‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 13 sur 101 · LK DRMER DB CÉSAR · texte numérisé non relu

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i au pouvoir du (jouverneur '. La composition seule du qui aborda lo Sauveur montre la perfidie de la ilion. Les iMiarisiens de marque fêtaient trop ronnusdu Sauveur pour ne pas éveiller ses soupçons, Is lui envoient di>s sous-ordres stylés par eux et peu connus. El ils les m^'Ienl aux Hérodiens qu'ils mépri- [sent et détestent, mais qui peuvent servir leurs plans. Le» lli'rodiens sont les partisans avérés de Rome ; les l'harisiens passent aux yeux du peuple pour les défendeurs de l'autonomie Juive et les ennemis de César : la question posée à Jésus sera telle que quelque réponse qu'il y fasse il tombera ou sous la vengeance de Rome, comme conspirateur, ou sons la malédiction du peuple comme partisan du pouvoir étranger qui Topprime. A leurs premières paroles ils se font voir ce qu'ils sont, des r ^ /irochés de Jésus iis lui disent:

M "> que vous êtes vrai, que vous

enseignez la voie de Dieu en toute vérité, que vous / ' z de qui que ce toit et que vous ne

'fis la f/ Utilité des personnes*. Voilà le natleur qui ne nous couvre de fleurs que pour mieux nous perdre, qui nous hait et médite d'autant plus notre ruine qu'il n«>us loue avec plus d'exubérance. Que de fois les Pharisiens ont jeté au Christ les plus ignobles injures ! C'est un - séducteur », c'est un « perturbateur », c'est un « démoniaque », c'est un ignorant charpentier, et que peut-il savoir lui qui n'a rien appris ? Mais ici c est un « Maître » et l'on s'incline devant son indiscutable autorité ; c'est un docteur dont la science est infaillible, c'est un grand caractère, c'est un homme

< Lac, XX. M. «arc. XII. f7. ■att., XXII. 15. t«. * Luc. XX. fl, Malt.. XXn. 16. Marc. XII, 13, tf.

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à rincorruptible vertu... « Vous ne consid^'rez jamais la qualili* des personnes; •> ful-ce celle de César, tous saurez témoigner, s il le faut, contre lui. Et ils ont eu soin d'amener avec eux des Hérodiens qui iront aussitôt le <! r au Procurateur. Dites-nous donc ce qu'il

von > ; fst-ii permis, oui ou non, de payrr le

tribut à César ' ? Voilà l'embûche admirablement dressée et h laquelle il sera impossible à Jésus d'échapper, car s'il opine contre le paiomotil de l'impAt, c'est un révolté dont Rome se venge ; s'il conseille de s'acquitter envers Rome, c'est un anti-patriote qui tombe sous l'animadversion du peuple.

Pauvre astuce humaine devant la sagesse d'un Dieu ! Jésus répond d'abord à leur pensée secrète et i et montre à la foule qu'il connaît le piège qu^on i Hypocrites, leur dit-il, pourquoi me tentez-vous*? L'heure n'est plus aux ménagements, le peuple doit se désabuser de la fausse sainteté des chefs qui l'entratnent, et Jésus les flélril sous l'épithète infamante d'fl hypocrites ».

Avec une aisance égale à sa sévérité il dénoue leur trame. Montrer.-moi la monnaie du trilmt^ que je la voie *. On trouva ' ' mont dans la foule un denier romain porUnt TIBÈRE, FILS DU DIVIN

AUGUSTE. Us le pn'sentèrent à Jésus. Eux-mêmes venaient d'être forcés de donner la réponse, qui selon leur complot devait perdre Jésus. La monnaie dont ils se servaient était \ l'effigie des Empereurs Romains, ils reconnaissaient donc la domination romaine ; leurs

' Ma» . XXII. 17. Marc , XII. 14. Luc XX. M, M. » llaU..XXII. 18. Ilarr.. XII. 15. Luc, XX, 23. » MaU., XXn. 10-«. «arc, XII, 15.16. Lu*-., XX, 24

