OCTOBRE. — B. BONAVENTURE DE POTENZA
sance, même après sa mort. Sur l'ordre de son Gardien, il leva et présenta son bras droit à un chirurgien qui voulait y pratiquer une saignée; et, en 1740, à l'invitation d'un évêque, il resserra miraculeusement ses bras et ses épaults, de manière à entrer facilement dans un nouveau cercueil plus convenable, mais aussi beaucoup plus étroit que le premier.
Ce Bienheureux si charitable et si bon, avait par nature un tempérament de feu ; à force de le vaincre il parvint à une douceur angélique. Quand on l'insultait, quand on l'outrageait, quand on le calomniait, il se disait en lui-même : « Crève et meurs, s'il le faut, mais tu ne répondras rien ! »
Très sévère envers lui-même, il était d'une indulgence étonnante pour les autres. Il dit un jour à un de ses frères qui voulait prendre un cilice semblable au sien : « Non, non, vous êtes trop jeune et trop délicat ; cela est bon pour moi qui suis vieux et qui ai la peau dure. »
Plein de tendresse pour la très sainte Vierge, il n'entreprenait rien sans se mettre sous sa protection, en récitant trois Ave Maria. Dans son amour pour elle et dans son désir de la faire connaître à tout le monde, il s'écriait parfois: « Oh ! que je voudrais être un autre Scot pour défendre l'Immaculée Conception de Marie ! »
D'une humilité sans bornes, il dit avant de mourir : « J'ai été la plus indigne créature et le pécheur le plus infâme du mondé. Par mon relâchement, j'ai scandalisé mes frères et les personnes du siècle ; c'est pourquoi j'en demande à Dieu et à vous tous, humblement pardon. » Puis se tournant vers le Supérieur il ajouta : » Je confesse, mon Père, que j'étais indigne de porter l'habit et le nom de religieux ; mais avant de mourir, pardonnezmoij je vous en prie, mes péchés et toutes mes transgressions de la Règle, permettez que je me jette à vos pieds pour vous témoigner mon repentir. « Il s'endormit paisiblement dans le Seigneur, au couvent de Rovello, le 26 octobre 171 1.
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Paule naquit à Montaldi près de Mantoue, de l'illustre famille des Montaldi. Dès son enfance, elle manifesta de vives dispositions à la piété. Le mépris du monde et de ses fêtes grandit en elle avec l'âge, à (juinze ans elle quitte la maison paternelle et prend le voile chez les Clarisses Urbanistes de Mantoue.
Religieuse, Paule consacre toutes ses forces à l'acquisition des vertus de son état. Les veilles prolongées, les disciplines, les jeûnes, et l'oraison donnent à son âme un puissant essor vers le ciel. En retour. Dieu la gratifie d'extases et de ravissements qui n'empêchent pas notre Bienheureuse de s'estimer la dernière et la moindre d'entre toutes les sœurs de la Communauté.
Jugeant mieux son mérite, ses compagnes l'élurent trois fois abbesse et jamais le monastère ne compta un aussi grand nombre de religieuses avancées dans la perfection, grâce à la douceur, à la prudence et à l'humilité sans égales de cette supérieure selon le Cœur de Dieu.
Le bruit de sa sainteté se répandit bientôt au loin ; beaucoup de personnes accouraient au monastère de Sainte-Lucie, pour obtenir la guérison de leurs infirmités, pour recevoir des conseils ou se recommander à ses prières. Furieux du bien opéré par la servante de Jésus-Christ, le démon lui livra de rudes attaques, mais l'humble fille de sainte Claire, confiante en la grâce de son céleste Epoux, lutta courageusement et remporta sur son ennemi d'innombrables victoires.
La Bse Paule fut conviée au banquet des noces éternelles le 18 août 15 14. Son culte a été approuvé par Pie IX.
