‹ Nos quatre historiens modernes: Garneau, Bibaud, Ferland, Faillon [microforme]Chapitre 18 sur 20 · LE MASSACRE DE (GLENCOE · texte numérisé non relu

LE MASSACRE DE (GLENCOE

Le mode sommaire prescrit par Louis XIV pour se débarrasser de voisins incommodes, en 1689, produisit ses fruits quelques années plus tard, en 1692, Un souverain voisin sut

même renchérir sur son procédé,

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+ a , avait Iui aussi de mauvais voisins, des sujets incommodes. D'abord les Irlandais: son armée les eût bientôt mis à la raison,

Sec. I, 1886,— 10,

[avait encore dans son royaume d'autres voisins — des sujets encore plus incommodes et tout aussi impraticables : les montagnards d'Evosse.

Au sein des ravins et des sombres vallées de la Calédonie, vivait depuis plusieurs siècles un peuple qui n'avait rien de commun avec les populations environnantes, Pauvres, illettrés, vindicatifs, mais athlétiques et endureis à la fatioue et au combat, les montagnards d'Écosse, impatients de tout frein, avaient en partage un sol ingrat, presque stérile, [s ensemencçaient d'avoine quelques rares arpents de terre, vivaient de chasse, de pêche, ete. De petits chevaux nommés shelties, quelques maigres brebis, de grands bœuf encore plus sauvages que leurs maitres, tel était le patrimoine, les ressources que les clans d'Écosse où tribus se transmettaient de génctration en vénération. Une noble qualité sociale, cependant, était encore vivace parmi ces farouches habitants des bruyères : une hospitalité large et aflectueuse.

Le fier Highlander ne ressemblait nullement au paisible habitant des plaines, immiscé dans le commerce et l'agriculture.

Il en résuliait des rixes lréquentes entre les deux classes qui habitaient ce pittoresque Pays, — un état de guerre presque chronique.

I y avait de plus entre les divers clans des rancunes inextinguibles. Ainsi les Campbell et les MacDonald étaient d'ordinaire à couteaux ürés, avec le orand MacCallum More (le duc d'Argyle). Les MacLeod, les MacPherson. les MacNeil, les Mac(tresor avaient aussi chacun leur sujet de guerre; des erdetta de famille dignes de la Corse se transmettaient religieusement parmi ces farouches populations qui ne connaissaient d'autre loi que celle du plus fort, d'autre arbitre que la claymore.

Les Ecossais des plaines —/owtanders — étaient presque tous presbytériens, tandis que leurs fiers voisins des montagnes, s'ils professaient un culte quelconque, se disaient catholiques romains.

Les belliqueux “fils du brouillard” ou children of le mis, comme on les nommait, se distinguaient aussi des Jowlanders, où habitants des plaines, par leurs habitudes de déprédations.

Sur le chapitre du bien d'autrui, leurs idées étaient passablement communistes : les troupeaux, les récoltes, les denrées même des lowlanders ot des sassenachs où Anglais d'audelà de la Tweed, voilà sur quoi ils comptaient pour suppléer à ce qu'une avare nature avait refusé à leur sol comme moyen de subsistance,

Rob Roy, un montagnard type immortalisé par Walter Scott, résumait en deux lignes leur credo social :

“They should take who have the power, “And they should keep who can.”

Rien d'étonnant si l'on se plaignait d'eux comme voisins.

Guillaume de Hollande, tout grand capitaine qu'il était, voyant qu'il lui était presque impossible d'atteindre les repaires de ces intraitables populations, conçut l'idée de se prévaloir de leur misère et d'acheter leur fidélité avec de l'or britannique. Douze à quinze mille louis eussent suili, Ce projet échoua. Macaulay ajoute : “Avec un peu d'or on eût pu épargner des flots de sang.”

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à préséance en Ecosse, le duc d'Argyle ( Mac- Callum More }), le comte de Breadalbane, son cousin, et sir John Dalrymple, inieux connu sous le nom de Master of Stair.

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C'est surtout la sinistre influence de cet habile homme d'Etat qui est responsable de l’affreuse boucherie que nous allons décrire.

Dans le but de pacilier les kighlands, le voi d'Angleterre lança d'Edimbourg, une proelamation dans laquelle il ordonnait à ses sujets écossais de se soumettre, promettant amnistie entière aux rebelles qui prêteraient serment de fidélité jusqu'au 51 décembre 1691 inclusivement, et dans laquelle il dénonçait à la vindicte des lois comme traitres et rebelles ceux qui refuseraient ou négligeraient de se soumettre à cette injonction.

