‹ Nos représentants pendant la révolutionChapitre 28 sur 32 · Convention nationale. Rapport et projet d'une loi · texte numérisé non relu

Convention nationale. Rapport et projet d'une loi

Relative aux mines, par Poultier, représentant du peuple. Imprimés en vertu du décret de Brumaire. — (Paris) De l* imprimerie nationale. Pluviôse l'an 3, In-8% 38 p.

4. Convention nationale. Rapport fait au nom du comité des inspecteurs du palais national, Par Poultier. Imprime. . . — (Paris) De l'imprimerie nationale. Pluviôse^ l'an troisième. In-S®, 3 p.

Pour proposer des changements (qui ont été adoptés) dans la disposition de la salle des séances de la Convention .

5. Convention nationale. De la force armée, chapitre oublié dans le projet de la commission des onze ; par Poultier, représentant du peuple. Imprimé..., le 8 thermidor de l'an 3. — (Paris) De l'imprimerie nationale^ Thermidor an 3. In-8°.

6. Convention nationale. Moyen d*opérer la fusion des deux tiers de la Convention dans le Corps législatif, Proposé le 10 fructidor, par Poultier, Représentant du peuple. Imprimé... — A Paris^ De Vimp. nat. Fructidor, an III. In-S", 4 P-

7. Corps législatif. Conseil des Anciens. Discours de Poultier, prononcé le 4 pluviôse dans la discussion sur la résolution relative à la loi du 9 floréal. — Paris, De l'imprimerie nationale. An 4. In-8*.

8. Corps législatif. Conseil des Anciens. Rapport sur le complément du Corps législatif, par Poultier, Séance du 8 prairial an 4. — Paris, de ^imprimerie nationale^ an 4- In-8*.

g. Discours prononcé par Poultier en faisant hommage

au Corps législatif des premières livraisons du « Médail-

V lier des hommes célèbres de la révolution » Séance

du 19 ventôse an 9. — Paris, de l* imprimerie

nationale, An g. In-8*.

IcoNOGR. Son portrait figure dans la Galerie des conventionnels.

Doc.BioGR. Z>ic/«o/i/i. des Parlem.^ t. 5. — Les crimes et forfaits du représentant du peuple Poultier, avec l'acte d'accusation porté contre lui. — De l'imprimerie de Clermont, rue Percée, n" 16. S. d. In-S^, 12 p. (Signé: D'**. En dépit de son titre, cette pièce est une apologie, sous forme de dialogue entre Marat et Richer-Serisy).

POUTRAIN ( Louis-Alexandre; . Député suppléant du

tiers-état du bailliage de Lille en 1789, né à Tem pleuve

le i6 mars 1764, mort à Lille le i5 août 1837. Poutrain avait fait ses études au collèg-e d'Anchin à Douai et suivi les cours de droit de Tuniversité de la même ville; il se fit recevoir avocat et alla exercer à Lille. II embrassa de bonne heure les principes de la Révolution et fut élu, le 3 avril 1789, député suppléant aux États-Généraux par le tiers-état du bailliage de Lille. 11 fut admis à siéger à l'Assemblée, le 23 mars 1790, par suite de la démission de Wartel, et il y vota silencieusement avec la majorité. Il prit toutefois la parole, en 1791, pour s'élever contre les inconvénients qui résultaient de l'inviolabilité de la personne du roi. a A l'aide du principe de l'inviolabilité, » dit-il, les comités nous proposent de déclarer que le roi » ne peut pas être mis en cause ; j'ignore à quelle consé- » quence funeste pour la liberté on peut nous conduire avec » un pareil système ; j'ignore si, après un pareil décret, il » nous restera encore quelques moyens pour affaiblir en » ses mains le terrible moyen de corrompre que lui donne » une liste civile de 3o millions ; s'il nous sera possible » d'empêcher le roi de mettre un second Galonné à la tête » des finances et un second Bouille à la tête des armées ; si » les comités pensent que tous ces moyens doivent lui être » laissés, qu'ils nous disent aussi franchement qu'ils veulent » jeter un voile funèbre sur la liberté française. Je demande » que, du moins, ils nous présentent l'ensemble de leurs » vues sur le sort du roi, et qu'ils n'oublient pas que » Monsieur n'est pas inviolable par la Constitution, w {Moniteur^ séance du 12 juillet 1791. Son nom y est orthographié : Putraink.)

Après la séparation de l'Assemblée, Poutrain revint à Lille et fut bientôt élu membre de l'administration de ce district. Sous l'Empire, il retourna à Templeuve, se fixa ensuite à Cappelle, devint conseiller général du département

(depuis la création ju.squ'en i8i5) et jug^e de paix de son canton. Il fut destitué de ces dernières fonctions par le g*ouvernement de la Restauration, mais la monarchie de Juillet les lui rendit et il put les exercer jusqu'à sa mort.

Doc. BiOGR. Verly, Biogr. lill.-^ Dictionn. des Parlem.^ t. 5.

PROUVEUR DE PONT (AUGUSTE- Antoine-Joseph, baron de Grouard, chevalier). Député à TAssemblée législative de 1791, né à Valenciennes le 11 décembre 1709, mort à Douai le 2 mars i843.

Fils de Augpuste-Florent-Bertrand Prouveur, trésorier principal des ponts et chaussées de la province de Hainaut, et de dame Marie-Thérèse Duwez, Prouveur de Pont avait été, sous l'ancien régime, conseiller pensionnaire de la ville de Valenciennes et membre des États du Hainaut. Les électeurs du département du Nord l'élurent, le cinquième, le 3o août 1791, député à l'Assemblée législative. Il y fit partie de la Gironde et prit la parole à plusieurs reprises, notamment à propos de l'organisation des gardes nationales volontaires (17 décembre 1791), sur la poursuite du crime d'embauchage où il combattit la proposition que faisait le comité de législation d'attribuer ces délits aux tribunaux criminels (i3 avril 1792), sur la suppression des droits casuels (i4 juin). Il s'était fait également inscrire pour prendre part à la discussion relative à la fabrication des assignats, mais « des prétendues motions d'ordre et des changemens » qu'il ne pouvait prévoir dans Tordre du jour, ne lui permirent pas de prononcer son opinion, aussi la fit-il imprimer.