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Libérât de Lauro naquit dans la Marche d'Ancône, au commencement du xiii*' siècle, de l'illustre famille des comtes de Brufort ou Brunfort. L'Esprit-Saint lui ayant inspiré de renoncer au monde et à ses fragiles espérances, il prit l'habit de saint François dans un couvent solitaire, appelé Solfiano, voisin du château seigneurial de Brunfort.
Elevé à la dignité sacerdotale, le B. Libérât passa le reste de sa vie dans cette solitude et s'appliqua si bien à la pratique de toutes les vertus, qu'il devint bientôt la règle vivante de ses frères. Il passait souvent des journées et des nuits entières dans l'exercice de la contemplation. Le silence, la solitude, l'esprit d'oraison lui étaient devenus si chers qu'il parlait très rarement, même à ses frères ; s'il était obligé de répondre à ceux qui l'interrogeaient, on croyait entendre non plus les paroles d'un homme, mais plutôt le langage d'un ange.
Il n'est pas surprenant qu'une âme si parfaite, qu'un cœur si brûlant de l'amour divin ait été comblé de dons surnaturels, qu'il ait été favorisé fréquemment d'extases et de ravissements. Sa vie fut courte ; mais on peut dire qu'il a rempli une longue carrière. Il parlait de l'éternité bienheureuse, promise par Dieu à ses serviteurs fidèles, quand il s'endormit dans le sein du Seigneur vers l'an 1 260. Son corps fut transporté à Brunfort, qui prit bientôt après le nom de San-Liberato. Le Bienheureux y est en grande vénération à cause des miracles qu'il a accomplis pendant sa vie et après sa mort. Son culte a été approuvé par Pie IX.
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Elevé dans le royaume de Naples par d'honnêtes parents, le B. Ange re^ut l'habit séraphique en 1687, mais chose singulière ! il ne persévéra pas et, se croyant incapable de supporter les rigueurs de la Règle, il retourna dans sa famille. Revenu à la charge et accepté de nouveau, il céda encore aux suggestions de l'ennemi. Mais enfin ayant demandé à Dieu le courage et la force qu'il ne possédait pas lui-même, il se présenta, pour la troisième fois, chez les Capucins, en 1690, et s'y fixa pour de bon.
Dès lors, il résolut de devenir un saint, coûte que coûte. Aussi ses rapides progrès dans la pratique des vertus religieuses furentils pour ses supérieurs comme pour ses frères un grand sujet d'admiration. Jamais l'on ne vit religieux plus humble et plus obéissant. Pendant quelques années, il eut à soutenir de terribles tentations contre la sainte vertu; néanmoins par un recours perpétuel à la Reine des anges, par une prière incessante à Jésus crucifié, il triompha pour toujours de ce genre d'épreuve.
Voulant connaître à fond l'esprit qui l'animait, ses supérieurs, à leur tour, ne le ménagèrent pas. Le Provincial lui adressait en présence de toute la communauté de sévères réprimandes, le traitait d'orgueilleux, d'hypocrite et lui infligeait de dures pénitences. Mais lui, loin de s'excuser, acceptait ces humiliations, faisait ces pénitences et restait bien persuadé qu'on l'épargnait encore.
A sa première messe, il ne put contenir les flammes du divin amour dont son cœur était embrasé, les larmes inondèrent son visage, et après la consécration, à la vue de tous les assistants, il fut ravi en extase.
Destiné à la prédication, il commença son ministère au bourg de Saint-Georges, en 1702. Il s'y était préparé de son mieux, avait même écrit son carême avec le plus grand soin, mais
30 OCTOBRE. — B. ANGE D ACRI
dès qu'il fut en chaire, la mémoire lui fit défaut, il resta court au milieu de son premier sermon, et bon gré mal gré il fut obligé de descendre. Aux heures des autres instructions il remonta en chaire, mais le malheureux prédicateur fut chaque fois forcé d'en redescendre, sans avoir pu terminer son discours.
