II. — NoU' !'• MJii i^iii .iiii-ud dans le
monde la Do. ique. Des causes diverses: la
dissipation, le tumulte de la vie, les alTaircs, les ambitions, les plaisirs en écarteront la foule. L'élite seule des
1 IUU..XI1!. 17.
• Marc, IV. f3.
LA PARABOLE DE L'iTRAIti i3
Ames y demeurera accessible, el c'esl dans le sein de '.oclrine frucliflera comme la semence
. ^ ,. .iC.
Mais là même la Parole de Dieu aura-t-elle un règne pai-ili'.f «n uno «lomifiation incontestée ? Non. Jésus- Chi làl, romm»! sa parole, comme son Église, vivent sur la terre au milieu d'une humanité déchue et malade, et le malade s'arme volonliers contre les pr ns
rigoureuses de son médecin. Dans le sein d» . i , •. ce sont les hérésies qui, ne pouvant, comme le fait le inond»'. •'toiifTer la Doctrine sainte, s'efforceront delà inuiupr el df la corrompre. Ils y mêleront traîtreusement des erreurs, aOn d'affaiblir et de maculer la foi de» fidèles. C'est le tr. ' - :i ,é-
siarquesque Jé8u>-' nie
de ses Paraboles.
U" myautin' tif< < it'ii r i u un homme
f/ifi m'ait "H'i/ié du //»»/* tji n i/iantp. Or^
Itfndant que ses gens dormaient^ son ennemi vint
' '" ' ''* </nen/ '.« L'ivraie, '»
; est une graine qui
ibicment, quand elle est en herbe, de
'• Mil iranenl. I/hérétique ne détruit pas les
il ne Iwuleverse pas radiralement l'enseigne-
iioni orihodux»»; il semble au conlrnire l'accepter, mais
■ (les erriMirs, d'abord imperceptibles; ellaruse
rt»' dan'i If rljui\ de ses erreurs, il l'emploie
tiiiM if travail il'- r<ns<-nu>ncement clandestin. Ce n'esl
l>.VH quand la foi est ruiiusle sous la garde vigilante de>
p.isteurs, quand rinslruotion est solidement donnée par
!•-> prêtres infatigables, quand \m mœurs chrétiennes
• Malt.. Xlll. M.
24 LA PARABOLE DF l'iVKAIB
sont fortes et auslères, que l'hérésie ose se montrer; elle épie le mument favorable et ce moment vient pour elle quand les «< travailleurs se sont laissés gagner par le sommeil. > Cum dormirent himiines. Quelle leçon pour les évoques et les prêtres ! Quelle activité incessante, quelle vigilance, quels labeurs, quelles prédications assidues autant que soignées, ils doivent opposer aux tentatives de l'erreur, qui, elle, jamais ne s'endort jamais ne désarme ! Et sa perversité égale sa ruse. Elle ne travaille pas dans le vide, elle attend pour corrompre une contrée, une Eglise, que la foi y ait été semée et qu'une moisson opulente y soit légitimement espérée. C'est quand T « agriculteur a semé son froment, » qu'elle même survient et sème l'ivraie. Kt par une perfidie nouvelle longtemps elle se dissimule, mêlée au bon grain, dans le même champ, dans la même communauté chrétienne.
Mais attendez I A peine a-t-elle pris racine, a-l-elle fait surgir sa tige, dès que les Ames lui paraissent gagnées, elle se montre, elle est audacieuse, elle ne cache plus sa volonté d'opprimer la vérité et de régner seule. L'herbe ayant pousse et donné son fruits l'ivraie aussi commença à paraître « /
Le mal est fait : l'hérésie implantée dans un pays y gagne sans cesse du terrain, rétrécit sans c«8se le domaine de la vérité, et multiplie le danger qu'elle fait courir aux Ames. Que faire? Comment la combattre 7 Comment la traiter ? Faudra-t-il employer la violence? Est-ce par le supplice capital qu'il faut venir à bout de son audace et de ses méfaits ? Non. Car ce serait remplif i« contrée de troubles sanglants. d'inextin'/uiMp-*
* Mau.. un, te.