Le 7 mai 1792, il proposa d'envoyer un message au roi en faveur de Rochambeau, et enfin, dans la séance du i3 juillet 1792, il demanda que le ministre de la justice rendît compte dans les trois jours, ce qui fut adopté

unanimement, des poursuites exercées contre les auteurs de la journée du 20 juin.

Après la séparation de l'Assemblée, Prouveur revint à Valenciennes, où il fut élu procureur de la commune, puis juge au tribunal du district. Ayant adhéré au coup d'état de Bonaparte, il fut nommé, le 18 floréal an VIII, souspréfet de Cambrai, promu quelque temps après préfet de rindre, puis de la Vienne le 6 avril 181 5, Lors de la deuxième Restauration, il rentra dans la vie privée.

L'empereur, satisfait de ses services, Tavait comblé d'honneurs : il avait été fait chevalier de l'Empire le 2 août 1808, puis baron de Grouard le 5 août 1809.

BiBLiOGR. I. opinion de M. Prouveur, député du département du Nord, à l'Assemblée nationale, sur le Rapport du comité de l'extraordinaire pour une émission d'assignats en dessous de 5 livres. — Paris^ imp. Laurens Vaine et C'% rae d'Argenteuil, n" /4. S. d. (1791). In-8% 16 p.

a. Opinion de M. Prouveur, député du département du Nord, sur la suppression, sans indemnité, des droits féodaux casuels, Prononcée le i4 juin 1792, l'an 4" de la liberté. Imprimée par ordre de l'Assemblée nationale. — (Paris) De V imprimerie nationale, S. d. (1792). In-80, i4 p. (Biblioth. de M. Qaarré- Reybourbon.) 3. Discours prononcé par le citoyen Prouveur, Sous- Préfet de l'arrondissement de Cambrai, le 2 vendémiaire an IX (24 septembre 1800) à la cérémonie de la distribution des prix aux élèves des écoles publiques, et de la remise aux administrateurs des hospices du buste et du portrait de Fénélon. — Cambrai, Defrémery et Raparlier, an IX (i8oo)y In-8% 8 p.

Doc. BiOGR./>{c/ionn. des Parlem,, t. 5.

QUINETTE (Nicolas-Marie), baron de Rochemont. Député

au Conseil des Cinq-Cents en Tan IV, né à Paris le 16 septembre 1762, mort à Bruxelles le i4 juin 1821.

Clerc de notaire à Soissons en 1789, Quinette d*abord hostile à la Révolution, s'enthousiasma bientôt pour les idées

nouvelles, se fit élire député à T Assemblée législative^ puis à la Convention où il vota la mort de Louis XVI sans sursis et devint ensuite membre du Comité de salut public. Envoyé alors près de Dumouriez pour le décider à se présenter à la barre de la Convention, il fut arrêté et livré aux Autrichiens, le ler avril 1798, avec quelques autres représentants du peuple. Sur trente-trois mois de captivité, il en passa vingtneuf au Spielberg avec Drouet et fut échangé, ainsi que ses compagnons d'infortune, contre Madame, duchesse d'Angoulôme .

Le 24 vendémiaire an IV, Quinette fut élu député par le département du Nord dans les 89 suppléants et fut appelé à représenter notre département au Conseil des Cinq-Cents, par suite des diverses options. Secrétaire (3 pluviôse-2 ventôse an IVj, puis président du Conseil (ler frimaire- ler nivôse an V), Quinette ne tarda pas à afficher une grande modération et proposa même d'accorder des secours aux enfants des émigrés. A la suite du coup d'état du 18 fructidor, il fut nommé administrateur de l'enregistrement, puis ministre de l'intérieur. Sous le Consulat, il devint préfet de la Somme, et sous l'Empire, conseiller d'état, sénateur, baron de Rochemont. Après avoir voté la déchéance de l'empereur et s'être rallié à lui pendant les Cent-Jours, Quinette était tout prêt à servir la Restauration, mais il fut exilé comme régicide et alla se réfugier en Belgique dont il ne revint plus.

Doc.BiOGR. Z)/c/ionn. des Parlem.^ t. 5.

RENAUT (PlERRE-LOUIS-JOSEPH) . Député du clergé du bailliage du Quesnoy en 1789, né à Bavai le 24 août 1740, mort à une date inconnue.

L'abbé Renaut, après avoir été vicaire de Saint-Martin à Bavai, était devenu curé de Preux-au-Bois en 1774; il remplissait encore les fonctions de ce ministère, lorsqu'il fut

élu, le i8 avril 1789, député aux Etats-Généraux par le clerg'é du bailliag'e du Quesnoy. Partisan des réformes, il fit partie de la majorité de l'Assemblée constituante, du Comité ecclésiastique et de la Commission pour la vente des biens du clergé. Il n'hésita pas à prêter le serment à la constitution civile du clerg-é, le 27 décembre 1790, et ne perdit pas une occasion de protester de son dévouement à la Constitution .

Le 9 juillet 1791, dans les Affiches nationales du département du Nord y iournal qui paraissait alors à Douai, il dénonçait quelques-uns de ses anciens confrères et en particulier le clerg^é de Landrecies, comme étant des contrerévolutionnaires. Renaut était alors curé constitutionnel de la paroisse du S . Sépulcre à Cambrai, créée depuis peu de temps. Le 22 mai précédent, il avait prononcé, dans la Société des Amis de la Constitution de cette dernière ville, un discours (qui a été imprimé) et dans lequel il expliquait les motifs de son adhésion à la constitution civile du clergé.

Le 16 août 1797, Renaut était élu, par 4 voix, député

suppléant du clergé constitutionnel du Nord pour assister

au Concile national que l'on organisait à cette époque.

Enfin, après le Concordat, on lui offrit la cure de Somain,

mais il refusa ce poste et disparut. On ne sait ce qu'il est

devenu depuis.

