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M. PAINLEVÉ

«■ Une démocratie ne peut vivre sans générosité », s’écriait-il dans son discours présidentiel.

Cela révèle l’homme qui, par son intensive campagne de conférences à travers le pays, a pu réveiller l’esprit républicain et pour qui se lève, enfin, le jour de gloire !

Son nom restera sur les lèvres de tous ceux qui n’ont jamais séparé dans leur cœur l’amour de la France et de la République.

M. ANDRÉ PAISANT

M. André Faisant est en même temps poète, artiste, avocat et député : c’est un assemblage de qualités assez rare pour être souligné.

A peine inscrit au Barreau, il fut secrétaire de la Conférence et se créa vite une très grosse situation à côté des maîtres de la parole, s’imposant dans ce milieu légèrement féroce par le talent, la probité, la conscience professionnelle ; naturellement simple et bon, il avait su conquérir des sympathies unanimes.

Avocat complet, aussi bien en cour d’assises qu’au civil, il arrachait le verdict de pardon ou livrait la pièce décisive, tout cela avec la plus élégante des simplicités.

Un beau jour la politique le tenta. « Je me

M. ANDRÉ PAISANT

présente à vous, disait-il à son comité, sans argent, sans journal, je viens à vous, tel que je suis, armé seulement de bonne volonté et avec l’espoir de servir mon pays. »

C’était trop simple évidemment ; aussi bien il échoua, mais il devenait plus tard député de la Seine.

Aristide Briand, qui le connaissait bien, l’appréciait, lui confia successivement le Ravitaillement, la Liquidation des Stocks...

C’était l’époque de la curée, du pillage, des camps américains. M. André Paisant fit de son mieux pour tenir tête aux mercantis et, s’il n’atteignit pas son but, il en sortit les mains nettes.

Au Ravitaillement, aux Régions libérées, il ne montra qu’une ambition : celle d’aider de toutes ses forces au relèvement du Pays, s’appliquant à relever des chaumières, à reconstituer des foyers détruits.

Et le bon souvenir qu’a laissé de tous ces actes M. André Paisant ne contribuera pas peu à le faire revenir un jôur sur l’eau.

M. JULES PAMS

Le sénateur des Pyrénées-Orientales est né à Perpignan.

Avocat, conseiller municipal, député de 1893 à 1904, il fut désigné pour la haute Assemblée le 25 décembre 1904.

En 1911, il fut ministre de l’Agriculture et il détint ce portefeuille sous les ministères Caillaux et Poincaré.

Candidat des groupes de gauche à la Présidence de la République, il démissionna le 17 juillet 1913. Il obtint 327 voix au Congrès de Versailles.

En 1917, M. Clemenceau l’appelait au ministère de l’Intérieur.

Il y fit preuve de beaucoup de doigté dans les affaires difficiles qu’il eut à débrouiller.

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Il quitta le pouvoir et depuis s’est volontairement tenu à l’écart, malgré les offres réitérées qui lui ont été faites soit pour un portefeuille, soit pour la présidence du Sénat.

Contemporain et ami du maréchal Joffre, ils se rencontrent souvent au coure de manifestations régionalistes catalanes où M. Jules Pams est très apprécié.

Républicain de gauche, il s’est toujours mis à la disposition de son Parti pour l’aider et les élections récentes du 11 mai 1924 nous le montrent aux côtés du candidat du Bloc des Gauches, allant dans le département semer la bonne parole républicaine, épaulant de tout son pouvoir et de toute son influence, qui est vieille, la liste de gauche, qui fut d’ailleurs élue avec une écrasante majorité.

Bon, serviable, accueillant, M. Jules Pams jouit dans les milieux parlementaires d’une très grande sympathie. Il est certain qu’il n’aurait pas fait mauvaise figure à l’Ëlysée, où il aurait fermement, tout en restant dans la Constitution, préconisé la politique que le

Président Doumergue est en train de faire.

Ami des arts et des artistes, il a toujours encouragé toutes les manifestations de ce genre : il est d’ailleurs membre du Conseil supérieur des Arts et Président du Comité des Beaux-Arts.

Sa connaissance parfaite des questions de transport l’a fait désigner par ses collègues pour présider la Commission des services maritimes postaux. On sait que le joli port de Port-Vendres est dans sa circonscription.

C’est là d’ailleurs qu’il aime souvent aller se recueillir en ce joli château de Walmy, qui domine la plaine roussillonnaise, où tous ses amis trouvent le plus aimable accueil.

M. Jules Pains, au cours de sa carrière politique, a pu surtout rester fidèle à ses amis et ceux-ci le lui ont bien rendu, ce qui est à l’honneur de tous.

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