LA PARABOLE DB t'iVRAIB 25
haJDfs. Une fois la guerre religieuse allumée, qui en Murait prévoir les désastres el arrêter les fureurs? Les orlliudoxes comme les hérétiques auront également k souffrir, et pour arracher violemment l'ivraie on courra grand risque de meurtrir le froment. Les serviteurs du père de famille lui vinrruf dire : « ffavez-vous pas ^emé du bon grain dans votre champ ? D'où vient qu'il y a de Civraie » ? // leur dit : « Cest l'ennemi qui a fait cela. Les serviteurs reprirent : « voulezvous que nous allions V arracher » ? Il dit : tNon ; de pfur ,/i,'iii airtii h>int Vivraie^ vous ne déraciniez en
Hii'l/ir /ri/ijjy If f initient ' ».
Mais est-il possible de laisser l'hérésie vivre au milieu des fidMes ? Oh î sans doute, si les moyens violents, el avant tout la peine capitule doivent être écartés, il n'en reste pas moins qu'elle doit être sans cesse, sans repos, saiis trêve, vigoureusement ivée, pour-
chassée. Arrière un libéral i- ul qu'impie,
qui, sous prétexte que l'erreur a les mêmes droits que ' - - ■ . lui assure la même place au soleil. Non, la la reine ; seule elle a droit à la domination et • eu& qui la corrompent par un mélange d'erreurs ne .... pi.j, ...... ,1.. i n^^ ^jj^.^ f^jj^ rappeler au devoir.
..;noDS pas d'être patients et
luQganimes avec des frères égarés. Qui nous dit que le
mai est désespéré et que le Prodigue ne reviendra pas à
i/t maison patenieilu ? Qui nous dit aussi qu'en exaspé-
' •'•aie devenue une puissance nous n'attirerons
,- c pays enii'"- '^'-''-^ilculables maux ?
Mais enfln si i •• est incorrigible ? Si son
ttidace Mt devenue uiduuiplable et les ruines qu'il accu-
• MaU.. XIII, r-».
i6 PARABOLE DU GKAIN DB Sft?IBV£
miil« MM mesure comme sans espérance ? More Dieu intervient. Ce qu'il ne nous a pas laissé faire parce que nous eussions succombé h la lâche, Lui-mAmc le fera puissamment et implacablement. Laissez-lffi croUre jusqu'à la moisson^ et, au temps de la moisson, Je dirai aux moif:wnneurs : « arrachez d'abord l'ivraie liez-la ni bottes pour la jeter au feu • . Ne nous étonnons pas de cette rigueur ni du ch;\liment éternel réservé aux hérétiques demeurés opiniâtrement en révolte contre la vérité connue. C'est un grand crime que de jeter à la face de Dieu d'insolents démentis ; de s'inscrire en faux contre ses paroles, d'affirmer où il nie èl de nier où il affirme. Insulleur de Dieu, l'hérétique opiniâtre sera puni des flammes éternelles : « arrachez l'ivraie, Iiez-1& en buttes et jetez-là au feu «.Souvent Dieu n'attend pas pour extirper l'hérésie de son Eglise la justice du deriii«T jour ; avant le feu il 1' « arrache », il la dtTucin*'. il «mi ùrlivri' lf»s pays calholiijufs qu'elle infestait.
Comme il le l.i. ' ''■ n'j.-ir.l
des châtiments n- i.x cii; ;iijmii>.s
qui attendent ses serviteure fldèles représentés ici sous l'image du 1" : recueillez le froment et mette-
le dans mon , *.
Parabole du Grain de Sénevé.
• III. — A.inM qu'il le fait ptmr Lin ; n'tiis.inl ses
humiliations et sa mort avant le>^ ^ '!•' sa H'-sur-
reclion, Jésus«Christ le fait pour son Eglise. Les deux premières paraboles nous annoncent les obstacles et les
* Malt., XIII, 20-3(t.
> MaU., XIII. 30.