ÈRE GAULOISE LES ARMES DE FER
que l'Italie n'était pas le seul objectif des Gaulois. L'examen de ce casque de stylo oriental, comme celui d'Amfreville dont on ne doit pas le séparer, suivant la remarque judicieuse d'Adrien de Longpérier, permej de penser que des contingents en rapport de commerce ou autres avec la haute Asie figuraient, peu de temps encore avant la conquête romaine, dans les armées gauloises. La tombe de Berru semble, en effet, d'une époque plus rapprochée de nous que le tumulus de Grapckwyl et nous fait penser aux expéditions d'Orient. D'un autre côté, des armes d'un caractère gaulois incontestable se sont rencontrées dans un des grands cimetières mixtes' de la haute Italie, le cimetière de Marzabolto près Bologne. Ces résultats, sans doute, ne sont pas définitifs; mais nous y voyons des indices précieux de nature à encourager les travailleurs qui voudraient entrer dans cette voie do recherches. Il v a là, pensons-nous, une utile préparation aux travaux d'ensemble que l'état de la science rendra bientôt possibles. Le dernier article a trait aux Gaulois en général et à la légende popularisée par Tite-Live, dont nous contestons la valeur en tant que récit précis et daté, sans toutefois prétendre qu'aucun fait historique, réel et important ne se cache sous cette antique et curieuse tradition. Nous aurions voulu faire, dans ce volume, une part plus large aux cinquante et quelques cimetières gaulois du département de la Marne, si intéressants pour l'histoire des derniers temps de l'indépendance gauloise. Mais l'espace nous manque. Nous renvoyons aux travaux spéciaux publiés sur ce sujet-.
Saint-Ccrniniri, 19 iiiius I8"fi.
1. Nous appelons cimetières inliies les cimetières où ont été déposés les restes mortels de populations non homogènes, comme sont presque toutes les populations urbaines, et on, par exemple, à côté d'Italiotes incinérant leurs morts, se trouvent, comme à Marzabotto, des Galates ou autres qui inhument. Nous avons déjà fait remarquer que les cimetières ruraux, comme le cimetière de Golassecca, étaient au contraire généralement homogènes (cf. plus haut p. 240i. Ces champs funéraires étaient les cimetières de populations non encore mêlées.
2. Voir les Mémoires de la Société Éduenne, t. 111 et IV (nouvelle série), et les dernières publications de la Société d'aaricuHwe, commerce, sciences et arts (le la Marne.