Abandonnant son Carême, il s'en retourna donc à sa communauté, tout triste et tout affligé de se voir un serviteur inutile. INIais le bon Dieu, qui précisément voulait en faire un instrument de salut pour un grand nombre, ne tarda pas à arranger toutes choses. Un jour dans sa prière, notre Bienheureux entendit une voix qui disait : « Ne crains rien ; je t'accorderai le don de la prédicatio?i ; désormais tes travaux ne seront plus stériles. » Et à sa question : (f Qui êtes vous ? n sa cellule trembla, et la voix reprit : nje suis Celui qui suis ; tu prêcheras à l'avenir dans un style simple et familier, afin que tous puissent comprendre tes paroles. )) Revenu de son ravissement, Ange brûla tous ses sermons, ne voulut avoir d'autres livres que la Bible et le Crucifix et ne monta plus en chaire qu'après s'y être préparé par une longue oraison. A partir de cette époque, il put se lancer sans crainte. Il ne fut d'abord goûté que du peuple. Dans la classe élevée, beaucoup de personnes se moquaient du Missionnaire et de son langage ; mais Dieu se chargea de réduire les railleurs au silence et cela par de terribles leçons.
A Naples, dans la paroisse de Saint-Eloi, on s'était plu à ridiculiser la simplicité du pauvre Capucin. Mais hélas ! après un sermon, celui-ci leur dit avec tristesse : « Mes frères, récitez un ave Maria pour l'âme de celui, qui au sortir de cette église, va être frappé d'un terrible accident. « Et de fait, tout à coup, un homme de loi, très connu dans la ville et chef des railleurs, est frappé d apoplexie et tombe mort sur le seuil de la porte. Ce châtiment et quelques autres de ce genre suffirent. Pendant trente cinq ans, le Bienheureux put parcourir la Calabre en tous sens, prêcher dans les villes, les bourgs et les hameaux, et partout sa parole ramena au bien une foule de pécheurs. Dans ses missions, il annonçait surtout les fins dernières, parlait de la Passion et érigeait de grandes croix, afin que la présence de Jésus-Crucifié empêchât tout désordre nouveau.
Six mois avant sa mort, le B. Ange devint aveugle, néanmoins il recouvrait tous les jours la vue pour réciter son office et célébrer la sainte messe.
Il rendit son âme à Dieu, le 30 octobre 1739. Le Pape Léon XII le béatifia en 1825.
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Tr^irh, Franciscain (1676- 1740)
Dès l'âge le plus tendre, S Biaise de Signori, né à Corté, ,,, ^^^—1^^^» M retra(;a dans sa conduite les
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l»^^^^^=^»±<^^^^^^<^^t^j^i^^;â parents. De très bonne heure, il tourna ses pensées vers la famille franciscaine et, après avoir glorieusement triomphé des affections de la nature, il eut la joie de se consacrer à Dieu, le 21 Septembre 1683. En revêtant l'austère livrée de l'Institut Séraphique, il échangea son nom de Biaise contre celui de Théophile.
Après avoir terminé son noviciat en Corse, sa patrie, il alla achever ses brillantes études à Rome, puis à Naples, où il fut ordonné prêtre.
Cependant le bon Dieu, qui se sert des instruments dociles, voulait faire de grandes choses par son moyen. Aussi l'ayant mené dans une retraite obscure et cachée, proche de Subiaco, il le mit en relation avec le B. Thomas de Cori, qui devait le soutenir, et lui confia la tâche de promouvoir une plus étroite et plus rigide discipline dans les maisons de son Ordre.
Le saint Religieux, justement appelé par les Franciscains le propagateur des admirables couvents de Ritiro ou de retraite, jugea qu'il devait abonder lui-même dans toutes les vertus auxquelles il exhortait ses frères. Aussi la pauvreté, l'obéissance, la chasteté, la charité, le zèle apostolique et toutes les autres vertus furent de sa part l'objet d'une application constante.
Impossible de rapporter les heureux fruits que sa parole et son exemple produisirent dans la Toscane et dans toute la Corse.
Léon XIII, le 24 Septembre 1895, lui décerna le titre de Bienheureux.
