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IGt LE niiiCOURS APRÈS LA CÈNE
moi » I Ne nous étonnons pas d'entendre un Docteur de rP.plisp nous affirmer que la charit<- fralcrnelle a son point de départ au Calvaire. C'est en fixant les yeux sur l'Ami qui y meurt que nous no nous refusons h aucun*' des exigences de la Charité. Autre motif : la familiaril* merveilleuse avec laquelle nous traite Jésus-Christ. Désormaisje ne vous appellerai plus mes serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Pour moi fe vous donne le nom cTamis parce que cequefai appris de mon Père Je vous Tai révélé*. Nous sommes devenus tellement < de la famille de Dieu a que tous les secrets de famille nous onl été découverts. Nous connaisons Dieu, notre Ame, noire avenir, le but des chose* créées, l'histoire du passé comme celle de l'avenir, et aucun des grands problèmes se rattachant à la destin IIS est resté fermé. Maisquoi! un D' aiii- lives créatures, et ces cn''atures se II entre elles avec une froideur méprisante et d'orgueilleuses exclusions ! Admirons un nouveau ca^act^re ùc l'amour de Dieu pour nous : il est absolument gratuit, Dieu nous a toujours fait les premières avances, et nous n^aimerions pas Dieu si Dieu ne nous avait pas aimés le premier : Ce nesf pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis >. Et pourquoi ? Pour que ma grAce IructiQant en vous, vous puissiez, comme ces viçnes généreuses, vous couvrir des fruits de la vie éternelle : Je vous ai choisis pour que vous alliez, que vous rapportiez du fruit et que votre fruit demeure'. Les Apôtres, comme fruit, ont rapporté à Dieu le monde, un monde qu'ils avaient purgé des erreurs et orné de
• Jean., XV. IS.
> Joan.. XV, le.
* Jota., XY. tê.
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Ptou(<^8 les rertui» : noua autres, que rapporlons-nous ? Un 'ip dont nous favorise Jésus-
Ichn , !.-..: • la prière : touf ce que vous
[demanderez au Père en mon nom il vous le donnera*, vous est si secourable, fermerez-vous vos •Ivot mains aux détresses de vos frères ? Aussi, Je vous le commande de nouveau : aimez-vous les uns h s autres*.
('.'e^l après les avoir armés du double amour de Dieu êl des hommes que Jésus-Christ fait à ses Apûlres la I ' ' ' , la plus étonnante révélation : celle
M>nde ne cessera de les poursuivre.
Etr.i lacleque tous les siècles ont tour à tour
î" ' ' ' ' !•'. En retour des
i<nfail6 dont elle couvre les Sociétés, des œuvres de salut dont bénéflcient ' ' :'. elle recueille, elle, ses apAtres,
w^ i . ux, ses vrais fidèles, une haine
que traduisent des persécutions de toute sorte. Et si nous vo':' — '■ fait déjà si anormal nous devienne
tout i fi tî levons les yeux sur l'Homme-
Dicu venu dans le monde pour le sauver, et voyons-le poursuivi par la haine jusqu'au Calvaire où la haine le fnii lU'Mirir. Si le monde vous hait^ sachez qu'il m*a hot le premier*.
Kirnnire au premier abord, celle haine cesse de l'être •{uiri<] J/>9us nouA en révèle les secrets motifs. Le monde, r «•-i-À-<lir«> !/i pnrtn-: i monde, trouve d«n8
les hiti.-^ lie Dieu la l. .., odieuse de ce qu*U
pense, dit et fait. Le Chrétien méprise tout ce que le
Joao.. XV. 16.
• Joâo.. XV. 17.
• Joao.. XV, It.
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monde adore, et il adore tout ce que le monde méprise. Si vous étiez du mondey le monde aimerait en vous ce qu'il reconnaîtrait être sien. Mais parce que vowi ntUea pas du monde et que je vous ai séparas du monde, c'est pour cela que le monde votis haït '.
Ije monde ne pouvait pas mieux révéler sous quelle puissance il vit et agit et comment son perpétuel instigateur n*cst autre que le démon, qui est ]> t nommé « le prince de ce monde ». Satan poursi; Christ d'une implacable haine, et s'il anime ainsi le monde à haïr l'Ëglise et les membres de l'Église, r'csi pour assouvir en eux la haine dont il est dévoré c<jtiir*' riiomme-Dieu. S'ils m'ont persécuté^ ils vous persécuteront aussi. . . Ils vous feront tout cela à cause de mon .\om *.
