M. FRANKLIN-BOUILLON
Habile manœuvrier, connaissant les ficelles des couloirs, il sait au moment voulu parader avantageusement à la tribune : il y fait montre d’un incontestable talent de parole, d’une fougue émue, d’une babileté de mise en scène qui rendent ses interventions dangereuses.
Beaucoup de ses amis pensent que sa prodigieuse activité est excellente à condition d’être contrôlée.
Sa grande force a été la connaissance parfaite de la langue anglaise : ajoutons-y une éducation idéologique en même temps que pratique, une précoce intuition de la vie et de la politique européenne qui semblent excuser ses ambition diplomatiques.
D’aucuns les trouvent d’ailleurs démesurées.
Il paraît que M. Franklin-Bouillon solliciterait le poste diplomatique de Washington.
C’est un gros morceau.
Le Gouvernement serait assez disposé à lui accorder Angora.
Qui vivra verra.