LES BASES ZOOLOGIQUES DE LA MORPHOLOGIE HUMAINE
Il y a an siècle à peine, notre corps était considéré comme un objet privilégié, établi d'un seul jet, sur un modèle à part. Sa filiation n'a été soupçonnée que lorsqu'est venue s'opposer au < créationisme » la théorie nouvelle du < transformisme ». Celle-ci, défendue, à ses débuts, par le savant français Lamarck, par Darwin ensuite, affirmait qu'au lieu d'être apparus sans parents, sans liens d'aucune sorte, les animaux ont débuté sous des formes simplesjld'où sont issus, à leur tour, les organismes supérieurs; que ceux-ci, loin d'avoir été d'emblée, en complet accord avec leur nouveau rôle, ont perfectionné peu à peu leurs organes, les appropriant à mesure, d'une façon plus harmonieuse, aux fonctions qu'ils devaient remplir.
A cette conception < évolutionniste » se rattachent, d'une manière directe, les travaux qui ont permis de dégager nos affinités et, malgré les lacunes qui restent à combler, les objections de détail qui peuvent encore être faites, de rétablir, à grands traits, la chaîne qui nous relie aux êtres inférieurs.
L'observation la plus superficielle {fig. 1) suffit à montrer que la paroi du corps de l'Homme et des Vertébrés en gé-
Nos ORIGINES ZOOLOGIQOES.
ompose de muscles alternant avec des os incurvés, Le long de ces dernières sont places un nerf et îaux : une artère et une veine. La réunion d'une tu<:cles adhérents, d'un nerf, d'une artère et d'une oc i|u'en terme culinaire on nomme une côtelette — ensemble des plus caractéristiques. La chose sima répétition, le long du corps, de ces groupes éqttinstitue, en effet, la base de notre organisation.
le premier, a essayé dans son < Anthropogénie » ■ tout le parti que l'on pouvait tirer dti rapproche- Tormes actuelles (Anatomie comparée), de la con- Je leur développement {Embryologie) et de l'étude iisparus (Paléontologie), pour prouver les modificaubissent les individus.
)ns, d'abord, sa méthode.
mie comparée révèle les similitudes de structure itre notre corps et celui des animaux; en hîérarj caractères, elle permet de séparer l'important oire et de ramoner le premier à ses traits essen-
;hez les Vertébrés supérieurs, les membres, surssimulent la segmentation du tronc. Leurs attaches les extrémités du buste; dans le modelé général leurs contours, superficiels, fixent surtout i'attenesceadant la série, les muscles du tronc reprennent •tance. La division en segments juxtaposés devient înte chez les Poissons ; quelques fragments, a peine, lent pour former les muscles des nageoires. L'Amlus simple, possède une gaine musculaire composée it de segments placés côte à côte.
me nerveux présente, de même, des traces de divicutables. On les observe sur le cerveau et sur la lis elles se montrent avec plus d'évidence si l'on con-
LES BASES ZOOLOOIQUES DE LK MORPHOLOGIE HDHAINB. Caloui Ttnsbnla
;e représenlant la paroi du corps de l'Homme t des Vertébrés supérieurs.
La division des muscles de la paroi primordial cnmcléristique do tona le une série d'arcs rigides, les côtes, < tronc. Toutefois, ta présence des côl des oscillai ions de nombre Ront sou ver par^e du tronc. La répétiti
u corps en segmenls juxtaposés est un trait Vertébrés. Ces segnionts sont soulenua par li s'intercalent et cerclent réRulièrement la s n'est pas constante. Cliez riiorame même, observées. Elles manquent dans la deuxième et des nerfs est, comme celle des
c6te8, une conséquence de In préexistence des segments musculaires.
)S ORIQIiNEa Z0OL0OIÛ0E3.
2 tous les Vertébrés, on peut voir, le long pie, leur disposition en paires régulièreant le corps d'autant d'anneaux qu'il y a aires. Les vaisseaux sanguins sont distrilymélrie.
t plus explicite encore. Elle montre que la se manifeste de bonne heure, au cours du lînant la segmentation des autres organes :
is et squelette. Mais plus curieuse, encore, lotre appareil excréteur. Avant de prendre
3 que nous lui connaissons chez l'adulte, il états. Un appareil transitoire, le rein prél'abord. Il est bientôt remplacé par un leux, le rein primitif, développé sur toute . Permanent chez les Poissons et les Batrane temporaire chez les Reptiles, les Oiseaux
où il est supplanté par un organe plus initif.
}st nettement segmenté. A chaque paire de nt, en effet, deux petits organes symétricun, d'un entonnoir qui s'ouvre dans le } et sur lequel se branche un diverticule peloton de capillaires artériels. Tous les un même côté du corps se fixent, à leur it longitudinal commun, allant s'ouvrir
est certainement l'un des organes les plus l'on des Vertébrés. Ses dispositions, en tout que l'on observe chez les Vers annelés, c rapprochements. M. Ed. Perrier n'hésite ) persistance d'un état ancestral qui serait •iifîcat d'origine ».
ïur ensemble, les phénomènes embryolo- 1 somme, que notre organisme offre, au talion générale de ses parties. L'unité