J2 l'AHABOLK IM MAITHK BT DES OUVRIKHS
Nous voyons lout d'abord, dans l'appel el la conversion de la genlililé l'inlassable bonté de Dieu qui acrpple comme serviteurs ceux qu'une longue it tenus éloignés de lui. Lui-m^me va les coir..c. ».. ....:.
et quand ils refusent à une heure plus matinale, il vi« iii les prendre à une heure plus avanc<''e, et jusqu'au dernier moment de la vie, l'accueil de la grâce el des moyens de salut peut mener à la récompense du ciel. Mais cette récompense sera-l-elle invai ' 1 1
même pour ceux qui ont généreusement ...,,- .li ic lra?ail durant leur vie entière et ceux qu'une tardive conversion y a fait peu de temps participer ? Oui et non. Oui, car tous ont le ciel comme récompense, c'est le « denier » commun à chaque ouvrier de Dieu. Non, car le ciel peut •' - ou moins délicieux, « la maison de
Dieu a des <. - différentes », « une étoile diïïère
d'une autre étoile », et si le c fleuve de volupté > est oflerl à tous, tous n'ont pas la même mesure pour y puiser ; si Dieu se donne à tous à posséder, tous n'ont pas de Lui la même parfaite perception et n'y trouverons pas les mêmes délices ; une nourriture savoureuse sera mieux goûtée d'un palais plus délicat ; une oreille plus sensible et mieux exercée trouvera dans un concert donné à tous des jouissances spéciales et de plus vifs plaisirs ; si le Père de famille donne à tous ses ouvriers un même « denier », à tous ses Elus le même ciel, il ne s'en suit nullement que la récompense ne sera pas plus riche pour une tAche mieux remplie el un plus généreux travail. Ce que le Sauveur a surtout en vue dans sa Parabole c'est de donner courage h tous, même aux plus attardés, et de montrer que jusqu'au dernier instant de la >'ic, jusqu'à la « onzième heure », le salut est possible el le ciel est ouvert.
PAIUBOLK DU MAITRE ET DBS OUVRIERS 433
Le Royaume des deux est semblable à un père de famille qui sortit à la première heure du jour louer des ouvriers au travail de sa vigne •. Le Père de Famille » c'est Dieu, qui a tout créé, qui gouverne tout, rt -i - ••■'■ (ous les ^tres dépendent. La « vigne > c'est la > lOD, -c'est l'Eglise, c'est notre âme, c'est le
prucUaiu, tout ce qui réclame nos soins et notre spirituel labeur. « Tous les hommes sont appelés au salut », mime ceux qui ne parTiendront ni à la maturité, ni même à l'adolescence; Dieu vient dès c la première fw^nro », dès la première enfance, en appeler un grand •re au salut. Pour ces tout jeunes prédestinés il : que d'un c denier »; leur mérite étant
ut le ciel que dans la plus modeste mesure.
// convint avec eux d'un denier par Jour et les envoya Il ' - vigne ici» c'est la céleste rigne du