‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 27 sur 101 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

* MaU.. XXV, IO-t3.

' Malt.. XXV. 1.1.

l'AftAROLCâ RELATIVKS A LA HN DU MONDE i()5

Cienjc comme d'un homme qui avant une longue abo'ncr^ appela ses serviteurs et leur distribua ses biens • .

Dans ce Maître qui part pour un luiiitaiu voyage nous on» reconnu J(^sus-Chrisl, qui, apr^s les ann«^es de sa ie mortelle, remonte au ciel pour n'eu descendre qu'au rnicr jour du monde. Far une merveille de sagesse et iiice, tout en ne nous quillanl jamais il restera ..... ... .i« nous toujours. « Il demeure avec nous jusqu'à la consommation des siècles », mais il nous est si sa présence équivaut pour nous au plus

i -loignemenl. Or qu'a-t-il fait en quittant le

monde ? Il nous a laissé tous ses biens, il nous a confié divine fortune. Nous lui devons tout, et rien en nous, il dans l'ordre de la nature, soit dans celui de la ce, que nous puissions revendiquer comme notre !>re. Intelligence, cœur, volonté, puissances do • rces du corps, grAre actuelle, grâce sanclinte, trésor» de la foi, richesses des Sacrements, inefle gnii) ' -naturelle : tout est de Dieu, tout nous

t donn* . Bonté qui nous prévient et sans la-

quelle nous n'aurions à nous que le néant.

>îois ne non-» y t ^ pas; ces biens de la nature

ol de la grâce. I)i« .s donne h charge de les faire

ir ; c'est ce négoce spirituel d'où dépend notre future

' ' n JUS devons rapporter à Dieu

à la mise que nous en avons ! t^çue. Le plii^ icl regard Jeté sur le monde nous

f.iit dérouvrir u... ....lôté infinie dans la distribution aux

< :• .iturcs des dons de Dieu. 11 en est dont Pintelligence I onflne an génie, dont le caur est un abîme d'héroïsme ;

> MaU., XXV. 14.

i06 PARABOLKS RKLATITBS A LA FIK DU MONDE

d'autres chez lesquels ces facultés se restreif^ent aux proportions du vulgaire ; <î' ns

que de quasi-dcshérili^s. D.n i .ne

m^me diversité : t alius sic, alius vero sic », et « Stella diiïert a Stella ». Il eo est que Dieu place dans les situalions les plus hautes, d'où le rayonnement embrasse une vaste étendue ; d'autres vivront, sous une humble glèbe, une vie inconnue. Aux premiers il sera demandé comitle de l'influence qu'ils auront exercée ; les autres n'auront à répondre que d'eux-mêmes et de leur insignifiante vie. A l'un ii confia cinq Talents, à l'aitfrr deux^ au troisième un seul. Aussitôt après il parti/

Ces simples mots renferment le travail de tous les hommes, durant toute la durée des siècles. Dieu se cache de nous, nous laisse à nous-mêmes, tout en nous prodiguant sa grâce, et attend de nous la courageuse et active coopération d'où va dépendre notre sort éternel. Le travail se fait ; tontes les créatures intelligentes et libres remplissent leur vie de ces œuvres qui leur vaudront récompense ou ch&timent. Celui qui avait rern cinq talents leur en fit produire le double. Demêtu Cl " / deux en gagna drux aufrrs-,

N eurs, où qu'ils soient, à quelq 11 •

siècle qu'ils appartiennent, à quelque Société dont ilsoient les membres. Ils peuvent se n '• en pleine

barbarie, comme au sein des civilisât j)lu8 avan-

cées ; et Dieu trouvera des Elus jusque dans les steppe Us plus sauvages et les hérésies les plus contagieuses. Coopérer à sa grâce c'est être sauvé. Mais aussi refuser c^tte coopération, c'est être perdu . Celui qui n'avait reçu

• Hatt.. XXV. 15.

« MaU.. XXV, 1617.

l'ABABOUS RKLATIVBS A LA FIN DU MOfTOE 107

/H'un talent s'en alla faire un trou en terre pour y acher l'argent confié. Ce sera le coupable et le condamné.

