LA R^:SURRRCT10!« DR LAZARE
Je sais que mon frire ressuscitera comme tous les autres au dernier jour ' . Jésus nlurs dtVhîre tous los voiles, coupe courl h loules les incertitudes et se montre Dieu *. Je suis^ moi^ la Résurrection et la vie '. Je suis l'Etre Essentiel, « Celui qui est », qui n'emprunte la vie de nulle part, mais qui la possède en soi, ou plutôt qui est celle Vie elle-même. Et de même que la lumière change en lumi^re tout ce qu'elle touche. Celui qui est la Vie communique h son gré l'être, le mouvement et la vie, hors de soi, à qui il lui plaît. Comme il fait jaillir la vie du néant même, bien plus encore peut-il la tirer du sépulcre. Celui qui croit en moi, quand il serait mort il vivra. Et celui gui vit et croit en moi, ne mourra point à jamais *. Ce que nous appelons mort n*est qu'un sommeil que doit suivre la résurrection et l'élemelle vie de l'âme et du corps, glorieusement réunis pour ne plus se quiller. Lu Dieu seul peut Taire ces choses. Marthe, le crois-tu ainsi '/ 11 suffit de ces mots pour que Marthe so : " ' -<• ri revienne k sa foi de toujours : Oui, Seig/f < riu-
t-elle, Je crois que vous êtes le Christ^ le Filsdu Dieu vivant qui /'les venu en ce monde *. A ce coup l'acte de foi est complet, embrassant les deux natures hyposlaliquement unies en une seule Personne Divine, confessant l'œuvre de la Rédemption accomplie en ce monde parle « Christ» c'esl-à dire par un Homme expiateur et Sauveur, par « le Fils de Dieu » c'est-à-dire par un Dieu.
Aprh ces paroles ; elle s'éloigna- et vini dire tout
» Joan.. XI, n.
• Jo.in., XI. Jj.
* Joan.. XI, 96.
♦ Joan., XI, 96. «7.
LA R^l'RRBCnOII DE LAZARF 447
bas à sa $<intr : « le Maître est là et il t'appelle » ' . • Tout bas » car elle ne roulait pas révéler aux Juifs dont la maison él.iil pleine la présence de Jésus. A cette ieule annonce ils eussent frémi de colère et se fussent éluiirnés; or, Dieu les voulait tous comme témoins du inracie, et c'est en obéissant à leur insu à cette volonté divine qu'ils suivirent Marie et allèrent à Jésus. />^$ i^nr Marthe lui eut parlé, Marie se leva aussitôt et alla vers Jésus^ qui n'était pas encore entré dans la / , mais était resté au lieu où Marthe tavait
Ainsi devons^nous nous-mêmes aller à Jésus : prompt'-rncnt, MDS langueur, sans calcul, au premier appel '!'• >.i {j'rftce.
Marie ne semble pas snbir, comme Marthe, une forte d'incertitude et comme un brouillard atténuant l'éclat de sa fui. Elle se jette aux pieds du Sauveur cl l'adore. Arrivée à rendrait où se tenait Jésus^ (''■' il, elle se jeta à ses pieds*. Cette
ii> n'était pas seulement un acte de
foi, elle était de plus un acte de grand courage. C'est devant les Juifs, dédaigneux ou hostiles, qu'elle l'accomplit, car les Juifs l'avaient tous suivie : Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison pour la consoler, la voyant se lever et s'éloigner en finir se dirent que sans doute elle allait pleurer au tombeau et ils la suivirent *. Fondant en larmes, prosternée aox pieds divina, la WBor de Laiare i ' i , au milieu de ses sanglots, que la phrase qu le
• Join.. XI. ili.
• Joan.. \l. ». m
• Jean.. XI, 30,31.
Jotti.. XI. »