‹ Nos saint évangilesChapitre 92 sur 124 · l't les petits enfants morts avec In · texte numérisé non relu

l't les petits enfants morts avec In

me sont les appelés do la première heure

rt en

■i t ■■- i' ".epu-

'iique *. Tout désigne ici le Jeune homme. « La troi-

" ' réveil de la nature, le soleil

tout s'agite, tout bouillonne,

tout bruit dans le monde. Telle est aussi l'adolescence,

'i remplit et l'enivre, et que tout en elle est

ité» joie et lumière. L'enfance s'est écoulée

la li'gèreté du premier âge, l'oubli de Dieu et Hd-

^'' "' «es saintes. Quand la grâcr • ( i-

•S elle le trouve à la fois du lie

|)t • micre et dans l'agitation qui commence à naître ; il

> Mau., XX. 1.

• MaU.. XX. I, 4. ».

i.Jl TAHABULK IM MMIHI. Kl IM'.> ui. \iin.ii>

est pour Dieu el le sulul toul ensemble « oisir » cl déjà dans le tumulle dela«« place publique », ne faisant rien pour son Âme. et se rcmplis^^anl «K'-jà des mille i tionsd'un monde où il aspire à se faire sa place. Rei;.... quons que quand Dieu l'appelle à la conversion et an salut, il ne fait avec lui aucune convention, ni ne lui parle du «■ denier convenu » . C'est que le jeune bommi* a son libre arbitre, peut travailler plus ou moins, el qti l'intensité de la récompense dépendra de linli^nsilé du travail. Allez, vous aussi, à ma vigne, leur dit-il, rf ce gui sera juste je vous le donnerai. Et ils <. allrrent *. Ost là nos jeunes prns cl

Comme lu grâce agit de nirmc avoi mmcs par

venus à la maturité el déjà même avancés en âge, qu'd' les trouve. 's de Dim, in' "

leur Ame, ' ^ ivenir, tout en >

dans les sollicitudes de la vie présente, les affaires, les plai sirs, les a:'. le la « place publique », el qu< '

grâce leur i " me appel el obtient d*cux la i..

obéissance, la Parabole pusse sans trait particulier : 7/ !((trlit encore vers la sixii'nie et la neuvième heurr vers midi et Irois beures, et fit de même *.

Si la bonté de Dieu se monire dans les conversions d l'adolescence, de la virilité et de la vieillesse, combi< plus étonnante elle est dans celles de la dt-rnitre heur»' Voici des bommes rebelles à Di«u el à leur conscient depuis leur plus jeune A^e. Dieu n'a cessé de les '•'^•i vierau salul et iU n'ont cessé de lui opposer des v< Lfs aiiu<M'S ont passé slériU-s pour leur Ame, lu vici s'e.»l éciiuli'-e dans lu m«Mnc iniliff'''".'- i.li 'w.u

• MaU..XX,3.

I Mal* ^V >

PARAROLi: DU MAlRTK ET DBS OtVHIKHS 435

avait ' - autres paris de leurvie, la mort approche,

la d» li ii.iire vionl implacable, c'est fini dans un

instant ! La frr.icc d«serlera-t-elle ces couches que la reli^'ion n'a pu visiter encore ? Non. Pas même alors Dieu n'abandonne un pécheur, mais il vient à lui à celle heure suprême et lui propose une dernière fois larécon* cilialion et le salut. Etant enfin sorti vera la nnzièmr heure f ii en trouva encore qui se tenaient là dans r oisiveté et il leur dit : « Pourquoi rester ainsi oisifs tout le Jour ? — Parce que, répondirent ils, personne ne nous a loiufs. — Eh bien ! vous aussi allez à ma vigne '.lien est, cl nombreuses, de ces existences qui se sont pansées tout entières loin de Dieu et vides de tout mérite surnaturel ; d<*vorées peut-être d'une activité :icessanle pour les labeurs terrestres, inertes devant ImiiI travr .1, tout de feu pour le monde, tout de

«'lace puu: . . Kt les voilà sur une couche de mort,

^ans vigueur comme sans espérance. Us ont, ou plutôt ils bnlhiitienl uneeicuse : t personne m- ' -^ !

l'utir piusÎMirs l'eicuse n'est pas sans i ils

ont vécu dans des milieux ingrats, où jamais ne pénétrait le moindre rayon de la foi ; leur enfance ne s'éveilla pas aux idéêf relifieases : leur adolescence fut mllée à des maîtres sans christianisme ; puis le tumulte de la YÎe publique les emporta et las mena, à travrs une vielllesaa incroyante, aux portât német du tombeau. Ils sont moins coupables, ils le sont néanmoins assez pour ' -M (>r le] reproche que Dieu leur adresse: Pourquoi vous demeurés oisifs tout le Jour ? » Toul le jour ! i possible qu'ils soient rtAH toute une vie sans que 1 .11 n'ait réveillé en aax une aspiration, un regret, un

• Malt., XIX, 6.