BiBLiOGR. Discours prononcé dans la Société des Amis de la Constitution de Cambrai ?

IcoNOGR. Le portrait de Renaut a été dessiné par Perrin, in-8«.

. Doc.BiOQK.Dictionn. des Parlem.^ t. 5.

RIVIÈRE (JeA^N-BaPTISTE-GaBRIEL). Député au Conseil des Anciens en l'an VII et au Corps législatif en l'an VIIÏ, né à Gravelines le 8 octobre 1739, y décédé le 28 mai 1825.

Fils de Jean- Baptiste Rivière, dit La Rivière, et de Marie- Anne Mantagnet, il fut, avant la Révolution, secrétaire-

greffier du Mag-islrat de Gra vélines (1772), jgreffier du

subdélég-ué de l'Intendant de Flandre à Gra vélines, échevln

au môme lieu (1779). Elu, le 25 janvier 1790, maire de

Gravelines, il occupa ces fonctions jusqu'au i5 novembre

1793 ; le i4 février suivant, il fut nommé juge de paix de

son canton et ne cessa de l'être que le 4 février 1798.

Entre temps, Rivière avait été membre du directoire, puis

administrateur du département du Nord (1795). Le 26

germinal an VII, il fut élu député de notre département au

Conseil des Anciens: il y siégea du côté droit, sans toutefois

s'être signalé par quoi ce soit. Rallié au 18 brumaire, il fut

choisi, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur, comme

député du département au Corps législatif et ne sortit de

cette assemblée qu'en Tan XIV. Il revint alors à Grave-

lines, y fut élu conseiller municipal et préposé aux fonctions

de receveur d'une partie des biens de la sénatorerie du

général Jacqueminot, qu'il occupa jusqu'à sa mort.

En dehors de ces emplois publics, qu'il remplit toujours

avec le zèle et la probité les plus louables, Rivière était,

depuis 1770, le père temporel du monastère des Clarisses

anglaises de Gravelines, il sut le sauver de la ruine pendant

la Révolution et en remit tous les biens, après la tourmente,

aux religieuses qui s'étaient réfugiées en Angleterre. Ce

monastère est depuis i838 occupé par les Ursulines.

IcoNOGR. Son portrait, peint à Thuile et où il est représenté en costume de membre du Corps législatif, se trouve dans un parloir du monastère des Ursulines à Gravelines .

Doc. BioGR. Z)/c//o7i/i. des Parlem.^ t. 5. — R. de Bertrand, Hist. du couv. des pauvres Clarisses Anglaises de Gravelines. (Dunkerque, Kien^ ^«^«^7, In-8^) passim.

ROBECQ (Anne-Louis-Alexandre de Montmorency, prince

de). Député delà noblesse du bailliage de Bailleul en 1789, né à Paris le 26 janvier 1724, y décédé le 12 octobre 181 2,

Le prince de Robecq, grand d*Espagiie de première classe, chevalier des ordres da roi, marqais de Morbecqae, comte d'Estaires, vicomte d'Aire et baron d'Haverskerque, avait embrassé la carrière des armes. Colonel du régiment de Limousin en 1 744i brigadier en 1 748, maréchal de camp en i749f Heutenant^général des armées du roi le 26 juillet 1763, il fut appelé, vers 1765, à succéder au chevalier de Mézières, comme commandant général de Dunkerque et de la Flandre maritime. Le prince de Robecq s'acquitta de ces dernières fonctions avec beaucoup de zèle et les nombreux services qu'il rendit alors à la ville de Dunkerque, doivent le faire ranger au nombre des bienfaiteurs de cette cité. En 1 777, il fut nommé au commandement général des provinces de Flandre, Hainaut et Cambrésis. Elu, par acclamation, député de la noblesse du bailliage de Bailleul aux États- Généraux, le 9 avril 1789, le prince de Robecq se montra tout d'abord partisan des réformes ; il accompagna Louis XVI, lors de sa rentrée à Paris, le 16 juillet 1789 et fut, bientôt après, nommé membre du Comité ecclésiastique. Le 3 1 août 1 790, il demandait un congé, ne reparaissait plus à l'Assemblée Constituante et émigrait en 1791 .

Le prince de Robecq rentra en France sous le Consulat et, à ce propos, le Dict. des Parlent, reproduit la curieuse autorisation suivante, tirée des Archives nationales : ce Au » Préfet de police. J'ai permis, citoyen préfet, à Anne- » Louis-Alexandre Montmorency-Robecq et Louise-Alexan- » drine-Emilie Larochefoucauld, son épouse, de se rendre » à Paris, pour y demeurer sous votre surveillance, jusqu'à » ce qu'il ait été statué définitivement sur la prévention )) résultant de l'inscription de son nom sur la liste des » émigrés. Vous me rendrez compte de l'exécution de cette » mesure. Le 22 vendémiaire an IX. » La prévention fut tranchée par un certificat ainsi conçu : ce Je soussigné,

» membre de la commission des émigrés, certifie qu'Anne- » Louis-Alexandre M ontmorency-Robecq , ex-constituant, » et Louise-Alexandrine-Ëmilie La Rochefoucauld, son » épouse, ont été rayés par cette commission. Le i6 » vendémiaire an IX. (Signé) Duchosal. » Doc.BioGR. Z)ic/ioRR. des Parlent.^ t. 5.

ROUSSEL (Jean-Baptiste-Joseph) . Député du clergé du

bailliage de Bailleul en 1789, né à Merville le i5 septembre 1734, mort à une date inconnue.

L'abbé Roussel était curé de Blaringhem depuis 1777, lorsqu'il fut élu, le 3 avril 1789, député du clergé du bailliage de Bailleul aux Etats-Généraux. Acquis aux idées de réforme, il fit partie de la majorité de l'Assemblée et prêta, le 3 janvier 1791, le serment à la constitution civile du clergé. Cependant, il se rétracta peu après, protesta à la tribune contre la vente des biens ecclésiastiques et, désavouant son attitude antérieure, il signa, le 12 septembre 1791, la protestation de la minorité contre les actes de l'Assemblée Constituante.

