INTRODUCTION
Nul ne conteste, aujourdhui, la nécessité, pour comprendre le corps humain de connaître ses origines animales. En puissance dans les êtres inférieurs, il ne s'est isolé que progressivementj procédant^ pour atteindre l'état actuel^ par acquisitions successives accompagnées de retouches aux parties préexistantes. Quand on considère notre économie, il semble, ainsi que je Cai dit ailleurs, que F on se trouve en présence d'une machine dont les dispositions mécaniques fondamentales, simples au début, auraient subi, à la suite d'une longue pratique, des améliorations répétées. Pour répondre à des besoins nouveaux, des pièces se seraient surajoutées, d'autres, au contraire, par la cessation de leurs Jonctions, auraient été réduites ou supprimées.
La machine humaine nous intéresse d'une façon particulière puisque c'est elle, avant tout, que, selon l'expression du professeur P. Poirier, « nous avons mission d'entretenir et de réparer ».
Des efforts isolés tendent à engager les études anatomiques dans une voie plus large et plus rationnelle, mais il faut convenir que, pour le plus grand nombre, l'Homme n'est encore qu'un cadavre inerte dont on étudie les parties, presque toujours sans comprendre leur origine et souvent sans se pénétrer assez de leur véritable signification.
Darwin, dans son ouvrage célèbre sur la Descendance de l'homme^ a essayé, le premier, de préciser les liens qui nous
INTBODOCXIOU.
gne animal, H a surtout reconnu nos relations rimâtes. Depuis, de nombreux observateurs ont indices recherches; ils nous ont appris à reconbrmes les plus inférieures, les ébauches simples longuement poursaiuie,aJîni par aboutir à Têtre
le de ces travaux qui nous permet de mieux dure de notre organisme, les harmonies ou les ses fonctions, et les conséquences pathologiques d'une adaptation encore incomplète au genre