LES TUMULUS GAULOIS DE MAGNV-LAMBERT
son zèle et h son laleiil, et une nécessaire introduclion au (ravail que je poursuis.
« Mon clier Uirecleur,
« J'ai riionneur de vous soumetlre le ra|i|iin'l concernant les fouilles que vous m'avez chargé de faire, de concert avec M. Edouard Flouest, sur le territoire de Magny- Lambert.
« Nous avons fouillé quatre tumuhis, dans l'ordre suivant : 1° tumulus dit de la Vie de Bagneux ; 2° tumulus dit Monceau-Ldurent ; 3° tumulus dit de la Combe-Bernard ; 't" lumulus dit de la Combe à la Boiteuse.
« Afin d'éviter des redites, je commencerai mon e.xposé par le Monceau-Laurent, qui est le tumulus le plus important. L'étude de ce tumulus me donnera l'occasion d'entrer dans divers détails de construction et autres, sur lesquels il sera ensuite inutile de revenir.
« Tumulus dit Moneeau-Laurent. — Ce tumulus était d'une belle forme et bien conservé. Il avait .32™, 13 de diamètre sur 5", 90 de haut. Nous avons commencé notre fouille jiar le sommet, en y pratiquant une ouverture de \'i mètres de diamètre, que nous avons poursuivie jusqu'au fond suivant un plan incliné dont notre coupe suffit à rendre compte. Ce travail m'a fourni les observations suivantes : Le dessus du tumulus était formé d'une croûte de pieri-es et de terre un peu crasse et très serrée, d'une épaisseur de 60 cent, sur toute la surface du monument'. Je suppose que cette couche, évidemment intentionnelle, avait pour but d'empêcher l'eau et les petits animaux de pénétrer dans l'intérieur de la sépulture. Sous cette couche, [ilus de trace de terre. Les pierres étaient sèches. Un éclat de silex, avec bulbe de percussion, un fragment de meule et une pierre à broyer jetés là au hasard comme les autres pierres, m'ont paru toutefois bons à noter.
« A 2 mètres de profondeur et au centre de la fouille, je trouve de grosses pierres qui attirent mon attention ; elles étaient posées en cercle autour d'une pierre mesurant -45 cent, sur -40, et placée à plat sur une autre. Je lève la première de ces deux pierres, et j'aperçois une incinéralion facile à constater encore aujourd'hui par la présence de nombreux débris d'os brûlés que j'ai soigneusement recueillis -.
1. Les ouvriers ont <ht !i M. Maître que cette terre grasse ijrovennit. selon toute vraisemblance, d'un plateau voisin, en vue du tumulus, situé à quelques centaines de mctres seulement de la fouille.
2. Cette sépulture à incinénition constatée à la (lartic supérii-uic itu tumulus mérite d'autant plus d'attirer l'attention, qu'un fait analogue a déji'i été noté par M. le baron de Bonstcttcn, dans la relation qu'il ii doiniée des fouilles pratiquées sous sa direction dans les tombelles helvétiques à noyau de pierres des environs du lac MoKit. INolice sur /es tumbt'l/es d'.inet, cuiilon de Berne.) On lit, page 8 : « CiNguiKME tombei.lk. A deux pieds environ du suniniet, on découvrit dans une couche de sable des ossements brûlés. » Ce tumulus avait h peu près dix pieds de haut. Les inhumations commençaient à deux pieds au-dessijiis île l'im-inération. Lt p.ige li : ■ Sixième tumiikli.e. A deux pieds, je découvris une urne cassée et pleine de cendres. » La principale sépul-