‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 10 sur 101 · PARABOLE IH' KESTW DES^ NOCES · texte numérisé non relu

PARABOLE IH' KESTW DES^ NOCES

c«r l'époque est toute différente : nous sommes ici au lendemni .1 l'union du Verbe avec

la natur< e des tristesses du Cal-

Yair« et se revêt de délices et de splendeurs ; c'est la vie ne avec les joies qui dès la terre présagent les j . ciel. Ce ne sont plus les antiques prophètes qui

nt envoyés à Israël, ce sont les apôtres qui multiplient 1 ""orts pour rappeler au salut ce malheureux peuple

chaque juur davantage dans sa perdition. Les Juifs détinitivement chassés de l'Eglise, les nations idolâtres y entrent Tous y sont admis, pauvres comme riches, et les pauvres de pn férence à tous les autres. Mais y demeure-t-on sans condition? Comment le croire?

ILe banquet royal ne souffre de convives que ceux que revêt la rohe nuptiale. Les haillons sordides du pécht' ne f>aur»ient dri^honurer une aussi royale assemblée. Et si les Juifs sont exclus du royaume de Dieu pour leur incrédulité, le chriHien peut s'en faire chasser pour ses vices. Le royaume des deux est semblable à un lioi qui célébra les noces de son fils *. Le t roi » c'est Dieu, Térilable roi du ciel et de la terre. Dominateur universel et universelle Pr C'est lui qui nous envoie son

tu» unique, et ce ... prenant pour la nature humaine d'un incompréhensible amour, se l'unit, en fait son se, et, en attendant qu'il lui fasse habiter le ciel are avec elle dans le lieu de son dur exil. « Le Royaume des Cieux » dont parle la Parabole est donc, non pas l'Eglisf ' mte du ciel, mais l'Kg' I

tante de la terr<- la fonde durant sa rie i

et eo conQe la garde à Mt tp<)lret. Alors commence auprès des Juifs déicides les derniers efforts de la Misé-

• MaU., XXII, 1, 1. Luc, XIV. 10.

T. in. I

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ricorde. Darnnl trente anu^-es les apôtres et lears auxi-

Hni ' :.-;... ;i,. f» repentir et d'-*^"'' —

t;a '• l^i' Hoirni •

appeler ceux qui étaient invités aux nocex, lis refu- KiTent. De nouveau le roi envoya d'autres serviteurs chargés de dire de sa part : • Voici que j'ai préparr mon festin ; on a tué /es bœufs et tous les animaux que fa vais fait engraisser, tout est prêt venez au festin ■ '. Voyons sous cette image matérielle l'ensemlile des grftces, qui dans la vie chrc^^lienne, Tonl à nos ftmes une si abondante et si succulente nourriture. Entendons avec une indicible joie cet appel qui nous convie aux plus pures et aux plus vives jouissances, à la table même du Roi, en union intime avec le fils du roi, pour vivre de la vie même dont ils vivent, nous enivrer de leurs délices, et paraître couverts de leur propre gloire. Car tels sont pour nous les effela de la grAce sanctiflante que versent à l'envi dans nos âmes les div! - . u. Les Juifs qui fil ' -

invit<^s I Là tout refuser.»^' j >■

de Cinvitation, tes conviés s'en aUèrent : celui-ci à sa fen autre à son négoce. Il y rr * n'tnr qui

s'fii^ ' nt des serviteurs, les w nt d'ou-

trages et les firent périr *. Toujours le sang, toujours la cruauté. Les Juifs ne se contentèrent pa ! '; ; l'Evangile, mais il leur fallut, depuis le Cah .

sac de leur ville, se rouvrir du sang des justes qui leur prôrhaient Jésus-Cbril.

Eutin Dieu se lassa de leurs crimes et le ch&liment fui sans pitié. Home s'arma d^s vengeances divines,

> MaU.. XXII. 3,4. Lac. XIV, 17. t8, 10, 10. * MaU., XXII, 6.

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ruina Jënisalem, délruisit le temple, massacra les cou- >able8 on les traîna en servitude. La Parabole devient me saisissante prophétie. Ayant appris cela, outié colère^ le Roi dontia F ordre à ses troupes d'exleruiner ces homicides et de brûler leur ville •.

El l'Eglise de Jésus-Christ se fonda sans eux. Ils iment refusé : nous fûmes appelés à occuper les places vides. Le roi dit à ses serviteurs : les noces ^^tes, mais ceux gui y étaient invités s'en sont montrés indiçnes. Parcourez donc les carrefours et appelez tous ceux que vous rencontrerez. Les serviteurs se répandirent par les rues, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, bons et mauvais, et la salle des noces se trouva remplie *.