C'est là leur crime et leur malheur . Ils méconnaissent Jésus-Christ ; ils tiennent pour rien la vi'nue du Fils de Dieu sur lu terre : ils nient sa Divinité, ils repoussent sa doctrine, ils s'irritent contre sa morale, ils s'arment contre sa domination de toute la rage d'un orgueil blessé. Ils haïssent Dieu et le persécutent.
El ce crime peut-il s'atténuer en arguant l'ignorance ? Non, tellement Jésus-Christ s'est montré et continue à se montrer Dieu en Lui-même et dans ses œuvres. Si Je n'étais pas venu, dit-il, et que je ne leur eusse point parlé, ils ne seraient pas coupables, mais mainienant leur péché est sans excuse. Celui qui me hait, c'est mon Père qu'il hait. Si Je n'avais point fait au milieu d'eux des oeuvres que nul homme n'a faites, ils seraient sans pfyhé. Mais maintenant ils
» Joan , XV, 19. • Joao.. XV.». il.
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VU, et ils me liaUsent moi et mon Père « . La vie et les miracles de Jësus-Cbrisi eussent sufTl amplement à
>uver sa Divinité. Mais il a voulu la surabondance, la Tosion des preuves. Il a laissé le miracle en permanence sur la terre, et la fondation, la durée, l'invincible vitalité de son Eglise, la mystérieuse force de son Evanfrile. ne sont pas les moindres preuves que ces immenses 'le sont pas de l'homme mais de Dieu. Lorsque ; - - - a le Comolateur que je vous enverrai du /*ère, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra I ' de moi. Et vous aussi vous me rendrez
'' .> ' ^' ,porcf que vous f*fes avec moi dés le premier moment '.
Impuissant contre Dieu lui-même, le monde gangrené de vices tournera sa fureur contre les prêtres et les fidèles de m Dieu. Rien ne paraîtra trop cruel ni trop injuste, quand il s'agira des Catholiques. La Loi se fera la complice des persécuteurs ; la prison^ l'exil, l'échafaud, séviront à l'envie contre ceux dont le seul crime est d'Atre hais pour le nom de Jésus.
Il fallait que les Apôtres et les Chrétiens de tous les siècles sassenl ces choses. Leur souvenir les affermira .... ...1 1,, Sauveur aura retiré aux siens sa pri'-sonce
t quand son départ aura ajouté une tristesse niniveilf aux tristesses qui leur viendront de la haine du inonde. Cette tristesse était telle que les Disciples n'interrogeaient plus même leur Maître sur son imminente m< >rl. 7r m'rw ^ais à Celui qui m'a envoyé et nul d'entre vous ne me demande : • où allez-vous » '/Mais entendant ce que je viens de vous dire ^ votre cœur
' Jo.ui . w r » Joan.. XV, -•'
I(t6 LK DISCOURS APRÂS LA CENS
est plongé dans la tristesse *. Mais il Taut ce dépari, i iaul celle murl, il le faut sous peiiH* pour la terre privée du Sainl-Ësprit, dont la venue et l'acUon ......
subordonnées à Texpiaiion du Calvaire et à la mort de Celui «• qui <)te les péchés du monde ». L'Esprit- Saint n'agira que quand le crime du genre humain aura été lavé dans le sang Divin. // faut que je m'en aille ^ car si Je ne m'en vais pas, V Esprit Consolateur ne viendra pas '.
Et quand il viendra, il accomplira une triple mission la 'irde le monde, la seconde les Apô-
tr- M-sus-Cbrist.
Quant au monde il le convaincra touchant le péché, touchant la justice, touchant le jugement' qu'il a commis, la justice qu'il a omise, le . u
qu'il subira. Quel est le grand péché du monde? D'avoir rejeté ' 'hrist. Toi* ' ' ' -Ame
ou un» ^ui par iii liasse
d'elle Jésus-Cbrist, renie sa foi et repousse ses moyen de salut. Cest aitisi que t Esprit-Saint < '
monck touchant le péché parce qu'il n''. moi. — // le convaincra touc/iant la justice parce que je m'en vais à mon Père et que vous ne mr verrez plus ^. Le monde saura alors que la Suprém* Justice, la Sainteté par essence, c'est moi, qui, sorti du sein du Père, y retourne, et n'apparaîtrai plus sur lu terre. 11 saura que la vraie Justice est celle que j'ai enseignée et que, selon ma nature humaine, j'ai prali< i'X nui rni. vi.iit d'aller à mon Père et de jouir <i «....
• Joao., XVI, 7. y -n., XVI, 8. 9.