‹ Nos saint évangilesChapitre 47 sur 124 · Toi de ceux qui intercèdent, ressusciter, grAce à la fui · texte numérisé non relu

Toi de ceux qui intercèdent, ressusciter, grAce à la fui

iir..i-«»'o. !'

Mai* la foi des

Apùlrr^ , ieur

iion'o que Jésus faire de fréquents reproches. Quant à la

■ " ' -' f'ile est .! ' ^nl-

•ht"* l'oiii ;i-

inrrédii Ures que rien n'éclaire

• meut ; - ■ — --onnés

! IVnvio.

[ui ne 1 recueillant contrt>

C'est «1. .,1c que Jésus ne retient

'Ml.. \ » 1 é . I .> n I . I T

11>8 NOlVBAll MIRACLE SUR Vii POSSÉDÉ

plus Texpreseion d'une douleur indignée: O race incrédule rt perverse l Jusqnes à quand srrat-je nrrt vous ?Jusques à quand devrai- je vous subir ' ? Mourir pour les hommes lui élait doux, roais'Mre accueilli par le dédain, la déflance et 1 ' lité, cN'tait la

suprAme torture de sou cœur. Cep . qui peut lasser un tel cœur cl tarir une telle miséricorde ? Au rooroeiii mAmc où tout semblo repousser le miracle, Jésus va l'accomplir. Amenez-moi l'enfant, dit-il^. Mais avant d'agir, il dispose tout pour rendre son action plus saisi^ santc et plus victorieuse la démonstration de sa Divinit* Il laisse au démon le déploiement complet de son inf' i nale puissance, car plus ses fureurs sembleront terribles, plus éclatante sera sa défaite. On fit ^// ' / F enfant. A peine vit-il Jésus que, saisi de if il fut jeté à terre et se roula en écumant ». Uu'oi juge, à cette vue des angoisses du p - T^re;mais Jésus tourne aussi de ce côté sa m • . Ce Juif imbu des pr/'jugés populaires attribuait sottement aux influences lunaires l'état de son enfant : « ayez pitié de mon pauvre (ils qui est lunatique », avait-il dit tout d'abord. Jésus lui fait constater que le démon seul est l'auteur de ses affreuses tortures. Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il., demanda Ji'sus au père? — Depuis son enfance, répondit-il^. Et, découvrant le malheureux, son âme sans conflancc et sans foi, il ajoute : si vous y pouvez quelque chose^ venes-nous en aide, ayez pitié de nous '. Rien sans la foi, mais

• Matt..XVII, 16. Marc, iX,18.Loc., IX. 41. « Luc, IX. 41. Marc. IX, \%. Mail., XVII, 16. ' Luc, IX, li.

» Marc, IX, iO.

» Marc, IX, 21.

n..., .JK. loui Uevicnl possible; c'esl ce que Jésus s'»^f-

f li faire comprendre : si tu peux crnin\ hii

lil'il, tout rst possible à celui qui croit '. El lu pour-

is croire pour peu que lu le veuilles, car si la foi est un

ion de Dieu el si ce don jamais Dieu ne le refuse, il n'y

1 plus d'obstacle que dans le mauvais vouloir de l'Iiom-

mo ; lu pourras croire si tu le veux. Le Juif le comprit

et se noontra prêt à faire sa part, alors que Dieu dnignnil

faire la sienne. .4 //<'«77'J/ fondant en larmes : a Jt-

I rois^ Seiyneur, >>'' ' rid-t-il. hhi'k tiitlrt r'ni\iifïî<aiir4'

le ma foi* ! »

' '-ndail aiixifusr : les Scnbcs escumpUiicnl

^ 5. Jésus voyant accourir la foule s* a-

fre^sa à texprit immonde sur le ton de la menace :

"ft, je te le commande, sors de

; fre plus * !

Ce fat alors an moment d'inexprimable attente. Le

■ aver l'ordre divin el donner la mort h

ij de sa délivrance, cl s'il l'a devait

}trilt«rce n'élaitqu'en n'en faisantun cadavre. Ledêmon

' ■ ' "ment l'enfant

,,,rt. — « // est

vtnrt ! diraient les assistants « ». Mais si l'Ilomme-

!' ^■■- ■- -■■■■■■ <-•... » ' - ses suprêmes fureurs,

Am éclatante et prendre - insuiteurs une plus entière revnncbe : ' ' « r^nfanf par la main, le souleva et il <r

' U li.