Les préparatifs militaires qui accompagnaient cette proclamation alarmèrent les clans : tous où presque tous se hâtèrent de donner leur adhésion avant le terme fixé; tous, excepté le clan des MacDonald de Glencoe. La fierté du chef de ce élan, Maclan, lui fit ajourner à la dernière heure ce qu'il eût dû faire tout d'abord,

Maclan remit donc au 31 décembre 1691, son voyage pour se faire assermenter, lui et ses Vassaux, Quand il se présenta au fort William et demanda qu'on lui fit prêter le serment requis, il découvrit à sa surprise que l'oflicier de ce poste, le major Hill, n'était pas magistrat, et qu'il lui faudrait aller à Inverary pour étre assermenté.

On était en plein hiver; les routes étaient encombrées de neige ; le trajet dura six jours. Muni d'une lettre de recommandation du major Hill, il se présenta devant le shérif d'Argylshire, le 6 janvier, 1692. Le shérif hésita longtemps, alléguant que ses pouvoirs étaient limités par les termes de la proclamation royale, qu'il n'osait assermenter un rebelle qui n'avait jugé à propos de se soumettre qu'après l'expiration du terme fixé par la proclamation. Enfin, le shérif se rendit aux vives instances de Maclan, et l'assermenta. I lui remit, pour présentation au conseil d'Edimbourg, un certificat spécial expliquant le retard,

Le bruit que Maclan ne s'était pas soumis dans le temps voulu parvint bientôt aux oreilles des trois grands seigneurs d'Ecosse, alors à la cour du roi Guillaume : Argyle, Breadalbane et Stair, tous trois hostiles aux MacDonald.

Is en ressentirent une secrète et sinistre joie. Enfin, ils avaient done une excellente occasion de se venger de leurs mortels ennemis, les MacDonald de Glencoe!

in anéantissant ce repaire de brigands, Stair aurait en sus la satisfaction et la gloire d'inaugurer toute une révolution sociale en Ecosse. Macaulay, l'habile panégvyriste de Guillaume IT, a soin de mettre tout l'odieux de ce complot à la charge de ses ministres et de ses conseillers; puis, il en prend occasion pour rappeler une série d’atrocités com. mises par les MacDonald. Il en est qui semblent à peine croyables.

L'histoire du clan, ajoute-t-il, malgré des exagérations et des légendes, était un tissu de massacres et d’assassinats. On répétait que les MacDonald, de Glengaryÿ, pour quelque affront qu'ils avaient subi du peuple de Culloden, en cernèrent l'église un dimanche, et, après en avoir fermé les portes, brülèrent vifs tous les paroissiens qui s'y trouvaient assemblés, Pendant l'incendie, le musicien attitré de ces meurtriers imitait par dérision, sur sa cornemuse, les cris de désespoir des victimes. Un parti de MacGregor, ayant coupé la tête à un ennemi, lui remplirent la bouche de pain et de fromage, déposèrent cette tête sanglante, sur une table en face de la sœur de la victime, et eurent la joie sauvage de voir cette pauvre femme perdre l'esprit, par l'horreur que lui causa ce sanglant spectacle.

On porta ensuite ce hideux trophée en triomphe au chef. Le clan se réunit dans une

ancienne église ; chacun porta la main sur le crâne de la personne assassinée, et jura de

protéger les assassins. Les habitants d'EÉive auraient capturé quelques MacLeod, puis, après les avoir liés pieds et poings, les auraient 1 devenir le jouet des flots ou périr de faim

Les MacLeod se seraient vengés en renfermant la population d'EÉigg en une caverne, et en allumant à l'entrée un brasier QUI consuma hommes, femmes et enfants.

Pour avoir divulgué les auteurs d'un crime, un homme fut lié à un arbre, puis poignardé ; le vieux chef du clan lui aurait donné le premier coup de poignard. La foule aurait ensuite suivi l'exemple du chef, chacun lui enfonçant son poignard dans le COrps.

Le Master of Stair en était arrivé à la conclusion qu'il fallait traiter comme des bêtes fauves ce ramas de bandits. Ilomme de lettres, homme d'Etat, profond jurisconsulte, il ne fut pas embarrassé de puiser dans l'histoire des précédents pour justifier ses actes.

Stair haïissait les clans, moins parce qu'ils étaient partisans de la dynastie déçue — les Stuart — que parce qu'il les considérait comme les ennemis irréconciliables de la loi, du commerce, de l'industrie,

La destruction, non seulement des MacDonald, mais de bien d'autres clans qui ne valaient pas mieux, signilinit Ja perte d'au-delà de 6,000 personnes.