Mais si les créatures les moins richement dotées ne peuvent pas impunément abuser des dons de Dieu, quelle condamnation attend ceux qui rendent infructueiii les plus opulents et les plus larges? Hélas ! et Is sont légion les chrétiens qui laissent les trésors départis par Dieu dans la plus scandaleuse infécondité ! !• iici a reçu la plus puissante intelligence, et Dieu attendait d'elle de beaux fruits d'éditication ; cet autre ' • 'le la fortune, dont la diffusion devait grander à la gloire du culte, au soulagement des paui, au triomphe des causes catholiques ; cet autre était '( placé au sommet des honneurs et nccs attachées aux hautes situations ; u talents • de l'Kvangile sont lesgrftces '!- '-'inOées» les devoirs d'étal impolit la ferme direction doit mener lu bieu uue fiiiiuUe , un père dont l'exemple doit entraiaer ses tlls ; un chef d'industrie dont l'usine sera, s'il le veut, un miUeu de foi et de vertu ; un magistrat dont la té attend la protection et le salut. La liste s*éten- ^ns mesure s'il fallait rappeler tous ceux que le • ur nous montre, ou fldMes administrateurs de ses •i t res à U mission que I "'**.

fj^ aprh le Maitre de r, aU

rt exigea leur compte*. Ce t longtemps» est, pour *'• nous le temps de la vie, pour le genre bunuiin .'•i siècles qui le séptrenl du Jugement général.

M .;! . \xv. I».

M.ill \\V. II».

lOR PARABOLES RELATIVES A LA FIN DO MONDE

A roUc heure solennelle et df^cisive où nous rendons complo de noire vie les récompenses suivent nos bonnes (l'uvres, le chftlimenl notre honlpuse stérilité. FidMes dans les choses présentes, qui, malgré l'éclat dont elles furent peut-être revêtues, restent néanmoins de petites choses, Dieu nous élève aux gloires immenses desbiens célestes, et comme ces biens sont hurs de proportion avec notre nature cn'ée, et que nous ne les pourrions pas contenir, c'est nous qui entrons en eux comme en un océan sans limite : Entre, dit le Souverain Ju^'e h son «erviteur lldMe, dans la joie de tan Seigneur \

Combien difTérenl le sort des malheureux qui se présentent au Tribunal divin vides de bonnes œuvres ! Les raisons qu'ils donnent pour innocenter leur égoïsme et leur paresse achèvent de les perdre, car les insensés cherchent à rejeter sur Dieu une stérilité dont ils sont seuls coupables, Je s/rrais, dit le mauvais serviteur, que vous *Ues un homme dur*. Dieu un Mallrc dur! Mais que nous at-il montré que d'inexprimables tendresses et d'inouïs dévouements? 0' les-nousi; mî-

posé de ses bienfaits? A qui nous de \ ' iin

de son inlassable patience ? Qui nous a sauvé d'une inévitable et affm l sinon le sang <1 là (lots sur la ci' i Dieu doit nous s ne épreuve, combien il nous la rend facile et de queh H' cours il l'accui ! C'est d ' > la boucli»' ill&chcs et ingr.i -ns un !• e que ce njimcbe à Dieu d' « être dur ». S'il est jamais • dur » et il le sera quand au sortir de ce monde nous n'aurons plus à faire qu'à <.i jii.sliro, c'est nous qui l'y r.urons forcé. Le

» Mail.. XXV. i», il.li, i3.

• Mail.. XXV, 24.

PARAB0LK8 RKLATIVES A LA FHf DU MONDB 109

maoYais serviteur agoute : Vous moissonner où vous n'avez pas seméy vous recueillez où vous n'avez pas ' ■ I" re une erreur où se plall l'égolsme hui lu contraire Dieu ne nous réclame que

notre coopération dans une œuvre que sa grâce prépare, et il ne moissunn*-. dans notre sanctiQcation, que ce qu'il a lui mrine tnse[n»ncé.