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Frère lai, Franciscain (1447)
L'enfant prodigue désabusé trouve, dans tous les siè- ^ des, le Père de famille aussi ^ miséricordieux qu'aux jours ^ delà prédication évangélique.
Ë. L'histoire de notre Bienheureux en est une preuve.
Entré dans l'adolescence, Thomas se laissa aller à la fougue de ses passions et descendit, avec une effrayante rapidité, au fond de l'abîme ; il devint même si mauvais que les jeunes gens de son âge le fuyaient et auraient eu honte d'être vus en sa compagnie. Un riche seigneur florentin, homme profondément pervers, l'associa à ses œuvres de ténèbres. Mais l'aveugle jeune homme reconnut bientôt combien peu on doit se fier à de tels amis, car à l'heure de l'épreuve, le palais de son protecteur ne s'ouvrit plus devant lui. L'ayant rencontré sur une place, ce misérable alla même jusqu'à lui dire : « Si tu désires me voir, viens de nuit, car de jour, j'aurais honte qu'on me vît converser avec toi. »
Thomas, instruit par cette disgrâce et par les avis du P. Ange del Pace, directeur de la société de Saint-Jérôme, ne tarda pas à prendre en dégoût sa vie passée, et à soupirer après des jours plus calmes. A de grands désordres, il faut une grande pénitence: c'est pourquoi il courut chez les Franciscains de Fiésolé. Le souvenir d'une vie scandaleuse avait fait hésiter quelque temps le B. Jean de Stroncone, gardien du couvent, sur la vocation de cet étrange postulant, mais l'avenir dissipa vite ses craintes. Toutes les vertus religieuses resplendirent bientôt dans cette grande âme, qui, dans le bien comme dans le mal, ne savait rien faire à demi. Successivement, il s'appliqua avec un zèle admirable à devenir un saint, à former une multitude de vrais apôtres, à établir ou à consolider l'Observance dans le midi de l'Italie et en Corse, à convertir les Fratricelles du territoire de Sienne et des Etats du seigneur de Piombino, et à faire rentrer dans l'unité de l'Eglise Romaine les Jacobites, répandus dans la Syrie, la Mésopotamie, 'Egypte et l'Ethiopie.
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Impossible de rapporter tout ce qu'il eut à souffrir.
Deux fois, les Sarrasins se saisirent de lui, l'accablèrent de coups, le jetèrent dans les fers et le condamnèrent à souffrir toutes les horreurs de la faim ; mais loin de l'abattre, les mauvais traitements ne faisaient qu'exciter son courage. Racheté par des marchands Florentins, il ne fit (jue continuer sa route et son apostolat avec plus de zèle et d'intrépidité. Retombé entre les mains de ses ennemis, il fut supérieur aux flatteries, aux promesses et aux menaces. Vainement les infidèles le battirent-ils de verges, le tinrent-ils enfermé durant trois mois dans une vieille citerne, vainement lui refusèrent-ils à manger et à boire l'espace de vingt jours : il n'en confessa sa sainte religion qu'avec plus de liberté et de force.
Après tout cela, rien d'extraordinaire si le Seigneur se complut à opérer une foule de merveilles à l'égard ou par le moyen de son fidèle serviteur. En voici quelques-unes qui ne sont pas des moins surprenantes. Pendant que notre Bienheureux gouvernait le couvent de Scarlino, il établit que tous ses religieux se rendraient processionnellement, après Matines, dans le bois voisin pour y réciter les psaumes de la pénitence et y prier jusqu'au matin.
Or une nuit, alors que l'office n'était pas encore terminé, un loup vint devant l'église et se mit à hurler si fort pour appeler des compagnons, que la psalmodie en fut même troublée ; mais aussitôt que la communauté sortit du chœur on vit apparaître autant de loups qu'il y avait de religieux, et ces animaux, devenus doux comme des agneaux, leur firent cortège, se couchèrent à leurs côtés, et ne se retirèrent qu'à l'aurore, après avoir reçu leur bénédiction. Ce miracle, bien constaté, se renouvela toutes les nuits, aussi longtemps que les Religieux furent fidèles à cette sainte pratique. Notre Bienheureux soumit encore au harnais et au frein, un cerf de la forêt qui fut bientôt un excellent serviteur de la communauté.