• « il

200 MOUVRAI' MIRACLR flUR UN POSSÊDft

La foule fui, dans celle circooslance, ce que nous n'avons cessé de In voir : sinc5rc el droite dans ses jugemenls, quand elle esl laissée à elle-iuôme, mais, hélus! aisément el vite retournée quand ses maîtres el ses meneurs s«*>mpnl en plie la calomnie el l'erreur. Tandis que les l'hariâieus el les Scribes confondus allaient cacher leur dépit et leur honte, le peuple ne ménagea pas au Sauveur ses témoignages d'admiration : tous ^iatrni émerveitirs tF une telle puissance de Dieu*. Jésus. noire constant modèle dans l'humble oubli de soi-même, sYchappa de la foule el entra dans une maison.

il. — Ses ApAtres l'y suivirent. Celle fuis ce n'était pas l'amour seulement qui les attachait aux pas de leur Maître, mais un doute douloureux les obsédait. Avaientils perdu les merveilleux pouvoirs qu'ils avaient reçus nagu^rc cl dont ils avaient tant de fois el si virf. mcnl usé durant le cours de leurs missions ? 1)'< i

leur insuccès actuel ? .Comment avaient-ils démérité au point d'être honteusement vaincus par l'enfer? Us s'étaient ti^ en public, dans le secret de la maison ils parlèrent. Ils prirent Jésus à F écart et lui demandèrent : « pourquoi n'avons-nous pu chasser ce démon ' .' »

Dans sa réponse le Sauveur nous révèle le rôle prépondérant de la foi dans les œuvres divines. Par la foi la faiblesse humaine se trouve revêtue de la toute puissance de Dieu ; tout lui devient possible jusqu'h transporter les montagnes, jusqu'à commander en maître au sein de la création. Les Apôtres feront bien plus encore quand ils auront celle foi ! Ce n'est pas la montagne,

' l.ur.. IX, i4

» Marc.. IX. ÎT. MaU., XVII, |h

K0UVIA17 MIRACLB SUR IN l'OSSébÉ iUl

csl un monde qu'ils Iransporleront des bas funds de

idolâtrie jus^iu'aux hauteurs de la rie divine, jusque dans l'océan des divines perfections ! Présentement, comme la foi est trop faible en eux, ils demeurent impuissants. Us s'enquitTcnt pourquoi ils n'ont pu cliasser le démon ? — « .4 canne de votre manque de foi, leur répond Jésus. En vérité je vom le dis si vous aviez (le la foi comme un grain de sénevé^ vous diriez à

la m'--'' - ; « transporte-loi d'ici W, et elle s'y

tran, t ». Vous diriez à ce mûrier :* déra-

cine-toi et va te planter dans la mer », et il irait aussitôt, et rien ne vous serait impossible '.

Mais qu'est-ce que cette foi qui transporte les montagnes ? L'image du < grain de sénevé » par laquelle Jésus In caractérise, nous en révèle admirablement les carac-

•'res et la puissance. Le sénevé est la plus petite, la plus humble des graines, mais sa saveur est brûlante, et quand on la met en terre, elle croit et se développe rapidement, et, dans certains pays, en Orient par exemple, elle produit un nrbro véritable à l'épais feuillage et aux rameaux étendus. Telle est la foi dans son triple carac- (•'•re. La foi chrétienne est humble et petite, méprisée

N<iant inaperçue au sein d'un u-neux. Le munde la hait, car eette foi tend à consenrer à Dieu m souveraine grandeur, à l'homme sa petitesse et son néant, et son rAic est de combattre les illusions de l'orgueil au profit de la vérité. Mais tout humble qu*elleapparaissef cette foi a d'ir- ^ y - «' <• -en et des ardeurs que rien ne réuss. secoDe les âmes, elle eulluuime

les volontés, elle a remué le monde, elle tcule comum-

> Mail.. XVIii, Itt. Marc.. IX. Luc. XVlh 6.

202 JÉSUS PRÉDIT DB NOUVEAU SA i'ASSION

nique aux individus, comme aux families el aux peuples des <?ner -' • • los porloiil aux pluâ liéroï ; : ■ ' ili. La foi t : , lil et s'élend avec iinf inrt- ijd-

dilé. A peiuH u«-ti du Chrisl et de IT: ;le a couvert

le monde, conquis les nations, pi\.j, ,. ,.,irloul ses victorieuses influences. Quand la PenteoMe ciU transfls^iiiv les Apôtres, de faibles et indécis qu'ils «étaient, la Toi leur flt, non pas transporter les montagnes, mais emporter dans leur élan le monde. Aux jours de leur faibh'sso, ils n'avaient pu chasser le démon du corps d'un jeune enfant, quand ils eurent gramli ,l.in^ l.i r,.i c'est de l'univers qu'ils le chassèrent.

