‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 45 sur 101 · LE BAISER DK JUDAS ET L ARRESTATION · texte numérisé non relu

LE BAISER DK JUDAS ET L ARRESTATION

iniquit<^s, c'est son Calvaire anticipé, sans tumulte, sans Bgutvs rep' - blasphématoires "

tiine est un i n, , fait expiateur, 1 «v

c*cst l'amour, un amour InQni envers le Père, un amour sans mesure envers les hommes.

Et cet amour se sentait peu à peu victorieux, Dieu apaisait sa colère, Thumanité pécheresse allait rompre la glace de son impéuitence pI mêler ses 1 > repentir au sang de son Lib/THleur. Le sign fut l'apparition d'un ange qui, en adorant Jésus- Christ, lui redisait les merveilles de gric ' ' ' que Terait naître sa Passion. Un ange ' ciel lui ap//arut et le fortifia ' .

C'est fait ! L'oeuvre du salut est opérée, i. '

complète, le salut du monde assuré ; la sci durant cette aiïreuse tempête revient dans l'Ame et sur les traits du Sauveur. Ferme nt droit, il retourne à ses Apôtres : Donnei maintenant, dit-il^ et reposesvous. Pour vous j'ai lutté et vaincu la justice de mon Pèrf -•'■ -oz-vous dans la sécurité de ma victoire. Mais s'il les mains d'un Dieu irrité, c'est pour tomber

entre cuUv!^ des pécheurs, et la Passion qu'il a gêné» reuscmcnt acceptée s'offre à lui au seuil même de Gethsémaui. Assez^ dit'il, r heure est venue, voici que le Fils de PHomme va être livré aux mains des pt'-chrurs Levez-vous, allons! Celui ifu, .i.r.i ,.... trahir approche *. Il désignait Judas.

Il . — Judas avait employé à dresser avec le Sanhédrin un plan d'arrestation le temps que Jésus avait donné à renseifrnement des Apôtres et aux douleurs de Gethâé«

» Lur,. XXII, 43-44.

« Marc, XIV, 4l-4i MaU.. XXVI. 4!M6.

,.. ,.,.^. .. ,..,.^ rSTATION 187

m&ni. Il avait d'abord épié Je ~ sortie du Cénacle,

puis, assuré qu'il se retirait dans son refuge ordinaire du mon ' iviers, il y dirigea l'escorte qui d»'\aii

s'empar i. Cette tourbe hâtivement recueillitM

composait d'éléments très divers : soldats commis à In ^arde du tempU-, ?<'rviteurs des grands Prt^tres et des pontifes, valets cl esclaves ; mêlée à eux, une foule dtgens l'ans aveu, prêts à tous les crimes et disposés par nature à toutes les ' s ; un peu en arrière des

Pharisiens et despoi. i n^avaient pas honte d'as-

sister à Texécution de leurs ordres *. Jésits parlait encore quand Judas Iscariote, fun des douze^ apparut, iuivi d'une cohorte envoyée par les Pontifes^ te^ Scribe* et les Anciens et formée det valets des grande Prêtres et (f f" risiens. Tout autour s'agitait uw tourbe iuff I munie (Tépées et de bâtons, df

lanternes et de torches *. Avec un sang-froid effr;r Judas avait tout prév f -«re l'obscurité où les grai.ti arbres plongeaient * • ni malgré l'éclat d'une lun*

dans son plein, il avait tait prendre des torches ; la difficulté où seraient les satellites de distinguer Jésus de ses ApAlres lui avait SQggéré le dgoal d'un baiser ; enfin 1.1 rrainte que Jésus n'échappât par l'effet de son i ' voir surnaturel lui avait fait multiplier les avis. Cela avait-ii dit, que Je baiserai, c'est /*«i, saisisset-le t emmenei-lr arec fi n*.

Il s'attendait san^ . ilovotr fouiller les parties

obscures de la Villa pour y découvrir Jésus et ses Apôtres, or c'est Jésus qui prenant les devants vei lui et à la troupe qu'il conduisait. Un apostat ne i«

vvill. 2, S.

Page 1