436 PARABOLK DU MAITRK ET DBS OUVRIERS

remords? Sans qu'un t'clio, fûl-il loinUiD, ne irm muL parvenu des oracles divins, des enseignements religieux. ... ? Mais la miséricorde de Dieu esl sans limite : eux aussi, jusqu'au dernier souffle peuvent parvenir au salut.

La fin de la Parabole aurait lieu de nous surprendre, ai nous ne savions que le Sauveur en fait la saisissante apothéose de sa miséricorde. Elle est telle envers les pécheurs les plus désespérés, les plus près du tombeau, qu'elle pourrait, 'par impossible, exciter les murmures des Ëlus eux-mêmes, et que si dans le Ciel on pouvait se plaindre on se plaindrait de ces entK>es ravies jusqu'au seuil de la mort. Le soir venu, le maître delà vigne dit à son intendant : « appelez les ouvriers et payezles, en commençant par les derniers jusqu'aux premiers. Ces derniers de la onzième heure s'approcMrent donc et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite espérant recevoir da> mais à eux aussi on donna un denier. El prenant^ murmuraient contre le père de famille^ disant : « ces derniers nont travaillé qu'une heure et vous les traitez comme nous qui aro;/<r pnrfr' le poids du jour et de ta chaleur '

Ces murmures, nous venons de ic uir<-, par le Sauveur pour donner à;la Bonté div. jr

saisissant relief. Mais fussent-ils possibles au ciel, dans la patrie de la charité et de la paix, qu'ilsdf - -— m injustifiés, ne lignant pas compte de deux > essentielles. Il est très possible d'abord que les derniers deviennent les premiers ; que le converti de la onzième heure donne à son repentir, à son amour, à ses vertus

lfau..XlX, 8.0,10.11. IS.

PARAROLR DU MAITRR KT DES OUVRIERS U7

unp lell»' répare une vie entière d'indiiï»'*-

rt-nrc tl i. ..^ que l'ouvrier du début se scru

rrl.'irhéet n'aura marqué les longues années de son >■' par sa lâcheté et ses fautes. El si nous

!^L,r- .. ,.e la journée entière a été remplie dignement, saintement, que « le poids de la chaleur et du JMiir » n'a provoqué qu'un redoublement de patience et iU- courage, rappelons-nous que si le « denier » est commun à tous, il ne limite pas la récompense des plus dignes. I.e denier c'est le ciel, mais le ciel comprend « des demeures différentes • et une joiecommune à tous peut ^tre très diversement goûtée par chacun.

Mieux N ' iidaot moins raisonner et s' h

la souver.i peodaiiM de Dieu dans la di <ie

set largesses. Dieu qui ne (doit rien à ses créatures ne

laorait être injuste envers celles auxquelles il donne

moins. Répondant à chacun (Teiu: : c Mon ami^ dit

ir pAre de famille, je ne vous fais aucun tort. N'êtes-

mus pas convenu avec moi d'un denier ? Prenez ce

itii f%i à vous et retirez-vous. Il me pla/t de donner

lier venu autant qu'à vous ; ne m' estait pas

/.. . t...^ d'agir à ma volonté ? Ou bien quand Je suis

bon, le verrez'vous de mauvaùt œil ' î \ja ciel sera-

-jà si rempli que Dieu ne puisse compenser par

. appels de la dernière heure les vides que tant de

«'fus obstinés y auront lainsés ? Si beaucoup sont

appflis peu sont rlus '. D'autre part, en face de l'at*

tiédissement et des reculs qui font passer au dernier

rantr les appelés de U premièro heure, comment la

I ne tiendrait-elle pas compte des efforts

) ,1 font regagner à d'autres le temps perdu ?

• MaU., XIX. I3.U, ts.

•MsU.XIX. 10.

Page 1