Mni!> Jésus-Christ pose à la défaite Uu tit'uion une autre condition que la foi. Car aux Apûtres qui s'écriaient en lui attribuant l'œuvre entière : Sfif/nrur, d' z noire foi!' lit:

il faut de pi" ^ mcet la priir^ -(te

race des démons *. La prière nous élève à Dieu, uoas unit à Lui, nous rend : le son empire sur le

mal. L'homme en pu Me au démon ; mais

sans elle n'espérons pas réprimer son audace et repousser ses assauts. Espérous-lc moins encore, si . >mmesles esclaves de la gourmandise et de la 1 .lir.

Les excès de la table dépriment l'âme, engourdissent la volonté, surexcilf»nt les passions, et ouvrent : 'mon des accès toujours faciles. Le jcrtue, au < , en

affaiblissant en nous la chair, rend à l'esprit sa pleine vigueur, et c«;tte vigueur nous assuro à son tour la vicl«»ire sur l'enfer.

iil. — Jésus quitta les environs du Thaborpour sV vancer dans la <JaIilée. 11 allait revoiries cités opulentes

> MaU., XVII. an. Marc., IX, ».

Jki>USi PRKUIT DK NOL'VKAU SA PASSION i()3

défi bord<4 du Lac, Capharnaflm et les villes voisines, m le loules nouvelles coiulili »:i>. f]lles s'éUùcnl

iiiwtiif i.^ icbelles à sf-; «'iiseigticmenls cl ingrates à ses bienfaits; la muUilud'* do miracles qu'il avait opérés dans leur sein les avaient laissées insensibles, et le p,,j>^,.., t.i.irisalqne avait achevé de corrompre leur preni lié. Le temps n'était plus où une foule avide

de l'euieadre s'attachait à tous ses pas. II devait maintenan! f.isv.r an millou d'cllcs mucl et inconnu. C'était la pt 4 ch&timent qui les attendait : Jésus

et st:- x'Ht et traversèrent la G<i '

par dt .. ...wi lit. unes et sans si- fuln- t mm

I te rsonne , Ainsi le voulait Jésus '

I II s'assom' ".lUriste et l.i \;m.»u du Ca \

•se plus li , sur les «iiMHiic-. et sur lo M;

-.qui, de plus en plus ouvertement, révèle l'approche il le sa Passion. Il tient à les en av'

ca pour eux doit être si rude, le dang> :

à* lient, même de désespérance, si prochain,

q<i ' serait terrible. ^} ' ' i

d t-r la simple p» \ i

-t-cepar m leur bon Maître leur déroule les

' ' avant il leur avait

.•• l'hurreur d»- i.t irahtson qui le livrera aux Juifs. Dans quelque temps il déchirera tous les voiles et leur pn' - ' - !«> tableau eomplel des avanies et des tortures qt. . «;ra avant

d'expirer. Chemin faisant^ Jésus instruisait ses »/ pies et leur t/iuiit : - f/rare^ bien ceci dan^ '"> cœurs: le t'Usde Cllomme sera livré entre les mains ties hommes, lit le feront mourir ^ et le troisième

' Marc.lX. ». Mau . \VII,;>t.

201 iksVS l'RÉDIT UK NOUVKAU SA TASSION

Jour il ressusciterai Quand Jt^sus s'appelle « le I i rHommc », il nous fail ressouvenir de l'inelTable i de la nalure humaine à la Divinilé, union suns la| ni rimmolaliun n'étail possible, ni l'cITel infini ne pouvait ^Ire obtenu. Comme « Fils de l'Homme », il peut souITrirel mourir; comme Fils de Dieu sa souffrance et sa mort ont une valeur et une efTicacilé infinies. Quand Jésus ajoute qu' c il sera livré », sans doute notre première pensée se porte sur le traître Judas, mais cette pensée est loin d'embrasser le mystère dans ses sublimes profondeurs. Judas est le traître, mais il exécute, à son insu les desseins du Père qui « livre » son Fils pour le salut du monde, et du Fils qui lui-mAme se livre volontairement et par amour. Et s'il meurt pour expier nos crimes Jésus ressuscite pour nous élever avec lui dans la gloire d'une vie <' -' 'l de « mort »

nous terrifie que le mol n «us rassérène.