Le Maître puuvaU «lirt- tout cela à son serviteur : il préfère le pretulre nu pi< -^e dans ses propres paroles. Huoi I nous swivi.ns iMou dur et exigeant ? Mais aucun motif n'était plus fort pour activer notre travail et aiguillonner notre paresse. Méchant et paresseux serviteur I tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, que je recueille où je n ai pas répandu, il fallait donc placer mon argent à la banque afin qu'à mon retour je retire la somme augmentée de ses intérêts*. Plus cette peine de placer à la banque est facile et léKère, plas la décliner est coupable.

Que le cb&timenl ne nous surprenne pas, mais nous terriHe. La vie présente nous était donnée pour conquérir Dieu. De Dieu nous n'avons pas voulu : on nous l'enlève. Prenez-lui ce talent. Va, misérable, là où jamais la ne posséderas, arec Dieu, la béatitude tnflnie! Les autres bénéficieront de ta ruine et posséderont ce dont lu as fait il si follement. Enlevez-lui ce talent et

/ déjà duc *. Plus noos

'i»«u nous comble de grâces.

Moins nous en avons cnre, moins aussi Dieu nous donne.

i; ' ' , 'et il sera abontlam"

m qui n'a rien srra

> Mail.. XW.M. il.

• MaU.. \\V. s.

T. Ul.

1 10 LB juGnrKirr gé.<véral

dépouillé même de ce quUl semblait avoir K Ces riches, ces polentaU, ces dignilaires chargés dMiunneiirs mais vides de verlus, semblaient posséder quelque chose : voici que ce « quelque chose > U mort le leur cnlève, el ils sont réduits au plus ab> ' " ,i.

Est-ce là toute leur peine ? Nos jou. t-s on

seroDt-ils quitte pour perdre ce qu'ils possédaient icibas? Oh ! non. Je/^z datis les ténèbres ce * /• imtlile : il y aura là des pleurs et des grxn /s de dents *. Cesl l'enfer avec ses infinies tristesses et ses a(treux désespoirs.

Xill. —Dans toutes ses Paraboles, le Sauveur nous rappelle, avec le but de la vie, le compte final que nous eu devrons rendre. Dans les deux dernières son enseignement a été plus incisif que jamais : U ne lui reste plus qu'à nous retracer la grande scène du Jugement, et c'est par elle qu'il termine la longue suite de ses dlscuurs.

Quand le Pilsde Vhomme viendra dam ^'i Majesté, environné de tous 6es Anges, il siégera sur le trôn' de sa gloire. Devant lui seront rassemblées toutes les nations * Quelle scène ! quel moment ! quelle angoisse pour les uns ! quelle triomphale joie pour les autres I C'est h la fois comme Homme et comme Dieu queJésus- Chiist revient dans le monde pour le juger. Il apparaît sous sa forme humaine. 11 le faut d'abord pour qu'il ï'oit aperçu des réprouvés auxquels la vue de la divinité est interdite. Puis aussi parce que, ayant comme homme subi tous les outrages, il doit comme homme

■ MaU.. XXV, iO.

> MnU.. XXV, ?>t}.

* llatt . XXV, ai. 3i.

LK ji'geme:ht général 111

couvert de toutes les gloire:». l'uis encore, jug(^ e( condamné pnr les pécheurs, il a reçu la mission de les jti- luiir, et c'est comme « Fils de l'homme •

qu .. . j-Ac. Mais en Jésus-Christ les deux natures sont inséparables ; la divinité déborde sur l'humanité et la fait resplendir d'un magn '.it, ce que le Saip

exprime en f»'s mots : o riiomniL' v'uMidr.i

sa Majesté

\ -Dieu fil. . --.::; •:• - , :. ..i:.; .■

lht ■• lui. uncM!-;. '.• ,jni r.;Miiv~f -.1 Maj.'M. :

le ciel entier l'environne, c tous ses anges sont avec Ini t lui, la multitude innombrable i!

rail 'S. Les anges, que Dieu a peij

ment mêlés à notre histoire, associés à notre vie, ont lenrplacem' " au Jugement, témoins des vo:t :~ des bons, a < rs des vices des méchants. Quaiti u;

genre humain Jésus-Christ le sépare en deux classes : // siparern ' '' > rc /f < autres, comme le berger

sépare les les àoitci '. Les brebis ce sont

les justes, innocents comme elles, comme elles trop souvent vi«'times, obéissantes à la voix du Pastr n

cl riches dis fruits de leur activité généreuse. Le t

avec »a foiu-iip indomptée, sa luxure brutale, son inutile et inféconde nature, représente au vif la vie des pécheurs.

