LA VIK SUR!«ATURBLLK PAR LA FOI
enlratnement. Le Père nous donne à Jésus-Christ, Jrsus-
Christ nous arrepte. Gardons-nous de nous sou^lraire à
l'un el à l'autre. Nous seuls serons la cause de notre
perte, car, ajoute le Sauveur, Celui qui vient à moi Je
ne le repousserai point dehors*. Comment le ferait-il
puisque la raison de sa venue sur la terre est de nous
Muver, el que notre salut est voulu de son Père comme
de Lui ? Je suis venu du ciel, non pour faire ma
volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé.
Or la volonté de mon Père qui m'a envoyé est que Je
>■ rien, de tout ce qu'il m'a donné^. Quelle
. ..e assurance nous avoos donc de notre salut, si
nous-mêmes n'y mettons point d'obstacle ! Et ce salut
il 7 La vie éternelle. La vie de l'Ame et la
I ion glorieuse du corps, que Je ressuaciterai
au dernier Jour*, El Jésus-Christ répète encore la
->uranre : il ne fait qu'un avec son Père, il est
I' 'ire en Lui c'est l'œuvre de salut exigée de nous
et que couronnera un jour la résurreclion glorieuse. La
"" '/ui m'a envoyé C' " *n-
'// en Lui ait la < . '7
mot Je te ressusciterai au dernier Jour ♦
Ces mois, qui eaflammenl nos célestes espérances, mettent le comble à notre gloire et nous assurent le plus brillant avenir, hors des petitesses et des misères
delà vie ' '- ' -ont jusqu'à Texaspéralion le
mécouleii II n'y avait plus à s'y mé-
('t'iidrc ; l'ntt ;en8 temporels s'évanouissait, les
II' - * ' .ni répudiées, et à leur place Jé-
» i0Ui..\l. ».
» Joui., VI, ae.
ilo La 1 ir. :'! n>Aii nri.L.k i An i.À i'*i
sus-Christ proposait au moude une nourriture qui Quêtait outre que la possession m«*me de Dieu par la foi. ^ -iers les .1' "
^.. , .jiiesses. hn
du m^ine coup Celui qui les leur proposait. Us rav<iienl ■'■urd'hui " ' ' i plus à
1' -es ils le • urs mé-
pris : l/s v/' mirent à murmurer contre Jésus, parce qu'il avait dit : « Je suis le pain virant //< ' / du
ciel n. M f'st-ce pas là le fils dr Jostph, t/i -ils?
Ne connaissons'tious pas son père et sa mère ? Que virnt-il donc nous dire: t Je suis descendu du ciel^t? Jt'sus sans relever l'injure continua ses enseignements. Le plus grave et le plus beau de tous est, nous l'avons dit, l'ék'vation de Thumme à un état divin par son union avec Dieu, union que la foi inaugure, que lu grâce sanctiflonte produit et que couronne dès la vie présente la Divine Eucharistie. D'où nous vient une telle grandeur? De Jésus-Cbrist a médiateur entre Dieu et les hommes ». Comment allons-nous à Jésus-Christ? Est-ce de nous mêmes, par nos seules furces ? Non certes ! Il nous faut pour nous élever ainsi nne grAce, un support, un entraînement. Sans doute l'attraction divine n'anéantit pas notre libre arbitre ; elle exige même notre libre coopération ; mais nul ne va à Dieu sans Dieu. Ne murmurez pas entre vous, dit le Sauveur : Nul ne peut venir à moi si mon Père y qui m'a envoyé, ne C attire, et moi je le ressusciterai au dernier jour ', Ainsi se commence et s'ochève notro salut. Une griice nous est donn*'<- '<<ii "ous fait nous attacher
• Joaa., Vl,4l-4i.
t Jmn, VI 43.
LA Vil Sl'R.fATURELLE PAR LA FOI 99
h Jésus-CUri»l, grâce qui. sans nous violenter, nous • par l'ait' . par la pcrsua-
^. tnenljpar . lenlde la voionlé.
Nous croyons en Ji^sus, nous Taimons, nous imitons ses ' <, nous nons revotons «le sa sainteté ; notre
vit' ainsi dans la pratique des vertus ; et quand
l'épreuve est finie et la \1ctuire remportée, le même 'lirist qui nous a sanctifiés nous ressuscite à la
N'allons pas plus loin : plus loin c'est le mystbre, e*e>' ' ' ]•• Dieu, c'est TabUne ; et qui ' '
soii' ne s'y perd inrailliblemcnt. 1 i
ceax-cî t sont-ils attirés > à Jésus-Christ par le Père de façon à s'y unir et à être sauvés? Pourquoi d'autres ne sont-ils pas attirés dans la même mesure ? Pourquoi des £lus ? Pourquoi des réprouvés ? Répétons avec saint Paul : « Oh ! que les voies dé Dieu sont inscnitables I Oh ! combien insrrntsbies sont ses secrets » !
Tout ce que nous pouvons dire «-i (jm sudil à rassurer nos angoisses ol à étouffer nos murmure», c\'sl que Dieu est la Ju>lire el l.i Bonté infinies; qu' « Il illumine tout homme venant en ce monde », qu' c il veut que lou* h"< Immine^ parviennent au salut >, qu' « Il a tant nii! ni a envoyé son Fils unique », que
ce:.. .j.. ..■ .;.. u ne s'est fait homme, n'a souffert,
n'est mort. <{ue p^iur que tous soient sauvés. Le soleil ne ! rsellemenl set rayons que la
grAi. .; >. ,. ^ •' répand dans tout'--' i"*' ^fTies ;
et enrore queplii eut pluH largemem es,
n'est pri i mène au terme
A son aut - ... ^....^. j.^iul celle des Rro-
phèles toujours acceptée du Juif: // est écrit dam les
100 U PROMESSE DE L*EncnARISTIE
Prophètes: « tumrecevront renseignement de Dieit*». Tous les hommes, dans le monde entier, le recevront .' surflsanle au salul. Lr> * > de I 1 ondes de son éclal. Dans i . ac-
querra, quand seront déchirés tous les voiles, son plein et parfait achèvement. Tant que nous ne mettonir pas d'obstacle à l'enicacité do cet enseignement, U nous mène à Jésus-Christ, et, par Jésus-Chiîst, au salut. Quiconque a entendu l'enseignement du Père et l'a compris^ rient à moi '. Cet enseignement est-ce la claire vision, l'évidence, la pénétration entière des mystères, la vue de Dieu, et dans cette vue de Dieu la connaissance de tous les secrets de l'autre vie? Non, la Toi demeure, et c'est « en énigme », dans l'indécise lumière de la nuit que nous avons, sur la terre, l'enseignement divin. Nul ne voit Dieu ; il n't/a que Celui qui est de Dieu qui oit vu le Père *, Un seul a eu sur la terre la vision BéatiOque de Dieu, et c'est l'Iiomme-Dieu.
Mais si nous ne voyons pas par nous-mêmes les choses de la vie éternelle, nous les connaissons parce que Jésus-Christ a daigné nous en dire. Et celte lumière est la vie. Le même Jésus-Christ qui nous illumine, nous nourrit. En nous unissant h lui nous participons aux secrets divins et nous vivons de la vie même de Dieu : En vérité, en vérité^ Je vous le dis. Celui gui croit eti moi a la vie étemel h- '.