Sachons envisager Tune en nous confiant en l'autre. C'est ce que ne sureulpas faire toutd'abord les Ap' ' Ils ne cofii/irrnairnt pas ces pantlfs fjni les jei<i dans une grande tristesse. Elles leur demeuraient voilées y de sorte qu'ils n'en saisissaient pasla portée^. Ils en comprenaient a?sez pour trembler, pas as^czpour fondre leur volonté dans celle du Maître. Les splendeurs du mystère de la Rédemption leur étaient r^ ' .oiles harmonies que la Sagesse divine avait t: ire la

chute du genre humain et son relèvement, entre une mort divine et la résurrection des hommes à la grArr- cl à lu gloire, entre une faiblesse apparente et une {uisaute victoire, tout ce magnifique ensemble des dessein

» MaU., XVII, SI. Marc., IX, 30. Lu« l\. U. * Marc.. IX, 31. Luc. IX, 45.

LK rAlKMKXT DE l'iMPÙT 2(KS

du iMcu dniifi le siilul ilu monde leur ^'Uiil d'impénétrables mystères, où leur raison se perdail et où surtout faiblissait leur coiirai:e. S'ils eussent provoqué la lumière, nul doute que leur Maître la leur eût accordée, mais iUn* osaient lui demander aucune explication '. Us le voulaient d'autant moins que la perspective de mort, de trahison, de supplice renversaient toutes leurs idées et jetaient bas toutes leurs espérances. En vrai Juifs, Us espéraient comme tous les autres un Messie plein de gloire et de puissance, fondateur d'un empire dont Us seraient eux-mêmes les hauts dignitaires. El voici qu'aa lieu de ce riant avenir ils n'avaient plus devant eux que de sombres et sanglants horizons.

lY. — C'est tristement qu'ils cheminaient vers iphamaflm, et pendant que quelque peu éloigné Il "' ,s se livrait à la prière et à ses ordinaires

m .^, ils se communiquaient leurs craintes

de l avenir. Mais, (^ puissance du préjugé ! les plus foriri'" - .- -s des souffrances et de la mort prochaine >! i.e les détachaient pas de leurs espérances

ai s. Ils devisaient sur le royaume futur et sur

\i\ -».^....., y occuperait ! Jésus pénétrait ces

al loil, mais remettait à plus tard de

ir».

i..., ...irnadm. Hélas! quel différent

'■ leur fut fait ! Pas une acclamatioo, pas une |i.ii»>le de ' :o, pas même Tempresseinent des

inflrme» ei '. îles; la foule passait indifférente sans

mAme sembler reconnaître Celui que Tan dernier eUo poursuiTilt de ^ •usiaste amour.

'Marc.,|- ..IX. 43.

»¥aiT.,l\ I (ic . IX. 4».47.

HM\ LK fAlKMfcMT |iK l'iMH'iT

Seuls les collecteurs d'impôlë remarquèreot l'arrivée de Jésus et de ses disciples. Ils perce?aionl une dtme, soit celle du rachat des premiers-nés que p-*- ••> -lii la loi, soil celle que l'on prélevait pour l'ac h t du

temple, peut-être aussi l'impôt exigé par les U< i la Judée conquise. N'osant s'adresser direcu.^,. ..i a Jésus, ils alitèrent à Pierre qui sans doute leur semblait le premier parmi les douze. Voire Maffre, lui dirent- Us, ne paie-tH pas le didrachme • ? Pierre, pris au dépourvu, cédant sans doute aussi à rinslinctivc frayeur qu'inspirent les gens du lise, répondit de suite et sans prendre avis : certainement qu'il le paie! l'uis, comprenant qu'il s^élait assez imprudemment enRa^é, sans savoir la volonté de son Maître, entra sil* - i

embarrassé dans la maison où Jésus recevait l'iiu , Gomme il restait muet son bon Maître le prévient. Que fen semble t Simon ? De qui les rois de la f' gent-ils le tribut? De leurs enfants on des rtr Des étrangers, répondit Pierre. — Les enfants en sont donc ej-eniptês, répartit Jésus * ? C'était ' i

familier dialogue, aftlrmer une fois de plus sa ! Fils de Dieu, consubstanticl au Père, vrai Dieu de Dieu, dépositaire des pouvoirs du Très-Haut, Législateur suprême, et suprême Dominateur des peuples, à quel litre pourrait-il être soumis à l'impôt ? Comment confondre le Créateur avec les créatures, le Roi avec srs sujets, le Maître avec ses esclaves? Assurément J' u n'était pas soumis à l'impôl*, mais Jésus nous donnait partout et toujours l'cxempli', et ici il nous appnMiaii avec quel soin nous devons éviter le scandale des fai-

* MatL. XV|I,j3-il.

* MaU., XVII,î4-25.

* MaU.. XVII, 24.

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