LKS LEÇONS DB LA CROIX
n faut plus encore pour derenir disciple de Jésus - Christ, el saint Paul ne cesse de nous rappeler qu'à la suite d'un Chefcrucifié nous devons nous-raArnes mourir, mourir tous les jours, mourir en toutes choses. Mourir effectivement, si la persécution nous place entre l'apostasie et la mort, si le péché nous réduit 'd cette extrémité de vaincre ou mourir, si le ciel ne peut s'ouvrir pour nous que par l'héroïque immolation de nous mêmes. Mourir affectivement, si la vraie mort ne s'offre pas h endurer. Car il ne saurait se dire disciple de Jésus- Christ celui qui n'est pas dans la disposition de lui sncrifiersa vie. Quoi! L'on meurt pour toute noble cause. Ton meurt pour sauver son pays, sa famille, ses intérêts, son honneur ; l'on donne même sa vie en pâture à s»~ convoitises et à ses passions. El l'on ne mourrait papour son âme et pour son Dieu! Tel est le disciple de Jésus-Christ : s'il ne meurt pas réellement, au moins est-il toujours disposé à mourir. C'estce que le Sauveur appelle : < Porter sa croij chaque Jour •>.
Mais comme beaucoup meurent de morts prématurées et violentes pour tontes sortes de causes et de raisons, !• Sauveur spécifie quelle mort est celle de son disciple : (^m'iV m« swirc .' U faut lui appartenir pour m»'Tiler la divine apothéose de la souffrance et de la mort, et ceuxlà souffrent el n uns gloir ' .ntquin. font qu'expier le ! les ou de\ -^ de leur imprudences et de leurs excès. 11 faut de plus suivre J^- -l au calvaire, non pas seulement par la voie d" m;, mais par la voie sainte, il faut imiter ses Tenus. C'est en soumission aux ordres de son Pèr« avec humilité, avec la douceur de l'agneau, sans récriminer, sans se plaindre, sans haïr ses ennemis, ni chercher à se venger d'eux, que meurt Jésus-Christ. Le
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..i<...t, V • at agir comme il tgissaitf s'attacher à reproduire toutes Ms vertus.
Mais qu'elle est dure cette parole : « Prendre sa croix » , mourir à tout ce que l'on aime; s'immoler, se sacrifier, et cela t tous les jours », à chaque heure d'une longue e&istence ! Non ! C'est le contraire que Jésus-Christ établit péremptoirement. Cette mort est notre vie, cette douleur est notre joie, ces pertes sont notre seul véritable gain. Nous possédons deux vies différentes : l'une actuelle qui est courte, incertaine, précaire, rare en joies solides, prodigue en amertumes et en souffrances; et fut-elle heureuse, cette vie terrestre est désastreusement limitée par le tombeau; l'autre éternelle, infiniment heureusef où toutes les gloires nous couronnent, où tonleslM joaissances se donnent rendez-vous. Qui oserait mettre en parallèle ces deux existences si opposées? Qui itnil assex insensé ponr ne pas préférer la seconde à la première? Or, pn^férer l'une c'est perdre l'autre, et la jouÎHMoeedes deux à la fois nous est interdite. Reveudiqoêt-vous pourvous seul, sans aucune volonté de la sacrifier, mais au contraire en lui faisant rendre tout ce q[ii'elle peut vous donner de plaisirs et de richesses, la vie terrestre dont vous jouissez maintenant ? Vous per* drexU vie étemelle. Par contre, sacriflez-vous généreusement celte vie de la terre 7 La donnez-vous au martyre s'il le faut, et en tout cas aax héroïques privations de la vertu ? Vous gagnez la vie du ciel avec ses immortelles ivresses. Quiconque voudra sauver sa vie la perdra . quicontfue la perdra pour moi et pour r Evangile la sauvera '.
Y a-t- il parité? Non certes, à Dieu oe plttset Car
> Mali.. XVI, B. Marc . Vin. 38. Lue,, tX. U.