‹ Nos petites coloniesChapitre 1 sur 44 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis quelques années, on s'est pris en France d'un vif intérêt pour les explorations géographiques ; n^tre récente expédition du Tong-King et le traité de protectorat de l'île de Madagascar, récemment signé avec la reine des Hovas, ont plus spécialement encore appe^.é

Tatlention sur les questions coloniales. *

Et cependant, il faut bien le dire, nos colonies

restent peu connues ; quelques-unes même son**,

complètement ignorées. Combien, parmi les gens

du monde, savent que nous possédons quelque

part un coin de terre qui s'appelle Obock ? Combien

se font une idée exacte des îles Saint-Pierre et

Miquelon, par exemple? Combien connaissent les

peuples qui habitent nos possessions d'outre -mer,

la vie qu'y mènent nos compatriotes, les produits

V!il AVANÏ-PROrOS.

qu3 nous en retirons ou que nous pourrions en retirer ?

C'est p:)ur vulgariser ces questions particuliôrement intéressantes qu3 nous offrons notre œuvre au pubJic.

Nous la commençons par l'étude des possessions françaises les plus ignories. Nous les appelons P élites Colonies, parce que ce sont les moins importantes, et nous nous occupons de celles-là d'abord, justement parce qu'elles sont les moins connues.

Nous n'avons pas la prétention d'être les premiers à faire un travail d'ensomble sur les Colonies françaises ; nous croyons toutefois que l'ouvrage par nous entrepris, et dont ce volume n'est que le début,- est le seul qui, à côté des renseignements techniques sur l'histoire, la géographie, la topograp^jie, etc., fournisse des détails aussi complets sur les habitants, leurs coutumes, leurs travaux, leur vie intime. En un mot, nous avons donné beaucoup au côté pittoresque.

Nous ne prétendons p is non plus n'apporter dans cette œuvre que des Tilts absolument nou-

AVAXï-riîoros. ix

veaux. Qu'il nous soit cependant permis de dire que la majeure partie des détails dojmôs par nous proviennent de docunicnls wcdilSy de noies personnelles, et surtout do rcnsclgncnicnls dus à robligeance d'amis, qui ont long tcjiips habité ou habitent encore les pavs dont nous entretenons le lecteur.

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