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M. BERTRAND NOGARO

jamais trop à la Chambre pour paralyser le flot de tant de beaux parleurs qui ne savent pas conclure. Son regard aigu, derrière le binocle brillant, scrute les problèmes les plus difficiles et s’attache à les résoudre.

Son début à la tribune, lors de la discussion des accords de Londres, ht sensation.

Son argumentation claire, précise, causa une vive impression sur toutes les travées.

M. Nogaro promet. 11 tiendra.

Au Congrès d’octobre du Parti radical et radical-socialiste, M. Nogaro se fit remarquer par diverses interventions et surtout par un rapport où il exposa la conception agissante de la politique économique de son parti. 11 y a beaucoup à faire, avoue-t-il, beaucoup à réparer, beaucoup à redresser, beaucoup à reconstruire '.organisationdes grands marchés, révision de nos tarifs douaniers, élaboration de traités de commerce, conseils économiques, restauration de notre régime monétaire.

Tout cela fait partie du programme de demain.

La France compte à cette heure au moins

deux millions de travailleurs étrangers sur son sol. Certes, la présence de cette population étrangère est indispensable à notre essor économique, encore faut-il qu’elle soit accueillie après contrôle, avec le double souci de protéger nos travailleurs nationaux et d’éviter que cette introduction d’éléments étrangers ne donne naissance à des colonies étrangères inassimilables ou indésirables.

La politique économique a trouvé chez le Député des Hautes-Pyrénées un avocat précieux qui aura l’occasion de donner sa mesure au cours des pourparlers internationaux qui se poursuivent.

M. PAINLEVË

Paul Painlevé ! Ce nom était depuis longtemps inscrit dans le cœur de bien des démocrates, et l’heure de la justice immanente qui sonne pour les hommes comme pour les peuples, vient d’en faire un symbole de foi laïque et sociale.

Parisien de Paris, il débute à l’école communale de la rue du Four, révélant vite ses qualités exceptionnelles.

A Saint-Louis, il remporte tous les prix ainsi qu’à Louis-le-Grand. Lauréat au concours général, normalien, il professait à vingt-trois ans, à la Faculté des Sciences de Lille et, à vingt-huit ans, en Sorbonne.

En 1900, l’Académie des Sciences l’appelait dans son sein. Elu député de Paris en 1910,

il passa vite de la rue de Grenelle à la rue Saint-Dominique et devint Président du Conseil des Ministres.

M. Paul Painlevé a eu l’honneur de préconiser la concentration de la flotte française dans la Méditerranée, ainsi que le projet d’incorporation à 20 ans, qui donne à notre armée un renfort de 180.000 hommes.

Il s’attacha dans ses diverses fonctions à donner une impulsion féconde à l’activité de nos ingénieurs et de nos savants.

Propagandiste de l’aviation, il demandait une flotte de mille avions.

Il nommait Foch et Pétain, réclamait instamment l’aide américaine et envoyait six divisions au delà des Alpes, le lendemain de Caporetto.

M. Edouard Herriot lui écrivait à ce moment : « Vous avez bien mérité de la Patrie. »

Les heures tragiques de 1917 sont présentes à toutes les mémoires. C’est alors que le Président du Conseil, en butte à toutes les attaques et aux méfiances des réacteurs de tout acabit — malgré son idéologie qu’on veut

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