LES LEÇONS DE LA CROIX
C'est pour n'avoir pas compris ces vastes desseins de Dieu que Pierre Hlcssail au cœur son divin Maître et 8*atlirait à lui-même une dure réprimande. Jésus parla, sans doute, assez haut pour être entendu des autres ApAlres *, car la doctrine de la croix <!• la doctrine du salut: la répudier c\-: . ^
salut était de la courageusement embrasser. La prédication •' MIC se résumait en elle; lousles tous le ■< . >, tous les prAlres, le Sacerdoi . lique tout entier, n'avaient plus d'autre devise etdevaient pousser dans le monde entier le cri de saint Paul : • Je fais profession de ne savoir qu'une chose : Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié >.
IV. — La foule s'était peu à peu rapprochée et c'est à elle en même temps qu'à ses Disciples que Jésus adressa ses dernières paroles : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce soi-m/'me, qu'il porte sa croix chaque Jour et qu'il me suive '.
pour comprendre et surtout goûter un enseignement aussi antipathique k la nature, rappelons-nous, en même temps que nos destinées futures, notre situation actuelle ici-bas. Nous sommes des enfants soumis à l'éducation du premier &ge, et Jésus-Christ est notre divin éducateur. Nous sommes des coinballants en campagne, et nous devons conquérir, à force de bravoure et au prix de nos fatigues cl de notre sang, un immortel royaume. Or, Jésus-Christ est notre général. L'enfant n'est-il pas chaque jour courbé sur des devoirs qui meurtrissent sa volonté ? Le soldat, chargé
' Marc. VIII, 33.
• Luc, IX, «3. Marc, VIII, 34. MaU., XVI, U.
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de ses armes, peul-il reculer et fuir le champ de balaillc ?
Ain«>i «>n esl-il de relui qui ambilionnc le double titre
;il de Dieu et de soldat de Jésus-Clirist.
- ne violente pentonoe. Si (/uelqu'un nul
dit-il *. Mais sans violenter personne, il
iovtle luul le momie. Nul n'est rejeté, nul n'est mis dans
l'impossibilitr d'être à lui. Chaque Âge, chaque état de
foKune, chaque sexe, chaque degré de savoir ou d*igno-
rance, jeunes et vieux, riches et pauvres, civilisés ou
barbares, tous ont accès, tous peuvent suivre l'Homme-
Dieuel parvenir à sa gloire.
liais la condition est formelle; sans l'accepter nul
espoir d'être disciple. Et cette condition quelle est-elle?
Elle est triple : Il faut se renoncer ; il faut porter sa
ur; il faut suivre Jésus-Chrisl,
. Qu'est-ce? Apprenons-le en l'appliquant
■lutruî. Avons-nous renoncé à quelqu'un? U n'est plus m dans notre pensée, ni dans notre cœur ; nous n'avons plus aucun commerce avec lui ; ce qui le touche, désormais ne nous touche plus. Sa bonne ou sa mauvaise fortune, les dangers qu'il court, les souffrances qu'il endure, nous laissent indifférents. Ainsi soyons pour notre corps, pour les choses temporelles, pour les passions qui nous travaillent, les volupté» qui nous enchantent. Qu'il y ail rupture ; que noun ne nuns connaissions plus. Etouffons à l'égard de la nalur<*(brhue,qiiisansc6isenou8 sollicite, une sensibilité dangereuse et di? perfides coocessions. Ne l'écoutons pas, ne lui obéissons pas, ne pleurons pas sur ses prétendues souffrances. Si la Loi divine la meurtrit, et qu'elle se lamente, demeurons insensibles à ses plaintes, c'est \kse rerumcer soi-même.
' Ml H.r.- Vin. J4. Lm. I\ ..».