Tel est l'aspect sous lequel Jésus-Christ nous présente son Eglise. Tons y sont appelés, nul n'en est exclu, f .w ..ina pauvres, les plus déshérités, les idolâtres, les tout peut être amené au Sauveur, qui est assez tout redresser, tout purifier, tout guérir. 1.. .. r^>>( rebuter, puisque lui-même a pris sur

lui i: i que « nous avons été lavés dans son

sang • ei « ^'u< ris par ses meurtrissures >. Un seul mal, celui dont ont péri les Juifs, est à redouter : le refus. Ce mal peut-il devenir le nôtre ? Hélas 1 oui et trop d'exemples nous doivent faire trembler. Combien en voyonS'Hous qui s'éloignent de la vie Chrétienne, de la prière, des Sacrements ? Et ce refus est-il amené par quelque raison considérable? Noti. Il Hunit pour la |>liipart lie se laisser distraire et absorber par les sollicitudes de la vie. c L'on va à sa métairie, l'autre à son

> Matt.. XXII. 7. l.iio., XIV. tt.

* M>u.. xxn. 9, 10. i^c. XIV. fi, n,o,u.

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négoce ». Dtou, leur Ame, leur éleroilé, tout ce qui est noble, loul ce qui importe, disparaît dans le tourbillon des affaires temporelles et des plaisirs.

Mais pénétrons dans la salle du banquet. Or le roi entra pour voir ceux qui étaient à table. Ayant remarqué un homme qui n'était point revêtu de la robe nuptiale, il lui dit : t Mon ami, comment es-tu entré ici sans la robe nuptiale ' ?» 11 ne suffit donc pas d'être baptisé, d'avoir le nom de Chrétien, do paraître h la prière commune et dans les Assemblées saintes; il faut « la robe nuptiale ». Dans la céréni<'!ii< nuptiale, en Orient, on accompagnait l'époux et on {n* nait part au banquet revêtu d'une robe éclatante, c'était la tenue de rigueur, sans laquelle nul n'eut osé se présenter. Au banquet du Roi des Rois, la « robe nuptiale » exigée, c'est Tinnocence de l'âme, c'est l'exemption du péché grave, c'est la grâce sanctifiante, ou conservée après le baptême, ou recouvrée pur la pénitence. Sant: cette parure nous ne sommes pas admis dans l'intimité du Roi, nous n'accompagnons plus l'époux, nous sommes chassés dehors comme indignes, et si la mort nous surprend dans cet étal, c'est pour nous l'étemelle damnation. « Mon ami, comment es-tu entré ici sans la robe nuptiale ? — Cet homme garda le silence. D'excuses valables il n'y en a point à donner, tant sont faciles les moyens de salut. Hélas ! ceux qui se perdent c'est pour avoir gardé le silence, être demeurés inertes et négligents et s'être laissés surprendre par la mort.

Alors le Hoidit à ses serviteurs : « liez-lui les pieds et les mains et jetex-le dehors, dans les ténèbre^ extérieures. Là seront des pleurs et des grincements

• Mail., Xlil, 11. il

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de denta *. C'est ca trois mots la description de l'enfer que nous fait le Sauveur. Les liens qui empêchent tout iiMincinent, c'est l'immutabilité du damné dans le mal, le péctié est éternisé en lui, et il ne songe même plus k s'en délivrer ; il veut le mal et il le veut éternellement, sans plus aucun mouvement vers le repentir. Le damné est « chassé dehors •, loin des siens, loin de sa patrie, loin de la Béatitude, loin de Dieu pour lequel seul il ••. Et il gît au «sein des lén^brcs ». Elles ,, ;it le corps, après la résurrection, et c'est au plus profond d'un ténébreux abîme que les coupables ' I éternel . ' " !il. Mais elles enveloppent Tàme, i • uce, le cœur, d'où sont

ois tout penser supérieur, tout noble élan, toute aspiration vers le bien. Les « pleurs • marquent clairement les regrets poignants, les désolations immenses qui 'emparent du damné. Et « le grincement de dents > otts le montre dans les excès de rage furieuse où se icoosome sa misérable existence.

Le Sauveur n'ajouta plus qu'un mot qui, visaQl directement les Juifs, ne doit pas moins nous tenir dans une crainte salutaire et une efficace vigilance : Beaucoup sont appelés^ mais peu sont élus •.

A ces derniers mots les Pharisiens s'éloignèrent, sourdement irrités, et allèrent s'entretenir des moyens '!' ri ;i. ire Jésus taspect et odieux an peuple, en lui fai- -■<■■' i> itir un langage qui le compromettrait *.

M>< lui-même sortit du temple el delà ville et se diriK<'a vers le mont des Oliviers. C'est là qu'il passait es nuits en prières, ces pri.*Ti'« innndée« do larmes et

» ^'" . XXII. is.

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entrecoupées de sanglots, .i.*ui saial Paul eut la révélation : « aux jours de sa Chair mortelle, Jésus oSnii ses pri^re8 et ses sup|>li»ations à Celui qui le pouvait sauver de la roorl et il les offrait avec de véhémentes clameurs et des torrents de larmes ».

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