Son nom figura, en 1793, sur la liste des prêtres déportés

pour refus de serment. On perd toute trace de lui après

cette époque, et il est probable qu'il est mort en exil.

IcoMOGR. Son portrait a été dessiné par Lambert, in-4« ; un autre portr. a été gravé par Courbe, d'après un dessin d'Isabey, in-8<* ; il existe un troisième portr. de lui, non signé, in-80,

Doc.BioGR. Z){C^<on/i. des Parlent., t. 5.

SAINTE-ALDEGONDE (Pierre-François-Balthazar Genech, comte de). Député de la noblesse du bailliage d'Avesnes en 1789, né à Lille le 6 décembre 1768, décédé dans la même ville le 3i décembre i838.

Le comte de Sainte-Aldegonde était colonel du régiment de Champagne-Cavalerie^ lorsqu'il fut élu, le 16 avril 1789,

député de la noblesse du bailliage d'Avesnes aux États- Généraux. Il siégea obscurément dans cette assemblée (son nom n'est môme pas cité au Moniteur) et émigra après la session.

Devenu gentilhomme de Monsieur (Louis XVIII), le comte de Sainte-Aldegonde rentra en France à Tépoque de la Restauration, fut nommé maréchal de camp, le 9 décembre i8i4, lieutenant-général le 20 février 181 5, mais n'exerça aucun commandement actif.

Le comte de Sainte-Aldegonde avait deux frères : l'un fut pair de France en 1827, et l'autre député de l'Aisne eu i8i5.

IcoNOGR. II existe plusieurs portraits de ce député : un dessia de Labadye, in-8« ; le même, gravé par Courbe, in-8* ; un portr. gravé par Massard, d'après un dessin de Perrin, in-8* ; un portr. gravé et dessiné par Quencdey, in-8*.

Doc.BioGH./>{c//o/i/i. des Pariem.^ t. 5.

SALM-SALM (GUILLAUME-FLORENTIN, prince de). Député du clergé du bailliage de Lille en 1789, né dans les domaines de sa maison à une date inconnue, mort à Hannbach (Bavière) le i4 septembre 1810.

Fils du prince Nicolas-Léopold, chanoine des chapitres de Strasbourg et de Cologne, tréfoncier de celui de Liège, le prince de Salm-Salm avait été nommé à Tévêché de Tournai, par Marie-Thérèse d'Autriche, le 20 mai 1776. Il occupait encore ce siège avec distinction, lorsqu'il fut élu, le 7 avril 1789, député aux États-Généraux, par le clergé du bailliage de Lille. Invalidé, le 20 juillet 1789, comme étranger, malgré sa résistance et malgré les mémoires qu'il publia et où il soutenait notamment que le garde des sceaux l'avait déclaré électeur et éligible par une lettre du 29 mars 1789, l'évêque de Tournai fut remplacé à l'Assemblée constituante par Tabbé Nolf.

Le prince de Salm-Salm, étant retourné en Belgique^

désapprouva la révolution brabançonne et se retira à Francfort-sur-le-Mein. c< Cette retraite, dit le Moniteur du » II novembre 1789, ne contrarie point les principes de » TAssemblée nationale de France, qui n'a pas cru devoir » admettre M. Tévéque de Tournai parmi les représentants » de la nation française. » C'est de cette ville que révoque de Tournai envoya, le 22 février 1791, à ses diocésains, un mandement qui fut dénoncé à la commune de Lille parle procureur-syndic Sacqueleu. La commune défendit la lecture et le colportage de ce mandement, ce comme contraire aux nouvelles circonscriptions terri- » toriales, et où cet évoque prend les titres de prince, » d'altesse, etc., qui ont été supprimés. » Quelques jours auparavant, on avait reproché au curé de la Madeleine de Lille, M. Saladin, « sa conduite répréhensible » pour avoir donné lecture de ce mandement, et on l'avait invité à remplir ses fonctions de pasteur « d'une manière plus conforme » à l'esprit de la religion », jusqu'à ce qu'il fut remplacé par un « prêtre citoyen », Une légère amende envers les pauvres lui avait même été imposée.

La fidélité du prince de Salm à la maison impériale d'Autriche lui valut l'archevêché de Prague, dont il prit possession le 28 septembre 1793. 11 mourut en Bavière, à Hannbach, près d'Amberg.

BiBLiOGH. I . Observations pour M. Tévêque de Tournay (sur la validité de son élection). — S. l. n d. In-4», 6 p.

a . Mémoire pour M . l'évéque de Tournay, député aux États-Généraux (sur le même objet). — S. l. n. d. In-4% 16 p.

SALLENGROS (ALBERT -BONIFACE- FRANÇOIS). Député à l'Assemblée législative de 1791 et à la Convention, né à Maubeuge le 19 mai 1746, mort en Belgique en 18 16.

Avocat au Parlement et écheviu à Maubeuge sous l'ancien

rég'ime, Sallengros s'éprit avec ardeur des idées noayelles et fit partie du nouveau corps municipal installé à Maubeug-e en 1790. Le 2 septembre 1 791, il fut élu par le département du Nord député suppléant à TAssemblée lég^islative et appelé à y siéger immédiatement par suite de Toption de Lacombe Saint-Michel pour le département du Tarn. Il alla s'asseoir au milieu des membres de la gauche de cette assemblée, mais ne sortit pas de l'obscurité. Tout autre fut son attitude à la Convention, où il fut élu, le 5 septembre 1792, le neuvième sur douze, et figura parmi les Montagnards. Dans le procès de Louis XVI, après avoir répondu non aux deux premiers appels, il répondit au dernier de la manière suivante : a Je ne puis capituler ni avec mes devoirs, ni avec » la loi. Je suis convaincu de toutes les trahisons de Louis; » je ne puis me dispenser de prononcer la mort. » Envoyé ensuite en mission dans le Nord, il annonça bientôt à la Convention que Maubeuge était menacée et revint à Paris, où, lorsqu'on discuta la question du rappel de Briez, en raison de sa correspondance avec Cobourg, Sallengros intervint en faveur de son collègue et demanda qu'il fût maintenu à son poste. Il retourna lui-même pendant quelque temps à l'armée du Nord, puis de retour à la Convention, il fut nommé membre du Comité des travaux et des secours publics .

