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182 l'aoonib au jardin i>ks olivks
notre foi ces senlimenls et cette demande, si nous n'en connaissions le sens ' ne pas souffrir? Mai^
à ce sacriflce. « 11 se sentait pressé d'6tre baptisé de ce SUD-'. ' ■ ' il à l'heure, en cl' ' soii ,'iti à la Cène, Bon à la Croix, il exprimait sa joie « de faire cette P&que » et d'être mis à mort comme l'Agneau véritable. El maintenant il recule, il refuse...? Nous n'en saurions douter, des sens cachés, des intentions mystérieuses, sont renfermés dans la divine sur:'' " ' se révèle à nous comme homme. Vhoi.
vanté devant les tortures et la mort, il se révèle comme Homme-Dieu, avec seis deux natures et ses deux volontés, l'une qui a horreur de la mort, l'autre qui l'accepte et la veut. Il se révèle comme Dieu, dans ce mot : « non mea, sed tua voluntas. » Ce n'est pas ma volonté humaine que je veux faire prévaloir, mais bien ma volonté divine, qui avec la tienne, ô Père, ne fuit qu'une seule et même volonté, il se révèle innocent. 11 ne doit pas souffrir puisqu'il n'a point péché. Se roidissant contre le supplice, il tn il ne l'a pas mérité; en ajoutant : « que vulix .^ i se fasse et non la mienne », il
montre qn'il l'acceptera pour nous. C'est pour nous encore, et en prenant notre rôle, le rôle de pi-cheurs devant la Justice, de condamnés devant le gibet, qu'il s'écrie : « Père, faites que ce calice passe loin de moi » 1 Mon Prrr, (Iisai/-ii, x'ii eut j est
possiOir, rloiynez de moi c> , V"''
votre volonté se fasse et non ta mienne ' .' Cette lutte répuisait, et comme il nous arrive dans
> NaU., XXVI, aiMIMI. Marc., XIV, 36-37. Lac, XXII, 4i.
^H LAOOME AL JAHUIN DKS OLIVES 183
^^ftoos grandes doulears que la solitude nous effraie et que
^Hnous cberchoQS aoluur de nous quelque consolalion el
^V -us se tourna vers ses '
1^1 ul. Mais, depuis des ^' -
phële§ avaient annoncé que, c cherchant des consolateurs, le Cht' 'rà lui ' «.Quand il s'avança v< . il les trouva endormis. Ds n'avaient pu lutter contre la fatigue et les ■ ' amour ne les avait p.t des i nature. L'àme déjà i «eur sentit douloureusement cet abandon des siens, et s'ad" - ' \ Pierre: t Shnon, tu dors* », puis aux dru ; « Vous navez pu veiller une heure avec moi!... Veillez et priez pour ne pas auccomber à la terUation, car si C esprit est prompt la chair est faihle > n Jôsus a plus de souci de ses Apôtres que de >ur lui-m^roe. Il leur passerait leur sommeil, - .. 1 . . .tille sigue de leur invigilance et Tannonce de leur cbulc prochaine. Comme eux écoutons la leçon du Maître. Sachons que, endormis et désarmés, nous sommes une proie facile au démon, et que nos vives protestations de fidélité ne nous garantissent Jamais contre lef inents et les défai! -la chair, l .. '... ..A.ième fois, Jésus si .. ..... ^u prière *. L'âme
abîmée dans la douleur n'a qu'on mot. ou pluUH qu'un cri, qu'elle redit «ans f«'«e, sans '
rri d»' lu nature el li- cri de la grA' , , i
l.i >!• livrante, le eri de la foi qui acquiesce aux volontés d'en-haut. Mon Père, si ce calice ne peut passer sans
■ Isaie.
' n%rr., XVI. 3Î-M.
• ¥.iU. WVI, HMI.
* Malt . WVI. a.
1H4 l'agonib au jakdi?(joks olives
que je le boive ^ que votre volotité soit faite '? Celte
seconde prière diffère quelque peu de la précédente . Jésus voit ici que su Passion doit s'accomplir, car sans elle ni Lui ne serait gloi-ifi*'', ni le genre humain ne sortirait de l'abîme, ni les affligés n'auraient de consolalion, ni les saints n'atteindraient aux cimes de la vertu. 11 accepte, mais il demande que sa volonté, comme homme, ne fasse qu'un avec la volonté de son Père. Et qu'elle élait dure cette volonté de son Père ! Dure, dans la mesure des épouvantables souffrances qu'il lui fallait endurer. Après une seconde heure passée dans ces luttes de l'&me et ces déchirantes supplications, Jésus revint à ses disciples. Les voir et les entretenir l'eût consolé ; mais, comme la première fois ils avaient succombé au sommeil, el, sans les interpeller, Jésus retourna dans la grotte solitaire où il s'élait retiré. Revenu vers ses Disciples il les trouva de nouveau endormis, et ils ne eurent que lui répondre * .
Une troisième fois *,.nous le retrouvons en prière. Mais il dut alors se passer quelque chose de bien terrible car si les paroles sont les mêmes, les tortures se sont accrues effroyablement. Ce ne sont plus seulement c ces flots de larmes et ces grands cris » dont parle saint Paul, c'est une lutte horrible, une agonie, un abîme d'effroi et de souffrance dont la pensée humaine ne saura Jamais la profondeur et que l'aspect seul du Sauveur nous laisse pressentir. Il était tombé en agonie et durant sa prière de plus en plus pressante^ il lui
« Malt. XXVI. 41-43. Marc., XIV, 39.
« Marc, XIV, 40. Matt., XXVI, 4*44.
» MaU., XXVI, 44. Mare., XIV, 41.
L Ar.OME Al JAH1>I> hks mlivfs 183
> ,1,, c4/ir ^ueur comme des y""' -h' sang qui '•'"'-?'•lainU Jusqu'à terre •.
Pouvons-nous souleTer le voile qui nous cache C' drame sanglant? Peut-èlre, si nous nous aidons de deux mois «Hrangemenl hardis de saint Paul. Jésus a tellement pris sur lui tous le» crimes de la terre, il se les est si complètement identifiés, qu'il est devenu non pas seulement le • pécheur », mais « le péché » ! Non pas seulement t le maudit >>,mais t la malédiction » m^me! Et f c'est en cet étal qu'il se voit à cette heure de la suprême expiation! Et c'est ainsi qu'il lui faut se présenter à soi Père: le Péché universel devant l'in " BOatenir son regard foudroyant, tomï implacables sentences ! Darid parle « des douleurs de l'enfer ». H nil-il au démon de déchaîner sa rage
contre la \ largi'e des péchés du monde? Jésus
•Qtendait-il les cris de baine qui Tallaient poursuivre lui et son Eglise T Voyait-il passer devant lui, un à un, U's furfaiU de toos les nècfes.^poar lesquels il voulait répondre? Savourait-il l'amerluroe des ingratitudes et des trahisons dont les siens même l'abreuveraient ? Pleurait-il la perte de tant d'âmes pour lesquelles il verserait inutilement son sang?... Les prophètes s '•ir tentent de nous dire t que tous les flots de la douli ur passèrent alors sur Lui ».
Devant ce sang qui ruisselle de tout le Corps do San *'••"- nous avons mieux à faire que nous livrer à d lies investigations médicales: Nous sommes e face d'un sublime mystère, et ce sang est un sang mir • culeusement épanché. C'est son baptême, c'est 8<> holocanste, c'mI le tang qui lave nos ânee de leur-
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