LE MARDI SAINT
I. — Quand, le lendemain matin, Jésus et ses Disciples descendirent le mont des Oliviers pour rentrer dans Jérusalem, ceux-ci virent en passant le figuier (i> ché Jusque dans ses racines '. Le miracle, la v. avait été instantané, ainsi que le dit saint Matthieu, maine s'arrétant pas alors devant l'arbre, ce n'est q; lendemain que les douze virent l'effet delà divine ii diction. Us en demeurî^rent si frappés que Pierre interpella le Sauveur. Maître, te figuier que vous avr: maudit, le voilà s/'ché ' ! La slupt-raclion de ses apôtres montrait à Jésus que renseignement avait porté coup et que son apparente faiblesse ne voilait plus \ leurs yeux ses réels pouvoirs. 11 s'en tint là, et sanrépondre à Pierre sur le miracle du flguier, il lui découvrit une merveille plus grande encore dont lui-m^mc et les autres Disciples seraient l'objet. La puissance doni il venait de leur donner une si éclatante preuve deviendrait 1h leur, et plus grande encore. Non seulement, il> pourraient, armés d'un pouvoir divin, dessécher un figuier jusqu'à ses racines, mais bouleverser la nalunrenverser les montagnes, étendre sur toutes les créât» r<-
• Marc.. XI, 19, ».
» ««rr \C i\ Mm \XI. M.
PVISSANCB DR LA FOI rr DE LA PRIÈRE 43
.- irK'sisliblo. En vérité, dit-il, si vous
ri que vous n'hésitiez pas, non seulement
vous deitséchere: un figuier, mais vous direz à cette
' irine-toi et Jette-toi dam la mer;
, jettera «. Ils expériracDlèrenl plus
Urd la vérité de celle promesse, et si nous ne lisons pas
qu'ils aienl précipilé des montagnes dans la mer, ils
firent. \ la lettre, éclater de plus grandes merveilles que
. . !.- ,,[.r..s parleur Maître. L*ombre seule de Pierre
[Ms .1 I -ut fs malades les guérissait ; les linges qui
i\,i. lit t-ur!i.- Paul suffisaient à opérer des miracles, el
;; , 1 h ;• f. ; it, Pierre d'une parole foudroya Ananie
hire, tl l'aul livra au «l-'inAn romme à un bourreau
^ lueux de Corinthe .
Cette transmission de pouvoirs n'était pas ce que Ié«as avait le plus à cœur d'annoncer aux Douze, mais source el les conditions marnes de ces pouvoirs. I i^^sant que par la foi, la prière, la cha-
i .„. .. .. .1 possible à celui qui croit, même le
iracle, si Dieu le juge nécessaire. Tout est possible
rloul dans l'ordre de la sanctification el du salut. 11
est pas une plante vénéneuse ou stérile, pas un vice,
pas une habitude mauvaise, qu'armés de la foi nous ne
j.iii^-i.ti- Tiir. i,.'r II iiM- noire âme. Le démon, dont le