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ïlltrats et leurs tninsnctions se faisaient sous IVgide de pouvoir (^Iran^er ; et alors de quel droit pou vaieal-ils se

)uslraire à l'impAl? Acceptant les bénéfices de ce pou-

>ir, comment en répudiaient-ils les charges? Rendez fi César ce qui est à César '. Jésus-Christ consa-

lit pour toute la durée des siècles la légitimité, le

)Uvoir. les droits, des gouvernements. Il renfermait un mol la doctrine que son ap«*»tre Paul (levait plus tant développer dans son épitre aux Romains.

Mais, si Jésus fixait les droits de César, il assignait la limite à ces droits en ajoutant ; et rendez à Dieu ce qui 'Stâ Dieu '. Au pouvoir civil TimptUet les services qui lui sont drt» : à Dieu l'&me, la c et la Loi.

Tant qu»^ \v pouvoir civil légifère f; nie avec la

l^i divine, nous lai devons obébssDce. Quand ses or- <I ". froissent la conscience en contredisant les

1 I 'i>*o etde son Ëglise, nous refusons toute sou-

mission et nous disons avec les Apôtres : « Voyez vousmêmes s'il ne faut pas plutôt obéir à Dieu qu'aux hommes »?

Les Pharisiens furent si frappés d'une telle sagesse qu'ils ne lui purent refuser leur admiration. Mais, en même tempt^ confus de leur défaite ils se retirèrent *.

III. — Voici venird'autres contradicteurs S mais eux, les Saducéens, nous offrent une physionomie toute différente. Il« vi«' iitAl en curieux qu'en tenlatears; ils ont ru les l .^es déconvenues des Pharisiens, t ils Teulent s'essayer eax-mémes avec ce Sage qui

• \MC., X\. a». MatL. XXir, il. Marc.. XII, 17. » Lu.- . XX. lï. Malt. XXII. 21. Marc.. XU, 17.

* Mau.. XXIL U.

*> Mail., XII. 13. Mare.. Xll, 18. Lac.. XX. S7.

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trouve réponse à tout. Enoemis des Pharisiens, les Sa" -^onl les épicuriens de Judép, pom "

la V . iile est tout, l'avenir une cl^im^r«^ ! recUon une fable, et qui n'ayant d'espérance que dans le moment présent y enferment leurs vues «t en pntendent épuiser les jouissances. Us se moquent des observances PharisaTques, n'admettent comme hihle que le Pcntateuque, et, ne reconnaissant que Moïse, répudient renseignement des Prophètes.

Ils savent que Jésus parle constamment < d'un royaume desCieux », d'une vie future, d'une résurrection d(>s corps, et ils entendent lui montrer l'inanité d< sa doctrine. Ils ont pour cela forgé une histoire et ils comptent bien, avec elle, réduire le Maître au silcnro. Ma f ire. Moïse a écrit dans notre Loi : Si un hom//^r meurt sansiaisser d'enfants, que son frère épouse sa femme et suscite des enfants à ce frère. Or, ii y avait chez nous sept frères, et le premier s'étanl marié est mort, et, n ayant pas d enfants, il a laissé sa femme à son frère. De même le second et le troisième Jusqu'au septième. Et après tous les autres la femme est morte aussi. A la résurrection de qui des sept sera-t-elle In femme ? Car elle Pa été de tous '.

Comme on renverse d'un seul effort un édifice ruineux, ainsi fait Jésus-Christ du raisonnement des Saducéens. Vous vous trompez, leur répond-il, et beaucoup*. Et d'où venait leur méprise? D'une double ignorance. Dieu a parlé au monde, il a dai. 'ntire

l'homme, sa créature, il lui t a enseigné l< •• ».

Plusieurs conclusions s'imposent qui sont toutes d'une

> N«U.. XXII. 34-25-90 27-28. Marc, XII. 10, 23. Luc, XX. V-33.

* Mare, Xli.S7. llatt..XXll. 29.

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