‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 53 sur 101 · LU CALVAIRE · texte numérisé non relu

LU CALVAIRE

Al! ^ucses bourreaux accompUsseoljus-

qu i ails des Prophéties. Voyant que tes

oracles des Prophètes étaient accomplis, afin que le dernier fût n'alisé Jésits s'écria : t J ai soif t » i7 y rttv/i7 /// un vose plein d'une aigre boisson, Cun des gardes courut chercher une éponge l'imbiba, eti t< ' nt fi une branche d'hysope, l'approcha des /. Jéaus • . Cel acte de compassion ne fut pas du

r^ des autres légionnaires, t Laisse-donc, lui direntlis ! nous allons voir si Elie vient le délivrer » ' — Laissez-moi faire, dit Cautre, nous vetrons alors si Elie le sauvera *.

Jésus aspira le breuvage et dit : « tout est con-

>mmë .' • * Puis, avec un grand cri:* Père ! je fmets mon âme entre vos mains » •.

Puis, penchant la tête, il expira * .

Il avait souffert, corame homme, tout ce qu'une victime peut souffrir. Mais pour mourir il reprit l'aspect divin, il mourut en Dieu.

• Tout est consommé ! • Voilà l'œuvre d'un Dieu, r : seul pouvait accomplir. Di' Hé in:. j ice apaisée, sa sentence de n w

lée. le ciel rouvert sur nos tètes et l'enfer fermé sons

■ .'e de sa tare originelle,

, M-s destinées plus hautes,

revenue de plus de grâces qu'aux jours de sa première

• nce.

^ cri de rHomme>Dieu le ciel et la terre sont remués

• Joao.. XIX. m, ». Mare.. XV. 36. MatL. XXTll, m.

• Mali., XXVII. 40.

• Marc. \V, 38.

' Joan.. XIX. 30.

• Luc. XXIII. 46. Mare., XT, 37. Malt.. XXVIl. 50. •Joan., XIX. S».

250 LA MORT d'un DIBU

jusque dans leur foodemenl, une révolution immense s'inaugureTE^lUese Tonde, le monde païen s'écroule, une btimanit<^ nouvelle apparaît. Ce ■ grand cri i> j me

force loule surhumaine parle Christ r-puisé u^^ ... urs, cette parole souveraine : « Père, je remets mon Âme entre ▼os mains ■ , je ne cède pas à la nécessité de la mort, c'est moi qui la commande, je meurs quand il me plait de mourir ; j'annonce que mon œuvre est accomplie, j'incline ma t^te indiquant ainsi que je veux mourir : tout cela n'o?t pas d'un homme mais d'un Dieu.

IV, — i>u r' -!•■ ! I iMvinHf «il I . : il aiors d un immense éclat L.i iiiilurecomin . oiniM.s, les Juifs comme 1«'^ p tins, Jérusalem comme le Calvaire, étaient témoinsd l'xlî H.r linnires prodiges. Le voile du temple se déchira />f// /r milieu^ depuis le haut Jusqu'en bas > ; la terre trembla, les rochers se fendirent^ des sépulcres furent entrouverts et plusieurs corps de Saints gui étaient morts en sortirent. Ressuscites et sortis de leurs tombeaux ils se répandirent dans Jérusalem et apparurent à un grand nombre '. Le miracle arrivé dans le temple. les tremhlements de terre qui menaçaient de tout ébranler, l'apparition des morts jetaient la ville dans le trouble et dans l'effroi. Et au Calvaire la consternation n'était pas moindre. Mai? là la foule et surtout les soldats tranchaient avec la froide impénilence des Pontifes. La fouie accourue pour voir mourir Jésus, épouvantée à la vue des prodiges, I' 'if à Jérusalem en se fraj> ' poitrine*. - : . ur et son effroi étaient n: . uère

• Luc, XXIII, 45. Marc, XV. 38. Mali X\ni .s«. » Mail.. XXVII. .-Si. îO.

