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M. LEON BOURGEOIS

En 1906, sous le ministère Sarrien, reprit ce dernier portefeuille. Il était au Travail en 1912. En 1914, il fut de nouveau au Quai d’Orsay, sous Ribot, pendant quarante-huit heures.

Ministre d’Ëtat en 1915, il reprenait le Travail en 1917 et fit partie du Comité de guerre sous le Ministère Painlevé.

Il devint ensuite Président du Sénat, après avoir maintes fois refusé la candidature à

l’Élysée.

Voilà certes une carrière fort remplie.

Il est regrettable que l’état de santé intermittent de M. Léon Bourgeois n’ait pas permis à cet homme d’État une continuité d’action dont la République aurait bénéficié.

Sa grande culture, ses qualités intellectuelles de premier ordre, son extrême amabilité toujours souriante, son esprit diplomatique au premier chef nous ont souvent servis et même, à cette heure, il n’est pas de meilleur conseiller pour un Gouvernement républicain.

Peu d’hommes politiques se passent de ses

conseils toujours éclairés, désintéressés, et marqués au coin du plus pur bon sens.

Chaque fois que M. Léon Bourgeois prit le pouvoir, il a toujours donné nettement un coup de barre à gauche et il a été le meilleur ouvrier de toutes les lois de la Troisième République.

Les questions sociales l’ont toujours vivement intéressé et il s’est attaché avec tout son cœur à leur donner les solutions les plus conformes à la justice, à l’équité, à l’humanité.

Oui, M. Léon Bourgeois restera l’homme de la République humaine et tous ses actes, tous ses discours en sont toujours imprégnés.

Au terme de cette ébauche forcément incomplète (il faudrait des volumes pour noter les nombreux gestes de cette activité), il nous reste à souhaiter longue vie à ce brillant serviteur du pays, afin qu’il puisse longtemps encore défendre à la tête de la Société des Nations les deux idées qu’il n’a jamais séparées dans son esprit ni dans son cœur :

la France et la République.

M. BOUILLOUX-LAFONT

M. Bouilloux-Lafont est député du Finistère et Vice-Président de la Chambre des Députés. Avant d’occuper ces fonctions, il avait été Maire, Conseiller général et banquier.

Outre sa collaboration dans la grande presse parisienne et régionale, il faut citer deux ouvrages : Le Statut de la terre et le Parlement, Les Chambres de Métiers.

Il n’est pas une Commission importante M. Bouilloux-Lafont n’ait été appelé

ou

à donner son avis : au Crédit Maritime, au Comité consultatif des Chemins de fer, aux Comptes définitifs, aux Marchés de guerre ; il a également rapporté brillamment le budget de la Guerre, de l’Aéronautique et de la Liquidation des stocks.

Ses propositions de loi sont nombreuses :

citons celle relative à la création de Chambres de métiers, à la propriété rurale, aux invalides de la Marine, à la révision des Retraites.

Quant à ses interventions toujours écoutées, outre celle du 13 mars 1919 pour l’organisation d’une Société financière des Nations, il faut rappeler ses discours sur les pensions, le régime des pétroles et le relèvement de l’indemnité parlementaire, etc. Tout ce qui touche en général à l’équilibre budgétaire, à la restauration financière, aux réparations, provoque son intervention qui porte toujours.

Pendant la guerre, M, Bouilloux-Lafont, qui était membre de la Commission de l’Armée, fut Commissaire aux Effectifs ; il remplit dans la zone des armées et au front à ce titre des missions importantes avec un zèle et une conscience appréciés en haut lieu.

Le député du Finistère est membre de la Gauche radicale.

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