Sallengros prit une part très active aux travaux de ce comité et fit en son nom d'assez nombreux rapports dont l'objet est relatif à des secours sans intérêt pour notre région ; mentionnons seulement sa proposition de réunir la Sambre et l'Oise par un canal et sa demande de secours en faveur des habitants de Landrecies pour les indemniser des pertes éprouvées par eux pendant le siège et le bombardement de 1798. Il fut enfin secrétaire de la Convention du 16 messidor au !«*■ thermidor an III (4- 19 juillet 1795).

Rentré dans la vie privée après la session, Salleng'ros adhéra plus tard au i8 brumaire^ et lors de la Restauration, il se trouva atteint par la loi contre les régicides. « Il obtint » d'abord, dit le Dictionn. des Parlent,^ un sursis tempo- » rairepour empêchement physique (il avait une éruption » dartreuse) et partit de Paris le 5 juin 1816 pour la » Bel|°^ique où il mourut quelques mois après. »

BiBLioGH. I. Convention nationale. Compte-rendu Par Sallengros. Imprime par ordre de la Convention nationale. (Paris) Imprimerie nationale, Pluuiôse an 3. In-8*, a p. C'est le compte- rendu de sa mission dans le Nord; il y dépensa 1670 1. 3 s.

2 . Convention nationale. Motion d'ordre, par Sallengros. Imprimée. . — A Paris, De V imprimerie nationale. Pluviôse an III. In-8, 38 p.

Pour la prompte exécution du canal de jonction de la Sambre à l'Oise, de celui de l'Oise à la Meuse, de la Sambre à l'Escaut et pour faire achever de suite le canal de la Sensée entre Bouchain et Douai. ( Voy. à ce sujet, Bibliogr. Poultier, n* 2 . )

3. Convention nationale. Motion d'ordre par Sallengros, Séance du 19 messidor an III, Sur une égale et juste distribution du territoire de la République par les administrations départementales, des cantons et municipales. Imprimée... — (Paris) De ^imprimerie nationale. Messidor, l'an III. In>8**, 3 p.

4. Sur les indemnités à accorder aux fonctionnaires publics, et par qui? Et sur la longueur excessive du département du Nord. Par Sallengros, représentant du peuple. Imprimé. . . — A Paris , De l'imprimerie de Guérin^ rue des Boucheries Honoré, «• 93 j, In-8", 4 p.

Il demande que certains fonctionnaires publics soient salariés par leurs juridiciables et administrés.

IcoMOGR. Son portrait figure dans la Galerie des Conventionnels.

Doc.BiOGR. Z){c//o/i/i. des Parlem., t. 5.

SCHEPPERS (Louis-Joseph). Député du tiers-état du bailliage de Lille en 1789, né à Lille (paroisse Saint- Maujrice) le 24 décembre 1734 (et non en '735^ 1765 ou

1758 comme le dissent toates les biographies antérieures)^ mort dans la même ville le a avril 1795.

Tous les écrivains qui se sont occupés de nos députés du Nord ont confondu jusqu'ici Louis-Joseph Scheppers, né de Jean-Baptiste-Joseph et de Marie-Joseph De Lobel (ou Delobelle) avec son fils Louis-Joseph Scheppers-Crépy, qui fut maire de Lille, et son neveu Leclercq-Scheppers, député au Conseil des Cinq-Cents, dont nous avons donné plus haut la biographie. On lit même, dans VEssai de biographie lilloise, à Tarticle de Scheppers, qu'en 1842, il ce était » le dernier survivant des membres de la municipalité de » 1792; il habitait Valenciennes. L'administration munîci- » pale de Lille l'invita à prendre part au jubilé du siège ; » Scheppers vint assister à ce glorieux anniversaire, puis » retourna à Valenciennes, où il mourut peu de temps » après. » Reproduisant ce passage, un annaliste de Lille ajoutait même tout dernièrement : ce II fut le dernier des » constituants^ comme Fockedey le dernier des conven- )) tionnels I »

La véritable histoire, c'est qu'en 1789, L.-J. Scheppers était un honorable négociant de Lille, conseiller à la Chambre consulaire, qui se signala par son zèle de réformateur et fut élu par le tiers-état de ce bailliage député aux Etats- Généraux. 11 alla y siéger de la façon la plus obscure parmi les membres de la majorité et ne se signala à l'attention publique qu'en apposant sa signature au bas de la Lettre,*, à leurs Commettans, rédigée par Merlin de Douai. (Voy. Bibliogr, génér,, n** 17). Lors de la clôture de la session, Scheppers revint à Lille et y mourut oublié quatre ans après.

IcoNOGR. Son portrait a été dessiné par Gros et gravé par Deliens, in-S**; il figure en outre dans la collection Levachez, in>4*; et dans Van Hende, Lille et ses institutions communales, p. 347.

Doc.BxoGR. Verly, Biogr. lill, — Dictionn. des Parlem.^ t. 5.

SCRIVE (Albert-François-Joseph). Député au Conseil des

Cinq-Cents en Tan V, né à Lille le 4 janvier 17.54, y décédé le 28 février i8o3.

Fils de François-Albert-Joseph et de Thérèse- Joseph Dupire, Scrive appartenait à une vieille famille de Lille qui a produit plusieurs hommes remarquables. Après avoir fait ses études de droit, il fut reçu en 1779 avocat en parlement et exerça sa profession à Lille, tout en remplissant les fonctions de g'reffier-adjoint de la subdélég-ation de la Flandre wallonne en cette ville et celles de gard'orphène en 1786 et 1788. Quand survint la Révolution, il en embrassa les principes avec ardeur, mais se tint tout d'abord à l'écart des fonctions publiques. En 1794, Scrive fut élu procureursyndic du district de Lille, et l'année suivante, il y devint conservateur des hypothèques. Le 26 g-erminal an V, les électeurs du Nord renvoyèrent comme député au Conseil des Cinq-Cents. Scrive, revenu depuis longtemps de son enthousiasme des premiers jours de la Révolution et écœuré de tous les excès dont il avait été le témoin, appartenait alors au parti des Clichyens ; aussi fut-il, en cette qualité, expulsé du Corps législatif, quelques mois après, par le coup d'état du 18 fructidor.