Ailleurs, encore, iT^riture nous dépeint cette séparation. Les junte'", ^i-'"- ">•''• -lucux. prennent leur vol ci vont au haut du i'Ilommp-ltipu qui vient d'} apparaître. Le» r«jiii»uv«n, ri^-M s autres,

mais non tranjiflpurés en gloirr. <!< i \ ft iner-

tes, confinent aux abîmes où la supp'i. < \a les

• Mil! XXV, :«*..«

il2 LE JUOKHBfT OÉlttoAL

précipiter. Tels sont les deux cdtés, « la droite et la gauche » dont parle J<^s us-Christ.

Alors le Roi s' adressant à ceux qui seront à sa droite, leur dira : venez les bénis de mon Père, posaédez le royaumr qui vous a été préparé dés la création du monde ' . Tout le bonheur du ciel est dans ces mots, c Les bénis de mon Père » ! Un Dieu se fait leur panégj'risle, un Dieu les acclame, la Trinité entière les couronne. Quelle magnifique revanche contre les moqueries et les insultes du monde ! Quel retour des choses! Aulrerois, objets de dédain de la part des p maintenant gluriHés de la bouche même de Di* i. t

les anges et le genre humain rassemblés, c Les bénis » : donc les aim^*s, les « bien-airoés de Dieu », trouvant dans un amour infini d'infinies délices. « Possédez ■, dit le Roi. C'est donc un bien propre, encore que la grâce nous ait été donnée pour accomplir cette conquête. Mais il suffit que nous ayons coopéré à la gr&ce pour que Dieu nous attribue en propre le bonheur du ciel. Remarquons ce mot: « le Royaume >. Nous serons de véritables rois par l'autorité dont nous serons revêtus et la gloire dont nous serons couverts. Etc'esl dès « la création du monde » que ce trdne étemel est dressé pour nous, tant Dieu a subordonné toutes choses au salut de ses Justes, tant la Providence travaille durant le cours des siècles à la sanctification des Ëlus.

Kt quelles œuvres marquent cette sanctification et conquièrent ce royaume éternel ? J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; J'ai eu soif et votts m'avez donné à boire; fêtais satis abri et vous m'avez recueilli, sans vêtements et vous m'avez vêtu, malade

> Malt., XXV, S4.

et vous m'avez visité^ prisonnier et vous êtes venus < moi*. Nous pourrions nous étonner de ce que le Sou veraiii ^ '<sanl sous silence les actes h<^!

la sain ibue la conquête du ciel à de ^:

œavres. Mais, souvenons-nous de la doctrine EvaiiL:< lîqiie qtii rt^siime constamment la perfection chrétienne dans !«' liuuljie amour de Dieu et du prochain, ou plat<M l'unique amour qui relie Dieu et nos semblables. Ai ilà toute la perfection, tout le salut. El com-

ni' 'T Dieu, dit saint Jean, si nous n*aimons pas

nos frères, enfants de Dieu comme nous-mêmes? Com-

m —rie Père en reniant ceux qui sont ses fils? Dans

c* l: « aimer » se trouve renfermée toute la

Loi, et tontes les vertus découlent de cette source

■ ons-le dans les dernières paroles du Souverain Juge. Comme les élus s'étonnent d'avoir, dans des charités si humbles, dQoné une si grande preuve d«> leur amour pour Dieu, il leur est répondu que tout < qu'ils ont fait à leurs semblables c'est au Christ Un même qu'ils l'ont fait. En vérité. Je vous ledis^ chayu fois que mus Cavez fait au moindre des miens c\' à mni nte vous l'avez fait*. Adorable mystère '