On a de Stair une lettre contenant ses instructions aux troupes chargtes de la triste mission dont il sera question plus tard: cette lettre est d'un calme et d'une concision terribles : # Vos troupes, y est-il dit, ruineront en entier le pays de Lochaber, les terres de Lochiel, de Keppoch, de Glengarry, de Glencoe. Vous serez revêtus de pouvoirs suffisamnment étendus. J'espère que les soldats n'embarrasseront pas le gouvernement de prisonniers ?

À peine cette sanguinaire missive eut-elle été expédiée, que la nouvelle se répandit à Londres que tous les clans, hors celui de MacDonald de Glencoe, avaient fait leur mission au roi ; désappointement pour Stair.

sou-

Restait encore néanmoins un clan en révolte : mais un obstacle s'opposait à la froide vengeance de Ntair. Maclan, le chef des MacDonald, avait réellement prêté le serment voulu, bien que subséquemment au terme fixé par la proclamation royale,

Par une ténébreuse intrigue ourdie probablement par Stair, le certificat du shérif d'Argyle constatant la prestation du serment fut supprhné ; ment au pere du Master of Ntair, président du consvil d'] ofliciellement au conseil.

s'il fut communiqué privédimbourg, il ne fut jamais soumis

Ntair, Breadalbane, Argyle ayant, dit Macaulay, comploté la perte des MacDonald, ils n'avaient plus qu'à remplir la formalité de s'abriter derrière la sanction royale,

[à lait done avoir un ordre signé du roi Guillaume. On avait fait au oi des peintures si sombres de ces montasnards, que le prince anglais, déjà prévenu contre eux, se persuada facilement — s'il y réfléchit du tout — que c'était une bonne occasion de mettre un terme aux déprédations dont tant de personnes se plaignaient,

Guillaume signa le fatal warrant, “11 signa, dit Burnet, mais sans lire l'ordre qu'on lui présenta.” Il était Conçu comme suit : “Quant à Maclan de Glencoe et cette tribu, si l'on peut la séparer clairement des autr:

rèt de la loi, d'extirper ce ramassis de bandits ?

Je vous ferai grâce des nombreux motifs invoqués ponr atténuer cette

atroce sentence, que Macaulay prête à son héros Guillaume II afin de le laver d

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Macaulay, comme d'ordinaire, abonde en raisons spécieuses sinon convaineantes, et fournit un plaidoyer fort brillant, plein d'éloquence.

Mais hätons-nous d'en venir à la catastrophe,

Si l'on eut agi ouvertement et employé la main armée pour détruire les MacDonald, le mode eût au moins trouvé des apologistes : l'histoire avait des précédents tout prêts. Mais cest précisément ce qu'il n'eut pas été sage d'entreprendre. La force était impuissante contre ces rapaces renards des highlands blottis dans leurs inaccessibles tanières, On eut donc recours à la ruse, à la trahison.

Le ler février 1692, cent vingt troupiers du régiment d'Argyle, commandés par un capitaine Campbell et un lieutenant Lindsay, se dirigèrent sur Glencoe,

Lindsay était bien dans son rôle: un front d'airain, une hypocrisie consommée, un cœur inaccessible à la pitié, l'avaient désigné à l'autorité.

Ses relations de famille avec Maclan lui avaient donné de rares facilités pour s'introduire parmi les MacDonald : su nièce avait épousé Alexandre, le fils du grand chef.

L'arrivée des habits rouges avait d'abord inspiré de l'alarme, que le lieutenant Lindsay dissipa en affirmant ‘que les troupes n'étaient stationnées dans les environs que pour y prendre leurs quartiers d'hiver. On les reçut à bras ouverts ; on l'hébergea lui et sa troupe dans le hameau.

Les MacDonald, avec cette hospitalité proverbiale qui distingue les clans d'Ecosse, inirent leurs chaumières aussi bien que leurs provisions de bouche à la disposition des troupes anglaises ; les officiers étaient cordialement recus comme hôtes, admis sous le toit domestique des chefs, partageant avec eux les joies, la vie intime de famille. Les longues soirées d'hiver s'écoulaient agréablement au coin du feu de tourbe. On s'y livrait aux amusements du temps. La partie de cartes même n’était pas oubliée, dit Macaulay.

La perfidie poursuivait sa course tortueuse. Le capitaine Campbell montrait une affection particulière pour la nièce du chef, ainsi que pour son mari. Chaque matin il allait chez eux réclamer le traditionnel coup d’appétit—un verre d'eau-de-vie de France — don peut-être du dernier des Stuart. Ses relations lui fournirent les moyens de tout voir, de bien épier les sentiers de la forêt qui pourraient faciliter la fuite des victimes, lorsque le signal du massacre serait donné.

[ faisait rapport de jour en jour à son chef, le lieutenant-colonel Hamilton, qui devait plus tard le rejoindre et lui prêter main forte à la tête d'un détachement de 400 soldats, choisis à dessein dans le clan Campbell, les ennemis mortels des MacDonald.

