M. FRANÇOIS ALBERT
débauche d’esprit qui amusa beaucoup la galerie. M. Léon Bérard ne se fit pas faute de faire montre du sien. Il en a tellement.
(M. Poincaré estime qu’il en a trop !)
M. Leygues fut plus péremptoire et s’attacha à prouver dans un langage élégant que « sans Rome et sans Athènes, on peut apprendre à bien vivre et à bien mourir. »
Tous les. noms connus furent successivement invoqués selon qu’on était adversaire ou partisan de la culture gréco-latine.
M. François Albert expliqua sa réforme au sujet des décrets de 1902 et se défendit largement d’avoir fait le coup du père François.
Envisageant ensuite les questions universitaires à l’ordre du jour — en un discours ramassé auquel le Temps lui-même n’a reproché que la mesure de l’argumentation — le Ministre de l’Instruction publique promit de les résoudre avec tout son cœur et toute son énergie, n’oubliant pas que le Ministère qu’il détient n’est pas seulement technique et social, mais aussi politique.
Des bravos chaleureux jaillirent sur toutes les travées de gauche à l’adresse du défenseur de la laïcité républicaine.
M. le Ministre n’a pas encore dépouillé la vieil homme, je veux dire la fougue du polémiste d’hier.
Cela viendra. Cela vient toujours quand on est au pouvoir où il faut concilier les rêves d’antan et les aspirations de plus en plus ascendantes de la démocratie.
M. François Albert s’adaptera, parce que c’est politique et humain.