LA VIE SURNATURELLE PAR LA FOI
dont le ciel seul se rhargera, el à laquelle le travail comm" "i»''. Plus '
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que son Mailrc comme Dieu « opère sans cesse », cou uime « fut dans le- * ' ' ' -
dr . >se ». Seulement -
les autres, il ne travaille pas comme les autres. Si les mo ' ' :iscnt dans un labeur qu'ils bornent aux
aiii iU celte vie, le chrétien ne songe qu'à
Tacquisition d*un bien surnaturel el divin. C'est ce que Jésus-Christ entend par ces deux mots : « nourriture qui péril; — nourriture qui demeure élernellemenl ». Travaillez, non pour une nourriture périssable ^mais pour celle qui demeure jusqu'à la vie éternelle * . L'àmo humaine est avide de nourriture; elle a horreur de la faim el du vide ; elle a des aspirations véhémentes et la vie enti^re de l'homme ici-bas, se consume à spaiser cette faim mystérieuse. Seulement Phomme se trompe ; il croit apaiser la faim qui le torture en lui apporlunt « la nourriture périssable >, et il ne fait que Tirriler davantage. El celle nourriture • qui périt », quelle estelle ? Pour l'ambitieux ce sont les honneurs, les dignités, les hautes charges. Pour le voluptueux ce sont les plaisirs des sens. Pour l'avare c'est l'ivresse de l'or. Pour tous ce sont les vaines sollicitudes de la vie, le tumulte des affaires, les incessantes préoccupations de la vie matérielle, les frivolités du monde, les recherches du luxe ou du bien-être. Tout cela • périt », el uu lieu de remplir la faim ne fait que l'agrandir. Il est une autre nourriture, surnaturelle, divine, immortelle, et rendant immortels comme elle ceux qui la reçoivent.
« io«n.. VI, '27.
LA VIE SDRNATl'RKLLE PAR LA FOI 03
Meurent sont-ils ceux qui la connaissent, qui la réclainenl, qui Tobliennenl ! Mais elle n'est pas de la terre, f\\e est du ciel, et Dieu seul peut nous la donner. Ceile-
ï If Fils de rhomme vous la donnera^ car Dieu l'a ir au '.
divine, ce pain de l'àqie qui rassasie
pour le temps cl demeure dans réternité, cet Aliment s ' us demeurons faméliques, n'est autre que
! I 11 lui-même se donnant k nous, Jésus-
tirisl enrojré par son Père pour donner la rie au m n.I»', « marqut' du sre«u du Père », c'est-à-dire dési- .-II' pour ce grand et sublime ouvrage de vivifier l'buinanité entière et de la revêtir d'immortalité. Mais comment nous identifler cette nourriture? Comment vivre dt: J«>u<-Ctirisl ? Par la foi. C'est donc la foi et elle ■enle qui nous engendre à la vie divine, qui entretient en nous ( " qui nous dispose aux grâces du temps et
aux ii> ^ de l'éternité. Nous n'allons à Jésus-
Cbrist que par la foi ; nous ne pouvons prétendre à sa divine Eucharistie, à la manducation de sa chair qu'il va nous proposer tout à Tbeure que si la foi nous y a dispoeéf. Le Père ne nous amène à Jésus-Christ que par le lien de la foi. Le Fils ne nous amène au Père qu'eu nou« 1<* faisant connaître et adorer par la foi. Notre {• *n future k la gloire étemelle n'est qu'une
feu.i- . . .iiie récompense de notre foi. Ainsi notre vie surnaturelle est subordonnée à la foi comint» notre vie matrrieUe l'est à la ••. Kt c'est en n» premier
''eus que Jésus-Cbri»i ..).,.. ..u « le Pain vivnnl », « le l'atn descendu du Ciel ».
Assurément les Juifs ne comprirent pas la sublimité
> Joaa.. VI, f7.
04 LA VIS SURNATURELLB PAR LA roi
(le cet enseignemeat. Us s'élevèrent Déanmoins, quoique conrusémenl, jusqu'à une nourriture plus excellente que l'ordinaire, <'l c^mik.
sèment U* rcpaj; sa\ , - '
leur dispenser, s'imaginèrent qu'il s'agissait de quelque mysl('ri<Mi\ menl, qui, sans 1< i
mal, luur a^.^ rA de toutes nouv».
Le Sauveur leur avait dit : « travaillez » : ils veulent savoir quoi travail leur est demandé, quelle est rdMivrc que Dieu exige et qui leur vaudra la nourriture cuuvoitée : Que fero/is-nous pour travailler aux œuvres de Dieu « ? Une seule œuvre est exigée, c'est cfllo de la foi; non pas sans doute la foilstérile et inciU', mais la foi conséquente avec elle-même, la foi accom* pn^^nt'e d'œuvres saintes. On ne croit pas véritablement, iji.and la ronduilo est eu flagrante opposition avec la croyance. L'œuvre de. ÛieUy répondit Jêsus-CArist^ est de croire en Celui qu'il a envoyé '.
Le malentendu entre la grossière attente d'une nourriture matérielle et TAliment divin qui n'ci^t autre que le Fils de Dieu, s'accentuait et se compliquait déjà d'un 80urd mécontentement. On sent, à la répon.se aussi ridicule qu'insolente des Juifs, qu'ils sont déçus dans li>ur espoir. Quel miracle faites-vous qui puisse nou^ déterminer à croire en vous ' ? Ils veulent un mirachet ils ne cessent d'en contempler! Us étaient ^i siasmésde celui des cinq pains qu'ils rcconnai>.... ... .1
Jésus « le Prophète » et voulaient le faire roi ! Mais maintenant qu'il ne benible plus «'agir que de faveurs spirituelles; rt iriiiii' irninnir-TiflIf iionn-ilufr. ils iw rccon-
• JOill.. . . , ..
» Joan.. Vl.«».
» Joan.. VI. M.