Hamilton avait fixé la date de la boucherie au 13 février, à cinq heures avant le jour. À cinq heures précises, ce 13 février, le capitaine Campbell avec ses 120 séides devait ésorger tous les Macdonald de Glencoe âgés de moins de soixante-dix ans, hommes, femmes et enfants.

La veille, Campbell et Lindsay avaient soupé et joué une partie de cartes chez ceux qu'ils avaient mission de massacrer quelques heures plus tard.

L'histoire raconte que pendant cette nuit d'horreur les soldats se lamentaient et murmuraient. Rencontrer les MacDonald sur le champ de bataille, c'est bien ! s'écrie 5 soldat, mais les surprendre et les égorger dans leurs lits, cela me répugne.” “Notre devoir est d'obéir, lui répond un camarade ; s'il y a mal en ceci, c'est ànos chefs à en porter la responsabilité.”

78 JM, LEMOINE

À cinq heures du matin, Hamilton, retardé par l'état des routes, n'était pas encore arrivé ; les ordres de Campbell étaient péremptoires, et la boucherie commença,

Mverrigen, qui hébergeait Campbell, et neufautres MacDonald furent pris à l’improviste, liés et assassinés. Un enfant de douze ans, enlacant de ses bras les genoux de Campbell, demanda en sanglotant qu'on l'épargnat Campbell allait fléchir, mais une brute ayant nom Drummond brüla la cervelle à l'enfant

Un chef du nom d'Auchintriater, qui s'était levé de bonne heure ce matin-là, et qui était assis avee sa famille composée de huit personnes autour de son feu, essuya une décharge de mousqueterie qui l'abattit avec sept de ses enfants ; son frère s'évada et se cacha dans la forêt,

Lindsay étant allé frapper amicalement à la porte du grand chef Maclan, ce dernier, sans rien soupéonner, lui ouvrit la porte et reeut une balle dans la tête. os deux serviteurs furent égorgés, et sa vieille épouse, alors vêtue avec la rude magnificence due à son rang, se vit dépouillée et assaillie par la soldatesque effrénée, Un troupier, tenté par une bague qu'elle avait au doigt, et ne pouvant la lui enlever, lui déchira la chair avec ses dents. Elle expira le lendemain

Bien que le guet-apens eût été préparé avec une habileté consommée. l'arrivée tardive du lieutenant-colonel Tamilton et de ses 400 soldats, et surtout l'erreur capitale des égorgeurs, qui s'en remirent à leurs armes à fou, au lieu d'employer le poignard, qui fait son œuvre sans bruit, firent manquer en grande partie le sanguinaire complot.

Les habitants de cinquante chaumières, alarmés par les décharges de mousqueterie, avaient pris les sentiers glacés des montagnes. Le fils du chef Maclan. éveillé par ses lidéles serviteurs, au moment même où vingt soldats allaient le cerner. s'évada.

On compta à pen près trente cadavres, y compris ceux de deux femmes. Ce qui fit frissonner d'horreur les bouchers mêmes, ee fut In main d'un petit enfant que l’on ramassa, tranchée sans doute dans le tumulte,

Un seul MacDonald avait survécu: mais, comme il était âgé de plus de soixante-dix ans, On avait cru que son grand âge le protégerait : Hamilton Le massaera froidement,

On init Le feu au hameau ; puis les troupes se mirent en marche. conduisant avec elles des troupeaux de moutons, des chèvres, neuf cents bœufs ot vaches, et deux cents petits chevaux ou ponies ÉCOSSAIS,

Combien de fuyards trouvèrent la mort dans les neiges des montagnes ?

Combien de pauvres mères avec leurs enfants à la mamelle blanchirent la plaine de leurs os ou servirent de pâture aux oiseaux de proie ? Qui le saura ?

Après le départ des soldats, plusieurs des survivants revinrent contempler les cendres et les décombres de leurs demeures, et donner la sépulture aux cadavres de leurs proches.

La tradition raconte que le barde du élan escalada un rocher voisin du lieu du sinistre, et de ce point élevé, exhala ses poignantes lamentations sur ses frères égorgés et sur leurs demeures incendiées,

Quatre-vingts ans plus tard, le peuple de cette morne vallée de Glencoe, répétait encore ce Jai funcbre,

Voilà une des pages les plus sombres des annales de la Grande-Bretagne: et, si l’o-

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O1 reiomber surtout sur Îe Aaster of Star, le comte de Breadalbane et le due d'Argvle, est-ce que la mémoire du souverain anglais Guillaume IfI, tout illustre capitaine qu'il a été, est exempte de souillure ?

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