‹ Nos parlementairesChapitre 108 sur 136 · M. A. DE MONZIE · texte numérisé non relu

M. A. DE MONZIE

Le jeune parlementaire de ce nom est une personnalité marquante de la politique et de la robe.

Supérieurement actif et intelligent, il joue dans les assemblées parlementaires les premiers rôles et a été maintes fois désigné pour un portefeuille.

Issu d’une famille catholique à laquelle est lié le nom de Bernadette de Lourdes, il est devenu républicain socialiste à la suite d’une crise d’idées.

M. A. de Monzie aime les idées comme il est attiré par les hommes intéressants. -

En un livre curieux qui s’appelle YEntrée au Forum, il a conté ses aventures intellectuelles. Cela se passait de 1896 à 1900.

Le brillant élève de Stanislas fut conquis au dreyfusisme, au socialisme. La cause ?

Le néant d’idées de la Droite et son enfance.

Il faut lire le chapitre où il conte la vie et la mort de sa servante Julie qui n’aimait ni les bourgeois ni les hobereaux. Julie, fille du peuple, avait communiqué à son petit Monsieur quelque chose de ses révoltes.

Quand son jeune maître apprit la mort de la vieille bonne, il était en pleine période électorale.

« Je connus tout de suite, dit-il, sans qu’il fût besoin de philosopher, que je n’avais rompu, en dépit des violences de ma pensée, aucune des amarres qui m’accrochaient au passé. »

M. de Monzie représente dans le régime républicain un état d’esprit nouveau assez indéfinissable, marqué au coin de l’indépendance la plus entière.

Il plaide pour le Vatican et reste l’ami de M. Malvy. Il allie les contraires avec une dextérité naturelle.

Il est très déconcertant et cela expliquerait

Page 1