Scrive revint alors à Lille et y reprit ses fonctions de conservateur des hypothèques. Nous n'avons pas besoin de dire avec quel plaisir il se rallia au régime issu du ï8 brumaire, qui lui confia le poste de commissaire central du gouvernement à Lille, puis, le 18 floréal an VIII (2 mars 1800) celui de sous-préfet de la même ville. Scrive fut le premier titulaire de cette fonction et n*y eut d'ailleurs qu'un seul successeur ^, la préfecture du Nord ayant été

1. Arborio Cazzane, devenu ensuite sous-préfet de Douai, puis préfet du département de la Stura (Italie) .

transférée de Douai à Lille le lo août i8o3. Scrive était mort à son poste, le 28 février précédent, laissant le souvenir d'une administration aussi sage qu'éclairée. c< S'il » est un reproche à lui faire, dit un éloge nécrologique D de Tépoque, c'est celui, bien honorable, d'avoir toujours » voulu trop faire par lui-même. De là cette surcharge de » travail qui Ta écrasée la dernière année de sa vie et a » peut-être accéléré sa fin. — Scrive, ajoute naïvement la » notice, fut bon ami, et il aurait été bon mari, bon père,

» s*il n'eut pas préféré le célibat à l'état de mariage. »

Doc.BiooR. il nu. siaiistique du Nord pour l'an XI I^ not. nécrolog, p. 348>349. — Dictionn, des Parlem., t. 5.

SIMON DE MAIBELLE (PIERRE-JOSEPH) . Député du tiersétat du bailliage de Douai en 178g, né à Dînant (Belgique) le 17 novembre 1726 (et non en 1728 comme on l'a toujours indiqué jusqu'ici), décédé à Douai le 28 septembre 1795 (et non le 28 juillet 1793, comme l'a imprimé par erreur M. de Ternas dans les Souvenirs de la Flandre wallonne).

Fils de Jean-Baptiste^ et de Marie Frérotte, docteur en droit, savant jurisconsulte et quatre fois recteur de l'Université de Douai (1765, 1766, 1771, 1781)» Simon de Maibelle était professeur à la faculté de droit de l'Université de Douai depuis le 22 août 1754, lorsqu'il fut élu^ le 4 avril 1789, premier député aux États-Généraux par le tiers-état du bailliage de Douai. Quoique partisan, en principe, de certaines réformes , le digne professeur n'accepta qu'à contre-cœur la grave mission que lui confiaient ses concitoyens . 11 se rendit cependant à Versailles et siégea parmi les modérés. Il prêta le serment du jeu de paume, fut président du troisième bureau et parut à la tribune le 24 septembre 1789. Il prit la parole^ c'est l'unique fois qu'il le fit d'ailleurs, à propos de la contribution des privilégiés : « Vous avez promis^ Messieurs, dit-il^ de faire

Si des Français une famille, et de les rendre tous frères ; » je vous prie de ne pas faire des frères favorisés, des » frères aînés ; il ne faut pas sacrifier les uns au profit » des autres. Nous autres^ en Flandre, nous ne connaissons » pas les privilég^iés ; nous n'avons qu'un rôle, et si vous » nous traitez comme les provinces méridionales , vous » faites avec nous une société léonine.... » Et TAssemblée rendit un décret conforme à l'opinion de Torateur.

Après les attentats d'octobre, Simon de Maibelle, efiFrayé de Ja marche des événements, crut devoir abandonner son mandat; il donna sa démission le 12 novembre 1789, fut remplacé par le suppléant Pilât, et revint à Douai où il termina sa carrière dans une retraite profonde.

DoG.BiOGR.iSoai;. FI. Wall ^ 187 4y p. 168. — Dictionn. des Parlem., t. 5.

TARANGET ( AndrÉ-EtiENNE-Louis) . Député au Conseil des Cinq-Cents en l'an V, né à Lille le 2 août 1 762 ; mort à Douai le 26 août 1837.

Fils d'un chirurg-ien-major de Thôpital militaire de Lille, puis de celui d'Arras, Taranget fit ses humanités dans cette dernière ville et, selon le désir de ses parents, commença ses études théolog'iques ; il les avait suivies pendant deux années et avait obtenu remise de la troisième, en même temps que l'offre d'un canonicat, lorsqu'il renonça à la carrière ecclésiastique pour laquelle il ne se sentait pas une vocation suffisante. Il vint alors à Douai et y suivit les cours de médecine de TUniversité: il y conquit brillamment le g'rade de docteur, prit part au concours ouvert pour la chaire de physiologie laissé vacante par M. Bernard et en fut nommé docteur régent le 2 mai 1782. « Tarang-et, dit » Duthillœul (Gai. Douais,)^ obtint un grand succès dans » son professorat ; il fut bientôt reçu membre de T Académie » d'Arras ; sa réception eut lieu le même jour que celles

» de Carnot et de Maximiliea Robespierre. » Il y a là quelques erreurs, toujours répétées depuis, et qu'en dépit d'une coïncidence visiblement recherchée, il convient de rectifier. Robespierre fut reçu membre de F Académie d*Arras le i5 novembre 1783, Carnot le fut le 10 mars 1787, quant à Taran^et, il n'a jamais fait partie de cette savante société qu'a titre de membre honoraire et sa nomination est du mois de février 1786. (Cf. Van Drivai. Hisi» de l'Académie d'Arras^ p. 58, 62, 248.)

Après la suppression de l'Université (1791), Tarang-et refusa le serment civique, le 10 août 179a et fîg'ura bientôt sur la liste des suspects ; il ne conserva sa liberté que g^râce à sa réputation d'habile praticien. En i794i il fut nommé médecin de Thôpital militaire de Douai et faillit mourir du typhus qu'il y avait contracté.

