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M. HENRI FONTANIER

M. Henri Fontanier représente le Cantal.

Il appartient depuis vingt ans au Parti socialiste et il a milité dans ses rangs avec une rare vigueur.

Agrégé de EUniversité, il a su pendant longtemps concilier ses fonctions d’éducateur avec celles de propagandiste : dans les divers postes qu’il occupa, en sortant de sa chaire il ne craignait pas d’aborder la tribune pour clamer à la démocratie sa foi socialiste.

A l’île de la Réunion, à Bastia, à Tulle, à Rodez, à Marseille, il fit partout des adeptes.

Il exerçait au lycée Montaigne quand les électeurs allèrent le chercher pour les représenter au Palais-Bourbon ; ils lui firent d’ailleurs une élection triomphale.

Sa haute culture, généreuse et humaine — il est de l’école des Herriot, des Delbos, des Daladier — sa formation intellectuelle empreinte de souffle démocratique plut fort à ses collègues de la Chambre des Députés qui le désignèrent comme secrétaire de la Commission des Affaires étrangères.

11 y fera besogne utile, car il a étudié à fond les questions extérieures et à l’heure où l’on a tant besoin de démêler les fils diplomatiques assez embrouillés depuis la guerre, il faut se féliciter d’une recrue de la valeur de M. Henri Fontanier.

Cet esprit méthodique et avisé apportera dans les solutions proposées l’esprit généreux et démocratique dont il est nourri et dans la nouvelle équipe des jeunes, nous le verrons bientôt briller au premier rang.

M. FRANÇQIS-MARSAL

M. Frédéric François-Marsal a une grande réputation financière dans les milieux ad hoc.

Administrateur de la Banque de l’Union Parisienne, expert financier près de la Commission du Traité de Paix, il est à ses heures journaliste, et on a lu avec intérêt dans Y Echo de Paris des critiques sérieuses des clauses financières du Traité de Paix sous la signature : Custos.

Ancien élève de Saint-Cyr, il était en 1914 commandant de Chasseurs à pied et attaché à l’Ëtat-Major du Général de Castelnau. A la démobilisation, M. Clemenceau l’attacha à son Cabinet. Il est officier de la Légion d’honneur et décoré de la Croix de guerre.

La guerre finie, il reprit la direction de la Banque Privée et c’est là qu’en 1920 M. Mil-

lerand alla le chercher pour en faire un Ministre des Finances. Il conserva son portefeuille sous le ministère Leygues et devint tout d’un coup — le prestige ministériel y fut pour quelque chose — sénateur du Cantal.

Son passage au ministère des Finances fut surtout remarqué par des difficultés de tout ordre, triste héritage de la Grande Guerre, et il n’apparaît pas que M. François-Marsal y ait trouvé des solutions adéquates.

Il est inscrit au Groupe de l’Union républicaine et a signé récemment le manifeste du Parti républicain national aux côtés de M. Millerand.

L’ancien Président de la République a tenu à récompenser la fidélité de l’homme qui, au moment de la crise élyséenne de 1924, eut le courage d’accepter la Présidence du Conseil éphémère qu’il lui offrit : elle ne dura que trois jours.

Ajoutons que M. François-Marsal a des sympathies dans d’autres milieux, notamment à la Ligue des Familles nombreuses, parce qu’il est père de six enfants.

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