Le B. Thomas mourut au couvent de Riéti, le 31 octobre 1447, et du fond de sa tombe, il obéit à la voix de son Supérieur. Ses miracles, en effet, retardant la canonisation de saint Bernardin de Sienne, saint Jean de Capistran lui ordonna de n^en plus faire, avant qu'elle ne fût prononcée, et il s'en abstint durant les quatre années exigées. Alors seulement, il répondit de nouveau à la confiance des fidèles, en opérant une foule de prodiges et en leur accordant toutes sortes de grâces et de bienfaits. A la grande joie des habitants de Riéti et des Frères Mineurs, Clément XIV approuva son culte.
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Prêtre, Franciscain (xiv^ siècle)
Ce Bienheureux vécut au couvent de Valle, dans l'Istrie qui fait partie aujourd'hui de l'Autriche. Barthélémy de Pise est le premier historien qui fasse mention 5^^^.î.^^^^^4.^^^^4.^^^^^^!|i du B. Julien Cesarelli. Après
avoir signalé le couvent de Valle, il ajoute : <( En ce lieu repose le saint frère Julien de Valle, dont la fête se célèbre tous les ans. » Wadding et les autres annalistes de l'Ordre, qui font mention de ce Bienheureux, ne nous fournissent pas plus de détails que l'auteur du « Livre des Conformités. )) Les traditions locales sont muettes elles aussi. On n'a rien de précis sur la date de sa mort ; cette date est nécessairement antérieure à l'année 1395, époque à laquelle Barthélémy de Pise écrivait son admirable livre.
Le culte du B. Julien remonte au xix" sciècle et n'a pas été interrompu depuis. En 1477, la population de Valle l'avait déjà choisi comme patron, sa fête se célèbre tous les ans, en ce lieu, avec une très grande solennité. En 1793, Pie VI accorda une indulgence plénière à l'occasion de cette fête. Les reliques du B. Julien reposèrent d'abord dans l'Eglise des Franciscains de Valle ; mais les reHgieux ayant abandonné ce lieu, ces saintes reliques furent déposées dans l'église paroissiale, dans le courant du xiv*" siècle.
Le siècle présent a vu la reconstruction de l'église paroissiale de Valle ; et c'est le 16 octobre 1882 que les reliques du Bienheureux ont été solennellement transférées dans le nouvel édifice.
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natale. Mais il ne voulut devenir que sini[jle frère lai, afin de pouvoir mener dans l'Ordre une vie obscure et toute cachée en Dieu.
Dès son entrée au couvent, il se proposa notre divin Sauveur pour modèle ; nussi fit- il bientôt l'édification de tous, par sa pauvreté, son humilité, son obéissance et sa charité. Ne souhaitant rien plus que la conversion des pauvres pécheurs, il passait des journées entières à demander leur retour à Dieu. Pour cette fin, il s'adonnait à la mortification et à toutes sortes de bonnes œuvres. Ce fut un vrai bonheur pour lui de pouvoir accompagner dans ses courses apostoliques le B. Benoit d'Arezzo, son illustre compatriote, qui donna l'habit de Frère Mineur à Jean de Brienne, empereur de Constantinople,et qui accomplit d'immenses travaux pour l'extension de son Ordre et le bien de l'Eglise.
Le B. Raynier eut encore la joie d'être en relation intime avec le B. Massée, disciple de saint François. Il apprit de cet homme vénérable les circonstances qui avaient accompagné la concession de l'indulgence de la Portioncule, et il en attesta la vérité par écrit.
