IV. Ce n'est pas de lEucliarisUe qu«' J isl
nous a entretenus jusqu'ici, mais du subiii lére
de notre élévation jusqu'à Dieu, jusqu'à la vie divine,
> Jean., VI. 45.
* Joan., VI, 45.
* Joan.. VI. 46.
* Joan., VI, 47.
U PROMESSE DE L*EUCnARISTIE 101
jusqu'à celte union ineffable qui nous fait vivre de Luinitaie. Comment une telle élévation est-elle devenue possible? Par Jésus-Clirisl, qui Dieu et homme a uni ensemble les deux natures. Jésus-Christ étant homme nous incorpore à Lui; étant Dieu nous élève jusqu'à Dieu. Jésus-Christ est ainsi la seule « voie » possible qui nous puiss»* mener à Dieu. Croire en Jésus-Christ est donc ressenlirlio condition de notre divine destinée. Comment adhérons-nous à Jésus-Christ ? Par la foi. La foi nous vient-elle de nous-mêmes? Nullement, nous devons y être amenés par Dieu. «Quand nous y sommes am»'nés, quelle ineffable chuse s'opère en nous ? Jésus- < : : i>l devient noire vie, et l'Apâtre a pu s'écrier. « Je ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ
, a moi! » Jésus-Chri«i «îi* <!<» "v'fn" : /" ^v/v
ie Pain de vie ' .
A\ ;>arole uous « l.i pi-o-
"" - c, qui est l'acL; .;i...:i: j^uifait, la
1 vivante, de la vie divine en nous. Vivre de ' être dans l'i- <ie mourir.
' juandon vild 1 : . Li Lamanne,
au désert, dans le lieu du passage, n'était que la figure, \ ' " 'î" '-nt-ils ceux qui la man-
iit, non plus la manne
ttive, mais le vrai « Pain •, la vraie nourriture
nt pas à jamais : Vos pères
• ^ le désert et ils sont mortn.
Mnts voia te pain qui descend du ciel^ et si quelqu'un
' ' ' / <fe Pain vivant
' de cr pain, il tvra étemellemrnt \
• Joan., ^ i • > Joao.i Ni t '
i(Yi LA PROIIBSSE DE L'BUCHARmTIB
Jégus-Chrisl n*a pas dit encore la grande parole ni révélé rinciïable lnv8t^^e do la manducalion de en
cli.^
vérilable alimenl. Ji'sus en parle comme il parle de In munn« mangée au désert : ( semblent en lanl qu'ils sont it
quelle différence entre eux 1 La manne ne soutenait que pour un moment une vie périssable, elle nVi " ' ' pas la mort de faire son œuvre ; elle était la n de passage donnée à des exilés, dans le désert ; elle n'était qu'une figure et ne faisait que présager r ' ; auguste réalité. Cette réalité, celte manne \ ce « Pain vivant >, le voici maintenant annoncé an monde. Avec lui, par lui, la mortalité disparaît, V : : — acquiert une vie sans fin, des forces que l'éi parviendra pas à affaiblir : Cetw qui mangeront de ce pain vivront éternellvment *.
Mais enfin ce « Pain vivant » quel est-il? Comment le manger? Qu'est-ce que Jésus-Christ entend par cette manducation mystérieuse ? S'agil-il de la foi ? De celle foi qui fait dire à saint Paul : « Ma vie c'est le Christ » ? Faut-il entendre par ce « Pain vivant » la grAce qui, nous unissant au Christ, nous fait participer À sa vie? Ce mystère de notre incorporation divine, Jésus-Christ l'a lrait(' plus haut, et dans des t' ni à
aucune obscurité. De même qu'il t .., . ..i Samaritaine l'image de Teau jaillissante, il employa là l'image d'un Pain venu <i \; u'ut il ne s'agissait que de la vie su: .- ^ . . .
Mais, ici, combien le langage du Sauveur devient dif-
1 Joan., VI. SO-&I-SS.