Le 24 germinal an Y, Tarang'et fut élu député du Nord au Conseil des Cinq-Cents. Il appartenait au parti des Clichyens et fut, comme tel, exclu de la représentation le 18 fructidor suivant. Il n'avait pris qu'une fois la parole au sein de cette Assemblée pour faire, sur les vNratering-ues, un rapport qui a été imprimé. Au comité de l'instruction publique, dont il fit partie, il rendit quelques services appréciés seulement de ses collègcues.

De retour à Douai, il se consacra tout entier à son art et fut élu, en l'an VI, membre du Conseil municipal, dont il ne cessa plus de faire partie jusqu'en i83o. Le 7 floréal, an XII, Taranget devint membre du jury médical du Nord (fonctions qu'il n'abandonna qu'en i833), puis, en 1809, lorsqu'on érig-ea l'Académie de Douai, avec une faculté des lettres, Tarang-et, amateur passionné des belles-lettres, fut nommé doyen et professeur de littérature française de cette faculté, et peu de temps après, recteur de l'Académie. Il occupa ces fonctions jusqu'en 1827. 11 avait été décoré de

la Légion d'honneur en 182 1. Pendant les dernières années

de sa vie, Taranget avait repris l'exercice de la médecine ;

il fut Tun des plus ardents propagateurs de la vaccine et se

vit décerner, en 1806, par le Préfet du Nord, une médaille

d'or, « pour avoir, dit Plouvain (Souv., p. 638), à l'autorité

» d'une pratique nombreuse , ajouté celle de préceptes

» lumineux, en publiant, en i8o4, un traité ayant pour

» titre : Réflexions sur la vaccine. » Le savant docteur a

d'ailleurs écrit beaucoup d'autres ouvrages, comme on le

verra plus bas. Il était membre non résidant de l'Académie

de médecine et avait été l'un des principaux fondateurs de

la Société de Médecine et de la Société d'Agriculture de Douai.

BiBLioGR. I. Examen des faits relatifs à Topératioa de la symphyse, pratiquée à Arras, par M. Retz, docteur en médecine, et M. Louis Lescardé, maître en chirurgie. — ..-. lyyS...

a . Dissertatio physiologica de succorum excrementiorum excretione, et prœcipue de insensibili transpiratione. Duacit ex iypis Willerval, 1782, In-4*.

3. Dissertatio medica de Variolis. — Daacij ex typis Willervalt 1782. In-/»".

Ces deux ouvrages sont les thèses soutenues par Taranget pour l'obtention du grade de docteur.

4. Epidémie observée au village de Pont-à-Rache A une lieue de Douay, dans l'automne de lygo. Par M. Taranget, D. M. Professeur Royal de la Faculté de Douay, et Membre de plusieurs Académies. — A Lille^ de V imprimerie de C. M. Fétérinck- Cramét Imprimeur ordinaire du Roi, ijgo^ In-4*, 28 p.

5. Essai sur la constitution médicale et sur les maladies observées acluelleraent (1795) dans la commune de Douai, avec un supplément sur les moyens de se préserver, autant que possible, de ce terrible fléau. — ? 1795.

6. Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait par André Taranget (du Nord), au nom d'une commission spéciale, Sur les canaux de desséchemens, dits Waterinyhes, situés dans le district de Bergues, département du Nord. Séance du 7 fructidor an V. A PariSf de imprimerie nationale, Fructidor an V. In-8% Il p.

7. RéflexioDS sur la vaccine, suivies d'an rapport sur les vaccinations pratiquées dans la ville de Douai, département du Nord; depuis Fructidor an X jusqu^cn Frimaire an XII. — Douai, Marlier, an XII {i8o4) . In-8», 77 p.

8. Mémoire sur le seigle ergoté, par M. Taranget. — Douai, i8o6. In-8*.

Cette brochure est analysée dans le II* Cahier des

Séances publiques de la Société des Se. de Lille,

g. Compte-rendu par la Société médicale de Douai des

vaccinations faites dans la ville depuis le i" janvier

jusqu'au i*'' avril 1807 (Par M. Taranget). — Douai^

r»« Descamps ^ 1807. In-8«.

10. Dans le Journal de médecine : Réflexions sur le nouveau remède proposé contre la rage, par M. Dcmathiis (1787, t. 62, p. 17.)

1 1 . Dans le Journal de médecine^ chirurgie, pharmacie : Observations et réflexions sur une maladie putride (1784), t. 63, p. 58a). — Observation et réflexions sur une lactation survenue à une chienne par la succion d*un jeune chat (1785, t. 63, p. aa4).— Observation sur une mort prompte, à la suite d'un accouchement naturel (1786, t. 66, p. 271). — Observation sur une maladie rare de l'œsophage (1786, t. 67, p. a54). — Observations sur une affection peu commune de l'œsophage (1786, t. 68, p. 25o). — Mémoire à consulter sur une perte spermatique involontaire (1786, t. 68, p. 439). — Réflexions et conjectures sur les loupes (1787, t. 73, p. 52). — Lettre à à M. Gallot sur un cas de spermatorrhéc (1788, ^- 74» p. 77). — Observations sur l'usage des vési-

. catoires dans certaines maladies de poitrine (1788, t. 76, p. 406). — Constitutions épidémiques observées à Douai en Flandre (1788, t. 77, p* 429).— Mémoire sur les morts subites (1789, t. 81, p. 3o). — Lettre à M. Baumes sur une affection scrofuleuse (1791, t. 86, p. 363). — Observation de Tétanos (1791, t. 87, p. 341). — Tétanos observé à Douai (1791, t. 89, p. 184). — Observation de gangrène à la suite d'une fièvre éruptive, suivie de quelques réflexions relatives à cette espèce de dégénérescence (1792, t. 91, p. 257). ^ Quelques vues relatives à l'organisation d'une grande école de médecine; lettre à Macartan, médecin adjoint de Thôpital de Valenciennes (1793, t. g3, p. 10).

