‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 59 sur 101 · I.K Su» »r.H.M> l'ii-» I irn. ^ 1 nA>> L i-.itLiSB · texte numérisé non relu

I.K Su» »r.H.M> l'ii-» I irn. ^ 1 nA>> L i-.itLiSB

qun le Poulifc Humain est le successeur du bienheureux Pierre, prince des Apôtres, le vrai vicaire de Jésusr de loule l'Église, le p^re el docteur de . . u„. Liens el qu'à lui a été confié par Nolre- •leur Jésus-Christ, en la personne du bienheureux 1 ! a pouvoir de paître, de régir et de gou-

. i ^ • • universelle. L'Église romaine a donc par l'institution divine la principauté de pouvoir ordinaire ^les aulres églises. Les pnsleurs et les fidèles , ^ ■ soient leur rite et leur rang lui sont assujettis parle devoir de la subordination hiérarchique d'une vraie olHMssance, non seulement dans ce qui concerne la foi et les rncBors, mais aussi dans ce qui appartient à la discipline et au gouvernement de l'Ëglise répandue dans ti>ul l'univers. L'Église du Christ est un seul troupeau ■^•>u> un seul pasteur. De ce pouvoir suprême du Pontife romain de gouverner l'Église universelle résulte pour lui le droit de communiquer librement, dans l'eiercice de sa charge, avec les pasteurs et les troupeaux de lout** l'Église, atln qu'ils puissent être instrnits et dirigés par lui dans la voie du salut. Il est le juge suprême el on peut recourir à son jugement dans toutes le» causes ccrU'siastiques; el au contraire, le jugement du Siège Apostolique au-dessus duquel il n'y a point d'autnrité ne peut être réformé par personne. Tout cela n'est lient logique de l'investiture divine :

; . .. ^ ,.. ..u^,pais mes brebis. ritin- était constitué « vicaire • de Jésus-Christ ; il et le Sauveur avait dit :« là où je

-j. • sera pareillement •. Appliquée à

Pierre cette parole était raiinonce de son, futur martyre.

' • " ' M ' rre devait Aire charK»' d»' chaînes

^. U l'apprend maintenant en ter-

29S LB 80UVKRAIN POimnCAT DANS l'60LISK

mes à peine voilés. En vérité, en vérité^ je te le dis, quand tu étais jeune tu te ceignais toi-même, tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudras pas ' . En ces quelques mots Jésus traçait toute la carrière de Pierre, sa «

indépendante, ses libres allures, ses volontés s.K .

puis, au déclin de TAge, les persécutions, les chaînes, les mains qui s'étendent sur une croix, l'horreur instinctive de la mort que son Maître avait daigné éprouver et qu'il partagerait, allant à une mort dont la nature utveut pas, mais dont il glorifierait Dieu etacquérerait sou éternel triomphe. Jésus parlait ainsi pour révéler par quel genre de mort Pierre devait glorifier Dieu '.

D'un motJésusrésumatoutcequi pvécbde: suis-moi* ! Pierre prit le mot à la lettre et comme en le prononçant Jésus s'était levé et marchait, il se mit à le suivre. Jean suivait un peu plus loin. Assuré pour lui-même df son avenir, Pierre voulut l'être aussi de celui de Jean . et comme il l'aperçut derrière lui il posa la question au Sauveur : Maître, celui-ci qu adviendra -t-il de lui » ? Pierre ne pouvait douter des faveurs que Dieu réservait à un t<'l Apôtre, cat c'était le Disciple que Jésus aimait , le ni émr qui pendant la Cène avait reposé sur sa poitrine et lui avait demandé : « qui est-ce qui doit vous trahir ' ? » Son avenir serait magnifique sans doute, mais quel serait-il ?

Jésus n'avait pas à satisfaire une inopportune curiosité,

> Joao., XXI, 18.

• Joan., XXI. 19.

» Joan., XXI, 19.

• Jotn„XXi, il.

• Joao., XXI. 10.

LKS APPARITIONS EN GALILÉR. LA SECONDE 293

il Ht à Pierre une myslt^rieuse réponse : Si je veux f/u'ii démettre jusqu'à ce que je vienne, que Vim" / ' ^ r toi, sM».<{-moi '/ La longue vie de l'Apô-

' <• <: ;^ jt nous aidera Qxer le sens des paroles du Sauveur. J^sus « revint » comme justicier dans cette

" T' - '.'m lomba sous le fer des

\, ts Jean est le seul qui vil le la grande coupable et le retour de la divine iiiuce; 1008 les autres avaient scellé l'Evangile de leur -aii^'. Cette longue survivance de Jean. JZ-sus l'annonçait donc quand il disait à Pierre : * si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que l'importe » ?

Mais ce n'est pas ainsi que furent interprétées les paroles du Sauveur, et elles donnèrent lieu aux plus

''' • commentaires. Le bruit courut parmi le.f

te ce disciple ne mourrait point * ; el l'imagination se donnant libre carrière de véritables fables eurent cours dans l'Eglise naissante. Jean nVlail pas mort, il était entré vivant dans le sépulcre, il continuait à y vivre et l'on pouvait voir la poussière se soulever à son souflle... Jean avait le pressentiment de ces fables, aussi chercha-t-il à y couper court. Jésus, écrit-il, ti'nvnit piiirit dit : il ne mourra pas, mais si je veux qu'il drinriDf- jusqu'à rp nu»' /> vienne, y/'* / miporte » y

V . — Les quarante jours durant lesquels Jésus aflirmait sa résurrection et constituait son Kglise touchaient \ leur lin. Il plut à sa sagesse qu'une de ses dernières apparitions eut plus d'éclat que les autres par la mulli»

' Joan . XXI, B.

• Joan . XXI, S3.

> Joan.. X\l,». U.

Î94 LES APPARmONS KH GALIL^. LA SHCONDB

tade de lidèlcs qui y fut convoquée et par la grandeur des actes qui y furent accomplis. C'est sur une montagne qu'eut lieu cette apparition. L'Kvaugile sans la nommer dit seulement : une montagne que Jésus leur avait indiquée • ; sans doute l'une des nombreuses col' surplombent le I.

« la ^^'iie » qu'il nous ■

dans la solitude, dans l'élévation, si nous voulons jouir des api' " T' m. Les bas-fonds delà vie des

sens, )•- ,> aines où le monde passe sa vie

facile et abaissée, ne sauraient convenir au Dieu qui fait des hauteurs sa royale résidence. Mais toute montaciu n'est pas celle où nous verrons Jésus; c'est la montagne « désignée par lui » que nous devons gravir. Les uns s'élèvent dans les répions de la science, d'autres se poussent aux, honneurs et aux hautes charges : ce n'est pas là que leur apparaîtra Jésus.

Tout nous porte à croire que la montagne indiquée par le Sauveur se couvrit d'une multitude de fldMes, et quand saint Paul nous parle de « cinq cents » il a soin de nous insinuer qu'il reste endessous du chiffre véritable*. Tout ce que Jésus comptait de disciples dans la Judée et la Galilée s'y trouvaient sans doute réunis, les onze aprttre8,*et les fervents Disciples en formaient l'élite, et tous attendaient avidement l'apparition promise. Jésus se montra. Les ApiMres aussili'tt se pros' ' fu

l'adorant '. Quelques-uns dans la foule ùl : t encore *. Mais leur hésitation dût peu durer en présence de la majestueuse attitude du Sauveur, de la solennité

> Mail . XXVIII, 16.

' I forinUi . XV, 6.

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