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PRÉFACE

Les Bonaparte avaient de bonnes raisons pour les juguler et les asservir.

Il y a eu des Chambres introuvables, elles ont été éphémères.

La Troisième République peut shonorer d'avoir eu à la tête de ses Assemblées législatives des Présidents comme Jules Ferry, Henri Brisson, Paul Doumer, Léon Bourgeois, Paul Deschanel, Raoul Péret, Paul Painlevé qui, défenseurs irréductibles de la liberté de parole, en ont du coup renouvelé le prestige, malgré les incartades de quelques Béotiens.

Non ! Un Parlementaire n'est pas ce qu'un vain peuple pense. Le député-commissionnaire tend à disparaître. Les consultations nationales se font de plus en plus sur des programmes et la vraie conception du représentant du peuple tend progressivement à se confondre avec l'idéal défini par Aristote dans sa Politique.

Le député est un mandataire : il a charge de la mission lourde et délicate d'assurer le bonheur de ses mandants.

Aussi bien avons-nous essayé ici, sans préoccupations de parti, d'attribuer à chacun les qualités de son rôle et d'en déduire la répercussion féconde qu elles peuvent avoir sur l'organisme social.

Les intéressés diront si nous y avons réussi.

Le Public qui voudra nous faire l'honneur de nous lire doit savoir que nul souci de mesquine vanité ou de basse flatterie n'a guidé notre plume et le Français moyen (nous en avons le ferme espoir), estimera que ce livre est une œuvre de Vérité, n'ayant garde d'oublier, à travers les difficultés d'une tâche aussi diverse, que c est au sein du Parlement et des Parlementaires que nous retrouverons, à jamais immortelle et inviolée, l'idée de Liberté.

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