13. Dans la Feuille de Douai: Réflexions sur la mortalité des enfants, extrait du rapport mensaire fait au préfet du département du Nord (floréal an X).

i3. Dans les Annales de la Soc, de Médecine prat, de Montpellier: Observation sur Taffection catarrhale (grippe) qui a régné dans quelques départemens du Nord de la France dans les premiers mois de l'an XI, Pluviôse et Ventôse (Floréal an X, p. 201).— Constitution météorologique et médicale de la ville de Douai, département du Nord, an XII (Prairial an x3, mai i8o5, p. a57).

14. Dans les Mémoires de la Soc, des Se, de Lille: Traduction des tableaux d'Addington sur la vaccine (vol. I, cahier 4i P* 7^).

IcozfOGR. On voit au musée de Douai, un buste de Taranget, grandeur nature, plAtre par H. Fâche.

Doc.BioGR.A. Maugin: Notice nécrologique sur M, Taranget, médecin. Douai, j83y. In-8* (et dans Mém. de la Soc, d'Agric. de Douai, 1 837-38). — Duthillœul: Galerie Douais., p. 369. — Dictionn. des Parlem. t. 5.

THÉLU (THÉODORE-ALBERT-AUGUSTIN-ALEXANDRE). Député au Conseil des Cinq-Cents en Tan VI, né à Dunkerque le 12 février 1760, y décédé le 11 août 1887.

Nég'ociant à Dunkerque, Thélu prit une assez grande part dans sa ville natale aux affaires publiques; en 1791, il est désig'né pour signer les billets de confiance ou as.signats de 20 sous; en 1793, il participe à la rédaction du procès-verbal du siège de Dunkerque; en 1794, il fait partie de la municipalité, installée sans élections par les jacobins Isoré et Cordange qui régnaient alors en mattres à Dunkerque.

Le 24 g'erminal an VI, Thélu fut élu député du Nord au Conseil des Cinq-Cents et alla y siéger parmi les membres de la majorité g'ou vernementale . Il fit fixer les dépenses du ministère de la police, donna son opinion sur le transport et l'entrepôt des sels et sortit du Conseil en Tan VIII. Il retourna alors à Dunkerque et ne reparut plus sur la scène politique.

BisuoGR. I . Corps lé^slatjf . Conseil des Cinq-Cents. Opiaioo de Théla, Sur la nécessité d*antoriser le transport des sels par mer sons acquit à caution, et de leur accorder l'entrepôt dans tons les ports de la RépaUiqne. Séance du i8 pluviôse an 7 . — [Paris) De V imprimerie nationale. Plavioae an 7. In-8*, 6 p.

Doc.BioGii. Z>fc/iofiA. det Parlem., t. S.

VAN DEN BAVIÈRE (GuiLLAUm: JOSEPH). Député daclerigré du bailliag'e de Bailieul en 1789, né à Hondschoote le 3 mai 1742, mort à Bruges (Belgique) le 7 mars i8i5.

Fils de François Cornil Van den Bavière, qui fut échevin d'Hondschoote y et de Catherine-Philippine de Corebyter, Tabbé Van den Bavière était licencié en théologie et curé de Terdeg>hem, lorsqu'il fut élu, le i5 septembre 1789, député du clerg'é du bailliag'e de Bailieul, en remplacement de l'évêque d'Ypres, récemment invalidé. Admis à siéger le 29 septembre, le nouveau député, très attaché à l'ancien rég'ime, comprit tout de suite l'impuissance de la minorité à enrayer la marche de la révolution ; il préféra donner sa démission et, dès le i4 janvier 1790, il était remplacé par le suppléant Palmaert.

Il va sans dire que l'abbé Van den Bavière refusa de

prêter serment à la constitution civile du clergé. Un peu

plus tard, il passa en Belgique et se retira à Bruges où il

est mort.

Doc.BiOGii. Diciionn. des Par lent, y t. 5.

VANHŒNACKER (LOUIS-BONAVENTURE). Député à TAssemblée législative de 1791, né à Lille le 16 janvier 1784, décédé dans la même ville le 22 mars 1794-

Honorable négociant, homme vertueux et bienfaisant, Vanhœnacker, élu maire de Lille le 16 janvier 1790, avait rempli, à la satisfaction de tous, ces fonctions alors si difficiles. Elu, le dixième sur douze, par les électeurs du département du Nord, le i®' septembre 1791, député à

l'Assemblée législative, il fut remplacé à la mairie de Lille, le 9 décembre suivant, par André, de {glorieuse mémoire. A l'Assemblée lég'islative, Vanhœnacker, siég^ea parmi les modérés et vota silencieusement avec eux. Il fît partie du comité du commerce et y rendit modestement de sérieux services. Après la législature, il revint à Lille et y mourut

deux ans plus tard.

BiBLioGR . I . Discours prononcé par M. Louis Vaiihœnacker, maire de la commune de Lille, au nom du corps municipal, la commune assemblée, le 20 février 1790. — Lille^ imp. de Jacquez^ imprimeur du Corps municipal. S. d. (1790) In-8% II p.

11 y remercie ses concitoyens de Thonneur qu'ils

lui ont fait en le nommant, il promet d'apporter

tout son zèle dans ses fonctions et espère que

l'estime de tous le suivra quand il sera rentré

dans la foule d'où on Ta tiré : a Nous ne concc-

8 vons point, dit-il en terminant, d'illustration

» qui l'égale (cette estime), nous n'ambitionnerons

» jamais de récompense plus chère.

a . Discours de M. le Maire de Lille en Flandre, Prononcé

après le serment des gardes nationales, lors de la

confédération tenue à Lille le 6 juin 1790. — (Paris),

De ^imprimerie de Vezard et Le Normantt rue des

Préires Saint-Germain CAuxerrois, 1790. In-8», 4 p.

Ce patriotique discours a également figuré dans le

n" 68 de V Abeille patriote, de Lille, p. 278 ; on

le retrouve aussi dans la réimpression qui a été

faite de ce numéro. (Voy. la note de la page 23

ci-dessus.)

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