‹ Nos parlementairesChapitre 99 sur 136 · M. ANDRÉ MAGINOT · texte numérisé non relu

M. ANDRÉ MAGINOT

Au cours d’agapes intimes dans un petit cénacle artistique et littéraire où il fréquentait, M. André Maginot, dès le Quartier latin, avait chuchoté à ses amis : « Je serai député ! je serai ministre ! »

Quelque fée bienfaisante s’est-elle penchée sur son berceau pour lui prédire cet avenir ? M. Maginot n’a confié à personne les origines de son ambition.

Le fait est que jeune encore il a été député et il était hier encore Ministre.

Mettons que la grande amitié de M. Poincaré l’ait singulièrement aidé à réaliser son rêve, il y a mis beaucoup du sien, beaucoup d’entregent et une volonté réelle.

A Revigny, dont sa famille est originaire et

où se trouve sa maison paternelle, il est très aimé et les Meusiens en général l’entourent d’une affectueuse sympathie.

Quand la guerre se déclara, M. Maginot se souvint qu’il était un homme d’armes (le député de la Meuse est un escrimeur di primo cartello) et il s’engagea bravement dans les rangs.

Assez grièvement blessé comme sergent d’infanterie à la tête de sa section, il subit un long et douloureux traitement, guérit de sa blessure et revint parmi ses électeurs.

11 fut naturellement réélu par ces patriotiques populations qui ont subi l’invasion.

Le 20 mars 1917, M. Ribot l’appelle au Pavillon de Flore ; il faisait naturellement partie du Comité de Guerre avec ses collègues Malvy et Painlevé.

M. Leygues, le 23 septembre 1920, l’appela au ministère des Régions où le maintint M. Aristide Briand, lorsque le 15 janvier 1922, M. Poincaré lui adjoignit le ministère de la Guerre, qu’il conserva jusqu’à l’avènement au pouvoir de M. Herriot.

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