de là jusqu'à Narbonne, nous aurons pour les temps antérieurs à Polybe la limite de la lumière et des ténèbres, de la fable et de l'histoire '. » « Les pays situés au-dessus de cette ligne, dit Poly])e ^ (qui, partant de Narbonne, ne la conduit qu'au Tanaïs. parce que dans ce chapitre il ne s'occupe que de l'Europe), nous sont complètement inconnus. Ceux qui parlent de ces régions n'en savent pas plus que nous; ils débitent des fables. » Ces pays avaient été, en elîet, tout récemment découverts. « Les contrées baignées parle grand Océan, ajoule-t-il (au nord de l'ibérie), n'ont pas de dénomination commune, y.:'./?;/ [j.'îv :v;;j.z7'!av où/. ïyv., parce
\. C'est ei^ que nous enseignait déjà en 18:n, au lycée de Rennes, notre regretté maître .I.-M. Le Iluérou, mort avant que \\n\ ait rendu justice à son incontestable talent.