Jésus ^ .^ c à ce point avec nous que tout le bien

dont on nous favorise il le regarde comme fait à Im m*' me. VoiU d'où la charité fraternelle tire son extraordinain> ptrellenrc et comment elle devient le pivot du

Cfltr rl..i: .;•• .!. . li. : ,1 ,1. iii.'m.' .!■• ]]<>\ro rt'prnli.-ition. Nous av'iii- l.ii-'^r 1rs 1». rh.Mirs <n j'f.u.' ,i l«Mir iingnl>se.

• lllU.,XXV, .-u.nv » MaU.. XXV. .17-4>r

114 Li Jur.KMforr g6n^:ral

terrifiés de ce qu'Us viennent de voir, plus terrifiés encore do ce qui les attend : c Collines, tombez sur nous » ! Montagnes, écrasez^nous » I A tout prix ils voudraient fuir « le couroux de la Colombe », le regard de Jésus- Cbrist, si suave aux élus, pour eux si terrible, c Ils Voient », enfin, celui qu'ils ont si longtemps méprisé et outragé, dont ils ont foulé aux pieds la Rédemption ; ils le voient et sa vue devient pour eux un insupportable supplice ; ils voudruient fuir, ils ne le peuvent; « on ne fuit, s'écrie le prophète, ni h l'Orient, ni à l'Occident, ni aux solitudes des montagnes, car le Juge est - '^ 'n •. Et après leur fallacieuse assurance, ils ex, «nt

combien « il est borrible.de tomber entre les mains du Dieu vivant b .

La sentence tombe sur eux comme un éclat de foudre : Retirez-vous de moi, maudits! Allez au feu éternel préparé pour le démon et pour ses anges *. « Retirezvous, allez • I Et où iront-ils, les malheureux^ quand Dieu qui est le Bien suprême ne leur laisse plus, en les chassant, que le suprt-me Mai? Quelle affreuse séparation! Quel lamentable exil ! Quelle nouvelle et effrayante demeure ! Le feu qui dévore, les démons qui environnent, les ténèbres qui oppressent, les pleurs éternels, l'éternel désespoir, une douleur sans On, une mort toujours vivante, un emprisonnement effroyable, l'immobilité dans la douleur.

Le « ver rongeur » n'est pas le moindre de leur supplice : regret des grâces méprisées, des secour- '«s,

d'un salut si facile, d'œnvres qu'il leur eut t^ . peu

d'accomplir! Le moindre acte de charité, la plus légère aumône, « un verre d'eau froide » donné au nom de

> Matt. XXV. 4t-40.

RBTRAITK DE JÉSL'S 115

Dieu, quelques commandemeols bien doux, quelques iflces bien rapides, et le bonheur éternel était leur partage. Mais leur vie pécheresse n*a été qu'un long oubli (lu Christ rédemplear, et maintenant c'est au Christ à les renier et à les repousser loin de I^ui.

Et ils s'en iront à Vétemel supplice, alors que les justes iront à réternelle vie *.

Tel est le dernier enseignement du Sauveur à la foule ; il semble qu'aprJ>s de telles paroles il n'est plus que le silenre. Jésus se retire de Jérusalem, du temple, du mont dps Oliviers. Il ne reviendra que pour souffrir et mourir.

Nous sommes au soir du Mardi Saint, et comme cette année la Pâque tombe le vendredi suivant et commence dès le soir du jeudi, Jésus peut dire à ses Apôtres : Vous savez que la Pàque sera célébrée dans deux jours. Alors^ le Filt de l'Homme sera livré pour ^ en croix *. Touchante union de ces deux mots :

. 1 .^ue », c la Croix » I Notre PAque, notre fête, notre t passade », c'est Jésus-Christ, et c'est en mourant pour nous qu'il nous ouvre le ciel, et nous introduit dans la PAqui», dans la fêle éternelle.

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