‹ Nos originesChapitre 94 sur 188 · I.K.S ARMES DE FKR 2fi · texte numérisé non relu

I.K.S ARMES DE FKR 2fi

ne conteste la légilimilé I L'on reconnaîtra bientôt, nous l'espérons, la nécessité d'admettre une ère gauloise, distincte à la fois de l'ère des monuments mégalithiques et de l'ère celtique. Un examen attentif des salles du musée de Saint-Germain, classéchronologiquement et par séries, suffira, croyons-nous, h convaincre les plus incrédules. Chaque salle a son caractère; les antiquités d'une salle ne ressemblent point à celles do la salle suivante. D'une salle à l'autre tout change, ou, du moins, se modifie. Quel intérêt pourrait-il y avoir à confondre sous un même nom des civilisations dissemblables? Ces vérités ne se feront sans doute jour dans les esprits que peu à peu. Nous avons nous-mème hésité quelque temps à nous rendre à l'évidence. Telle est la force d'un préjugé fortement enraciné ! Mais nous ne doutons plus. Nous avons confiance que, sous peu, cet état d'esprit sera celui de tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de France. Les articles qui suivent donneront une idée des antiquités qui appartiennent à cette période. Dans notre Mémoire sur les Tumiiliis gaulois de la commune de Magnij-Lambert , nous croyons avoir démontré que les tumulus de cette catégorie forment un groupe à part, suir/rneris, ayant une aire géographique assez bien déterminée et dont il n'est pas impossible de fixer approximativement la date. Les objets découverts sous ces tumulus révèlent d'ailleurs des relations étendues dans des directions très diverses et telles qu'il convient à des tribus habituées aux expéditions lointaines. Nous ne craignons plus de dire, aujourd'hui, que ces tombes renferment la dépouille mortello de chefs galates. Nous v verrions volontiers les (iaesates de Polybc. L'étude du tumulus de Gr.eckwyl nous révèle un fait auquel nous devions nous attendi'c, la présence au fond de ces sépultures d'objets d'art, trophées de victoire, rapportés de pays plus avancés en civilisation que la Gaule. On ne peut guère contester le caractère étrusque du vase de Grœckwyl, ni lui assigner une date inférieure au iv" siècle avant notre ère : le siècle des grandes expéditions d'Italie. Nous voyons là une confirmation de la doctrine que nous soutenons. Le casque de Berru nous montre

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