GARNEAU
D'après le Dictionnaire Généalogique de T'Abbé C! Tanguay, le fondateur de la famille de François Xavier Garneau faisait partie de la nombreuse émigration venue au Canada, du Poitou, en 1655. L'aieul de M. Garneau était un riche cultivateur de Naint-Augustin, près
L'Abb6 IH, R. Casgrain.
JAMES MePITERSON LeMOINE SUR
Québec, et son Svmpathique bios raphe, M, Fabbé Henri Raymond Casgrain, S'appuyant sur
les données de M. l'abbé Tanguay, assigne, comme jour de sa naissance à Québec, le 15 juin
1809. Avant d'entrer en eléricature chez fon M. An Mibald Campbell, notaire, le studieux Jeune homme apprenait les rudiments de la langue dans une des écoles fondées par un homme de bien et un ami des lettres, Joseph François Perrault, dont le patriotisme et les éminents services, viennent d'être signalés d'une manière si heureuse par le Docteur Prosper Bender, de Québec, son bios raphe.*
L'amour des voyages dévorait le Jeune étudiant et après une intéressante exc ursion
dans le Golfe Kaint-Laurent, les Prox inces Maritimes et le Haut Canada on 1828, le futur historien S'embarquait pou l'Europe le 20 juin 1831. À Londres. Garneuu se plaisait à assister aux débats du Parlement Pnpérial. où il entendit souvent parler Daniel O'Connell, Lord John Russell, Lord Stanley, (Sir) Robert Peel, Richard Lalor Shoil. Joseph Hume, Arthur IE Rocbuck
(L'Hon.) Denis Beni, Viger, député par la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada auprès
du gouvernement impérial, se trouvait alors à Londres. Il alla le visiter et devint plus
tard son secrétaire, puis il séjourna pendant quelque temps à Paris et repartait pour
le Canada le 10 mul 1833, De rot
our dans ses foyers, M. Garneau s'associa comme notaire, pendant un an, avec M. Besserer, alors membre dei Chambre d'Assemblée : puis, il entra
comme comptable dans une banque : inv fit que passer: ses brillants essais poétiques, Les
Oiseaue Blanes, L'Hirer. ot La Dernier Huron. datent de cette léconde période de 1832-97. F. X. Garnean, comme poëte, n'a été apprécié qu'à demi; il est consolant de savoir que la plume élégante de M. Chauvean va tenter de mettre à sa place surle Parnasse du Canada lilustre écrivain. En 1840, M. Garneau jetait les bases de son Histoire du Cunudu. Le pre-
mier volume était livré à sos avides lecteurs en 1845, le second en IS46, le troisième en
1848. Le récit s'arrétait à l'établissement de la constitution, en 1791. M. Garneau publiait en 1852 une seconde édition de son histoire. Non travail S'arrétait à l'acte d'Union des deux Canada (1840). Une troisième édition de l'Histoire du Canada vit le jour en 1859, M. Andrew Bell. de Montréal, en 160,
en donna une traduction anglaise fort peu satisfaisante, En 1855, M. Garneau faisait
insérer dans les colonnes du Journal de Québec le Voyage en Angle-
terre ben France. Co fat on 1842 qui se firent sentir los premières atteintes de la cruelle
maladie —l'épilepsie- Qui Vingt-trois ans plus tard le condusit au tombeau. Pendant
quelque temps on le rencontre dans les bureaux de la Chambre d'Assemblée comme sonstraducteur. En 1844 il fut nommé erefler de Ta cité de Québec: on
comber à une attaque de Gevre tvphoide
IS46, 11 faillit suc- [continua néanmoins, avec une exactitude exemplaire, à remplir les fonctions de greffier de la cité jusqu'en mai 1864. Une recrndescence de son vieux mal le forea à résigner son emploi: et le Conseil de Ville Jui vota, en
reconnaissance des services qu'il avait rendus à In cité, une pension de retraite de Æ€200 Par année. ['décédait à Québec le 3 février 1866. En ISOT, un mausolée fruit d'une contribution nationale, recevait les restes mortels dé Pillustre historien. Que vous dirais-je, Messieurs, que vous ne sachiez déjà, sur la vie et les œuvres de ce grand citoyen, de 6 Vrai patMote® Des relations personnelles, intimes même. üvec notre éminent compatriote, pendant les dernières années de sa vie, sa présence sous mon toit à une
rétunion d'hommes de Jettres que certaines cireonstances m'empécheront toujours
Oid and New Canada, Das mn Bros, Montreal,