LA RÉSURRECTION! DE LAZARE
Lazare eût exig^ qu'il fut présent. Mais rannuiice du miracle le monlrail Dieu, dans la pleine puissance que Dieu et Dieu seul a sur la mort. El ce n*est pas seulement la foi des Apôlrcs, mais la nôtre et celle de tous les 8i6cles qui trouvent dans la résurrection de Lazare son inébranlable fondement.
Allons à lui, venait de dire Jésus. Il n'y avait plus à hésiter ni à reculer. Thomas, le plus craintif des douze, en attendant qu'il en fut le plus intrépide, le comprit et dit aux autres : Allons y nous-mêmes ! et mourons avec /mi '. Etait-ce une parole de vaillance, jaillic subitement de l'amour qui Tenchalnait à son Maître? N'était-ce pas plutôt le mot d'une résignation douloureuse ? Quoiqu'il en puisse être, Thomas fut suivi et la troupe précédée par Jésus quitta la Pérée, franchit le Jourdain, et après un jour de marche, arriva en vue de Béthanie.
II. — Aux approches du village, on vint lui dire que Lazare était mort depuis quatre jours. Comme la famille était l'une des plus considérables du pays et entretenait avec Jérusalem des relations opulentes et nombreuses, les funérailles s'étaient faites en grande pompe. Les Juifs y étaient venus en foule ; durant trois jours, le sépulcre avait été assiégé par la multitude ; les lamentations funèbres n'avaient cessé d'y retentir, et au quatrième de nombreux amis restaient encore ■ sœurs éplorées. Au moment où Jésus .i , , ^
était à la maison, toute entière plongée dans son deuil et plus encore dans le désir do revoir l'Ami divin on (}iii elle ne cessait d'espérer. Marthe toujours agissante «Hait sortie au dehors interrogeant du regard la route qui du
Joan.. XI, 16.
l.% RÊSt-RRECnO» OB LAZARE 445
'" ""' '•'. La premiî're elle reriil la
. .rochail et courut à lui. Ikaii-
mp de Juifs s'étaient rendus près de Marthe et ilf
l/r-;- ;; - ' ^ ,/ ',, perte de leur frire.
M ., - .'vV de Ji^sus alla au
devant de lui. Marie resta assise à la maison*.
Marthe n'avait pas jugé prudent de divulguer la venue
du Sauveur devant tant de Juifs ou suspects, ou hostiles,
et seule elle l'aborda. Seigneur, lui dit-elle^ si vous
""'iez été ici y mon frère ne serait pas mort. Mais je
/'te même à présent Dieu vous accordera tout ce
lui demanderez *. Modèle d'une douleur
, digne et calme, éloignée des démonstrations
>ées et des cris messéanls qui souvent désho»
res, Marthe ne l'est guère au point de vue
... ... L . nous montrera tout à l'heure qu'elle croit
Il la divinité de Jésus, mais l'état de décomposition oii * mort of: Lazare semble l'impres-
, laldecroi. -...,. ^ssible une telle résurrecm, Jésus, lui semble-t-il, n'y saurait suffire sans que nue de celle de son Père dans les I imparfait ne fut pas laissé sans lont. Mail, eorome toujours, Jésus procéda l' appela p« Marthe h<
h i^re de sa . Jésus
m frère ressusatera ' .
Criait une première annoiir»- .! , ,il
s'accomplir; mais un doute \iiil .i M ; . ni.
tre, ne lui foirait entrevoir que la résorrecUon gêné*
i!p rt ne lui donnait ainsi que U consolation oomroane.
• J<^in.. XI. 17. \n, 10 iP.
• Joan.. XI. il. il.
• Joan., Il, ».