Plus ce Bienheureux chercha à vivre caché, plus le Seigneur prit plaisir à le faire briller aux yeux de tous. De son vivant, il délivra du malin esprit une foule de possédés et guérit un grand nombre de malades, mais après sa mort, il accomplit encore des miracles plus nombreux et plus extraordinaires. Son corps, préservé de toute corruption, se conserve chez les Conventuels, dans la petite ville de Bourg-Saint-Sépulcre, située près d'Arezzo. Pie VII confirma, en 1802, le culte immémorial rendu au B. Raynier.
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Vierge, Clarisse (1208- 1242)
Jeune encore, Hélène donna d'heureux présages de cette haute sainteté qu'elle devait atteindre un jour.
Méprisant les joies mondaines, son âme soupira de bonne heure après la solitude du cloître. Aussi, lorsqu'en l'année 1220, notre Séraphique Père passa à Padoue, elle ne manqua pas de lui demander le saint habit des Pauvres Dames.
Une fois religieuse, Hélène se fit remarquer par son amour tendre et affectif envers la Passion du Sauveur, et, ayant saint Antoine pour directeur, elle pratiqua à un degré éminent toutes les vertus de son état.
Dieu, qui a coutume de châtier ceux qu'il aime, n'oublia pas de faire passer sa fidèle épouse par le creuset de la souffrance. Durant seize années entières, Hélène eut à supporter de cruelles maladies, mais au contact de l'épreuve qui donne nos cœurs à Jésus, comme la communion donne Jésus à nos cœurs, elle se transforma de plus en plus en son Bien-Aimé. Au reste, elle fut encore récompensée de sa constance par de mystérieuses visions. D'abord, elle entrevit les magnificences de la Jérusalem céleste, la gloire de tous les élus en général, et celle de saint François en particulier.
S'étonnant de voir plus élevés dans le ciel les Religieux des communautés régulières, que les ermites, dont la vie avait cependant été plus pénible, il lui fut répondu que les religieux ayant vécu sous le joug de l'obéissance, avaient été plus conformes à Notre-Seigneur, qui par obéissance a pris notre chair et subi la mort de la croix.
Cette Bienheureuse fut conviée au banquet des noces éternelles, le 4 novembre 1242. Son corps s'est conservé jusqu'à nos jours exempt de corruption.
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ViERGK, Clarisse (1378- 1444)
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Les parents de cette Bienheureuse mirent tous leurs >oins à l'élever dans la crainte le Dieu. Ses progrès dans I vertu furent rapides, mais eux qu'elle fit dans les étu-
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Bientôt elle posséda la langue latine, outre les connaissances requises dans une personne de sa condition.
Après avoir perdu ses parents et avoir fait vœu de chasteté, elle rompit les derniers liens qui l'attachaient à la terre, en allant prendre l'habit religieux chez les pauvres Clarisses de Sainte Ursule, à Milan.
Dans son nouvel éiat, cette servante de Dieu se fit surtout remarquer par sa parfaite obéi.ssance, ses rigoureuses macérations et son assiduité à la prière.
Félicie fut éprouvée par de grandes tentations. Le serpent infernal lui apparaissait sous la forme d'un Ethiopien, d'un horrible dragon ou de monstres divers, dont la seule vue la glaçait d'effroi. Accablée de coups et laissée quelquefois agonisante, la Bienheureuse ne perdait pas courage, mais recourait à la prière avec plus de ferveur et finalement l'esprit de ténèbres était bien contraint de s'enfuir.
Vers 1425, les suffrages unanimes des religieuses la nommèrent Abbesse. Dans cette dignité, elle continua à remplir les plus humbles emplois de la maison. Modérée dane le commandement, compatissante envers les faibles et les pusillanimes, pleine de sollicitude pour les malades, et tout-à-fait douce dans la réprimande, elle avait pour maxime de conduire ses filles par la voie de l'amour, plutôt que par celle de la crainte. Aussi, durant son gouvernement, on vit fleurir dans cette communauté une régularité admirable.
Ses sœurs l'affectionnaient comme on peut affectionner la meilleure des mères. Elles auraient voulu l'avoir toujours pour
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