JÉSUS ANNO?<CK SA MORT RT 80» TKIOMPUK
d'ouïr. Ce n'est pas pour moi, dit-il, que cette voix ^est
le Prince de ce monde va être chassé! Et Moi y quand f aurai été élevé de terre f attirerai tout à moi •. Des temps nouveaux se lèvent sur le monde ; son antique condamnation va cesser, un décret do miséricorde lui parvient qui le délivre de ses souillures, lui remet ses crimes et l'appelle au salut. Toute âme qui voudra la vie éternelle l'obtiendra. Et cette immense amnistie est suivie d'un bienfait immense comme elle; le monde échappe à la tyrannie du démon : « Le Prince de ce monde va être chassé •. 11 régnait en maître, et sa domination sur ce monde qui s'était donné k lui avait un c6lé légitime; le monde était sa conquête êlDieu la lui laissait. Mois, au jour où, au lieu de tyranniser ses propres sujets. Satan osa mettre la main sur le Fils de Dieu, ce forfait lui Ht perdre, avec sa domination usurpée sur le Juste, celle qu'il exerçait légitimement sur les coupables : « 11 est chassé du monde », il n'en est plus le maître, il n'y a plus de force que celle que lui prêteront notre complicité et notre faiblesse. Voilà deux grands effets de la Uédemption. Un troisième les couronne magnifiquement : « Quand j'aurai été élevé de terre j'attirerai tout à moi ■. 0 sublimité du mystère de la Croix ! Au moment où Jésus s'y élève, elle se fait le rendez-vous du ciel et de la terre, de Dieu et de l'homme réconciliés. Dieu y descend avec une infinie complaisance, l'homme pénétré de douleur et d'amour s'y élève vers son Rédempteur. Au grand cri poussé du haut de la Croix : < Tout est consommé » ! la terre s'ébranle, les
> Joao.. XII. 30, 31. ».
lÉSUS ASHOSCa SA MOHT ET SON TRIOMI'IIK 10
peuples accourent, iT.gltse se fonde, el dans son sein d'innombrables multitudes d'âmes ne vivront plus que du souvenir et de l'amour du Divin Cruciné.
Les Juifs saisirent parfaitement le sens de ces mots : • Ouand j'aurai été élevé de terre ». Mais, ils ne voulaient à aucun prix d'un Messie crucifié. Avec lu mauvaise foi qui ne cessa de les caractériser, ils prenaient dans les !'!• [iliMes tout ce qui se rapportait au n^'gne glorieux du Ch: jsl, mais rejetaient ce qui était annoncé de sa passion et de sa mort. Jésus allait mourir en croix ? Donc il !i'' pouvait être le Messie. La foule lui dit : «« îwus iurons par ta Loi que le Christ demeure à jamais. Comment dites-vous donc : il faut que le Fils de rUonime soit élevé de terre ? Quel est ce Fils de r Homme • ?
La mauvaise foi dictait leurs paroles et faisait les frais de leurs objections. Le Sauveur n'avait pas à y répondre. Us arguaient de la lx>i, c'est-à-dire des Prophètes mais les Prophètes, qui avaient prédit le règne éternel du f'.hrist, avaient aus-»! ' iicé que les souf-
frances el la mort le pr* I iirs, si des incer-
titudes leur restaient il leur était facile de s'éclairer auprès i! ■' ' i.iit leur «lumière et leur salut o.Ltf /^MmiVrf
' s est encore au milieu de vous pour un peu de temps. Consultez-la, complétez les notions "■ lies, que vous avez sur le Christ.
I i''8 qui vous restent pour trouver
la route du salut. Marcliez tandis qu'un rayon de luwirre vous reste encore, afin que vous ne soyez piimt surpris par les ténèbres. Celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va*? Etat terrible !
» Jo«n,.XII. .11 14.
* JoaQ.,XII.33
20 JÉSUS AICCOKCE SA MORT BT SOI! TRIOVPIIK
Cest celui des Juifs depuis dixhuil siècles, c'est celui de loiil incrMulc qui h laisse* s'iHeindre en lui la dernière élincelle de la foi. C'est iini ! C'osl lu nuit noire, sans astres, sans étoiles, sans plus au cunc luour qui lui montre le chemin. Le malheureux incrédule marche sans plus savoir où il va. Quel est le terme? Que trouvera-t-il au delà du tombeau? Peut-être le néant? Mais, peul-Mre aussi le Tribunal d'un Dieu vengeur, d'autant plus inexorable qu'il aura Hé plus méprisé? 11 ne sait et son aveuglement est devenu tel qu'il ne s'inquiète même plus de cçs po";- ' ' ' ' formidables : problèmes pour lui; vérités luin pour les croyants. Tandis que vous avez la Lumière croyi en la Lumière, afin que vous soyez des enfants (i lumière •.