' Luc . XXIII. 4«.

LA MORT d'un DISC 251

•nfessioD de la Divinité du Christ. Chez les soldat s mains cette confession se faisait plus généreuse et plus riplicile encore. Le Centurion qui se tenait vis-à-vis de Jésus, entendant son cri puissant au moment d'expirer, et voyant tous les autres prodiges, rendit gloire à Dieu et s'écria : « Vraiment cet homînr était le Fils de Dieu ' / ». Les gardes, saisis d'effroi^ quand la terre se mit à trembler et qu éclatèrent les autres miracles, dirent à leur tour : » Oui, c'était un Juste, c'était bien le Fils de Dieu * l ».

Mais si l'acte de foi de ces païens dût glorifier Dieu, quelle langue humaine saurait dire quelles louanges, quelle adoration, quels actes d'amour, jaillissaient delà Bienheureuse Vierge eu contemplation devant son Fils *'\piré ' ? Car rien ne la put détacher du Calvaire et elle demeurait avec une nombreuse troupe d'amis et de h ' vnmes, auxquels la fuite précipitée des Juifs

a le Calvaire. Tous laissaient échapper ces gé-

missements et ces larmes dont le Prophète Zacharie avait eu la vision ; tous adoraient Dieu dans la Victime appeudue h la Croix. Tous ceux qui r avaient connu >■ tenaient debout y à t écart, observant ce qui se past ' ' ' Paraient suivi depuis

" . Marie m Are de JaC'

lues et de Joseph, et Salomé, qui l'avaient servi -' ' fi tait dans la Galilée, et beaucoup d'autres nt vrnues avec lui d Jérusalem*.

La contemplation et la prière de Marie et des saintes femni'»'' 'nr<nt h-.-* ..;— .^.,. ..,,g p^^^ ^m, (jQQiyy.

r.-iisr c iiK'ii.,11 l». :it au Calvaire anxiét

' H»l\., XXV1I.&4. «are., XV, 39. Luc, XXIU. 17.

• MalL, XWIl. SI.

• Luc, XXllL 40. Mare.. XV, KMi. MaU., XXVU.SM».

252 U MORT DUN DIRU

de bfttoQs et se disposaienl à briser les Jambes des crucifiés. D'ordinaire les Romains laissaient les suppliciés lentement mourir sur la croix; mais les Pontifes étaient allés trouver Pilate et avaient obtenu de lui qu'à coups de massue et en leur brisant les jambes on b&lemii la mort de Jésus et des deux larrons. Ces Pontires sur lesquels pesait l'épouvantable déicide éprouvaient un scrupule de conscience ! Des cadavres restés sur le gibet eussent souillé leur fête, et il importait de les faire disparaître avant le commencement du Grand Sabbat. Cétait la veille du Sabbat, pour que les corps ne demeurassent p€LS en croix le lendemain qui était le < ' ' ' ilennely lei Juif a sollicitèrent Pilate

il , n rompit les jambes aux suppliciés

et qu'on enlevât leurs corps*. Ici comme toujours la malice Juive accomplissait à son insu Us desseins de Dieu. Il était annoncé dans la Loi que les os de l'Agneau Pascal ne seraient pas brisés et cVtait la prophétie de ce qui arriverait au véritable Agneau de Dieu, dont l'autre n'iiiil que la figure. Jésus, sur la croix, sans subir le brisement de ses membres, devait être transpercé de la I.Mire. et les générations futures devaient contempler la Ii!r>surc de son c6té entrouvert : tout cela était annoncé depuis bien des siècles et tout cela s'exécuta à la lettre. Des soldats vinrent donc et rompirent les jambes du premier larron et de fautre qui avait été crucifie avec lui . Mais quand ils arrivèrent à Jésus et constatèrent qu il était mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes. L'un d'eux d'un coup de lance lui ouvrit le côté et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau '.

> Joan., XIX. 3t.

* Joan., XIX, 3i-33-34.

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