Hélas ! Ces appels du Dieu de toute miséricorde ne trouvèrent aucun écho dans un peuple décidé à repousser la vérité et le salut. L'obstination Juive tient du prodige. Depuis trois ans, les miracles éclatent à ses yeux plus nombreux que les étoiles du ciel, Jésus- Christ apparaît comme Dieu dans sa doctrine comme dans ses œuvres, dans ses afTlrmations comme dans les preuves dont il les appuie. Il réalise les Prophéties, le temps de sa venue est clairement marqué avec les signes précurseurs de son Avènement ; la lumière est telle que nul œil sain n'y peut échapper. Mais ce peuple ferme volontairement les yeux à la lumière. C était en vain que Jésus avait fait tant de miracles: ils ne croyaient pas en lui '. Si, au moins ils avaient su Mro et comprendre leurs Prophètes ! Car, l'un d'eux, Isal*
' j. .m., .\II,36.
• Joan., XII. 37.
JÈSOS ANNONCE SA MORT R SON TRIOMPDE 21
qui avait tant proph^tit>é sur Jésus-Christ, n'avait pas ignor*^ rinci^dulité de son peuple et son refus obstiné d.' rocovoir le bienfait de la Rédemption. La parole du l'r .()li' le I sale se r/'alisait : « Sfiyneur, qui a cru à ce i/ue nous avons fait entendre ? Qui a su reconnaître le bras de Ififu * dans l'œuvre de la Rédemption ?
Le m^me IsaTe donnait la cause secrète de leur in- .royancc. A force de repousser la vérité qui se montre k lui, le «"--'■ f>i l'assiège, l'homme se met comme dans l'iiii, ii- de la recevoir*. Il a tant fermé les
yeux qu'il les a atrophiés. 11 a si obstinément glacé son cœur, qu'il n'y peut plus ramener aucune chaleur, il a si continuellement annihilé en lui l'action divine, qu'elle ne trouve plus aucune issue pour se faire sentir à lui. Tel est encore le langage (Thaïe quand Jésus se montra à lui dans sa gloire et qu'il prophétisa de lui : « leurs yeux seront aveuglés et leurs cœurs endurcis de sorte que leurs yeux ne voient points que leurs cœurs ne comprennent points qu'ils soient incafiu ''''•• >/r revenir à moi et que je les guérisse *.
I 11! -si si malade dans ce malheureux peuple que III' IIP !• s fruits de grâce qu'il semble produire se g&tent .t\ i!i! il <'riv«T à maturité. Quelques-uns voulaient «f-'ir*. inui- sans cœur ni courage pour professer leur foi : Parmi les principaux, beaucoup croyaient en I. ■ , • p- : ■ ,, , •••. tfi.
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DieUt ils n'en laissaient rien paraître, de peur d'être châssis de la Synagogue ^
> ioan., XII. 38.
* Joan.. XII. 38.
* Joan.. XII, 40. 41.
* Joaa.Xll. 4i 43.
22 jfoius AxnoNcc sa mort rr so<< TnioMpnB
Kt Jé!(U9 no pouvait pas se détacher de ces malhctireui ! Le soir venu, avant de se diTobcr à ses ennemi^ el de se cacher dans quelque retraite solitaire, il leur donna un suprême avertissement. 11 est Dieu, il est avec son Père le seul Dieu véritable. Croire en Dieu, c'est croire en lui, le voir c'est voir Dieu. Qui croit en moi ne croit pas en moi, mais en Celui qui m'a envoyé, et qui tne voit^ voit Celui gui m*a envoyé. Comme le soleil envoie son éclat, ainsi est-il venu en ce inuiide pour illuminer le monde : Je suis venu en ce monde étant la Lumière afin que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres •.
Mais ef l-ce en vain que le Fils de Dieu est venu sur la terre ? En vain qu'il y a enseigné la vérité ? Le peut-on impun^mont repousser ? Impunément mépriser sa parole el n'en point tenir compte? Qui le peut croire ? Les contempteurs de la parole divine sont punis, et c'esi celle parole même qui deviendra leur inflexible Juge. Si quelqu'un écoute ma parole sans se mettre en peine de faccomplir ; je ne le juge pas car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me tru^prise et ne reçoit pas mes paroi f s a un juge qui le jugera au dernier jour «. Quand l'incrédule parait au tribunal de Dieu, il n'est besoin d'aucun autre acte d'accusation ; son crime est manifeste : il a méprisé Dieu I Dieu est descendu du ciel pour l'instruire des éternelles vérités ; Dieu s'est assis à son foyer, Dieu a voulu faire son éducation divine : il a tout méprisé, tout rejeté. Voilà le crime qui ne se pardonnera pas. Oh ! sans doute si Jésu8-Cl"-i«f n'était
• Joaii. \ll. 41.
< Joan., XII. 47, 48.
LE Fir.riRR MAt'DIT 23
le Philosopho,un penseur de génie, un morai: Dînent, l'on pourrait l'admirer sans le suivre,
le lire sans mettre en pratique ?es enseignements ; mais il est Dieu, Fils.de Dieu consubstantiel au Père, sa doctrine est de Dieu, sa morale D*a pas d'autre source, ses 1 orisrine leur invincible force.
M .... ~ de Jésus-Christ c'est faire
s nent fl du Dieu qui envoie et du Fils de Dieu
qui . >i » ii\ oy.' : Je ii ai point parlé de moi-mi^jne, mon Père qui m'a envoyé m* a prescrit tout ce que f avais I dire. Et je sais que son commandement est la vie r Ce que je dis^ je le dis comme mon Père